‹ uvres de Maine de BiranChapitre 30 sur 63 · RAPPORT DES PERCEPTIONS AVEC L' ATTENTION · texte numérisé non relu

RAPPORT DES PERCEPTIONS AVEC L' ATTENTION

ta soutenir le mouvement d'inspiration par lequel on attire en plus grand volume l'air chargé de molécules odorantes; à appliquer d'une manière plus intime ces molécules siu* les fibres de l'organe ; à distinguer autant que possible leurs impressions confondues, en faisant ressortir la partie perceptive qui, s'associant à la conscience du moi ou de l'effort actuel, pourra devenir, par suite, objet de réminiscence, de souvenir.

Telle est l'influence première de l'attention sur les odeurs. Elle est absolument la même aussi sur les saveurs, qui, étant uniquement affectives en tant qu'elles se lient à l'appétit, au .besoin ou à l'instinct de nutrition, se rapprochent du caractère de perception à mesure qu'elles s'éloignent de ce caractère purement animal, et se subordonnent jusqu'à un certain point à cet effort de gustation volontaire qu'exprime, quoique d'une manière moins déterminée, le verbe savourer, indicateur de la part active que l'attention prend aux sensations du goût.

n. — Des CARACTÈRES DE l'attextion dans les

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