INTRODUCTION DF L EDITEUR VU
flopn^sHe trois annôcs. ai(>nl abouti h des conclusions plus fiTuios sur l'aclivid' originale de la pensée, il se rendit compte lies diiïérenpes irréduclililes (jui existent (întic les idées morales, les idées nialh('''iialiques et les idées de substance, de l'inipossibililé par suite de constituer une langue universelle. Les idées sont les moyens dont se sert notre esprit pour apprébenderleréel. Il ne s'agit donc pas de plier les faits aux lois formelles de la pensée, mais d'y ajuster le plus exactement possible ses représentations. Que gagnet-on à ranger ses idées dans desclnssifiralions arbitraires, qui ne correspondent nulb'ment aux véritables rapports des clioses ? Les mots rendent de précieux services à la pensée, mais à la condition de rester ses instruments, de se soumettre à ses lois; c'est elle qui les a créés pour ses propres besoins : elle doit toujours dominer son ouvrage.
Toutes ces observations sur les rapports du pbysique etdu moral, toutes ces données, parfois contradictoires, de l'observation interne, toutes ces analyses de nos idées, bref, tous les matériaux accumulés pendant ses années de retraite à G rateloup, et qui n'ont pu être utilisés dans un ouvrage digne de lui, n'étaient pourtant pas perdus ; ils n'attendaient (ju'une occasion favorable pour s'éclaircir, se préciser, se coordonner; .Mainede Hiran crut la trouver dans la question mise au concours par la Classe des Sciences niorafcs e/ jw/ilii/ues det'Iiislitiil sur linllueucc de t habilude.