DU TACT PASSIF
Nous avons déjà indiqué le caractère de ces impressions immédiates faites sur les organes intérieurs essentiels à la vie, dont on pourrait colliger, pour ainsi dire, l'ensemble sous le titre commun de sens vital, qui embrasserait tous les modes de notre sensibilité intérieure, comme celui de l'effort comprend tous les modes de notre activité ou motilité volontaire.
L'exercice continu de ce sens vital consiste, au dedans, dans le jeu varié d'affinités animales d'où dépendent les
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diverses fonctions sécrétoires, excrétoires et tout Tensemble des déterminations de l'organisme ; d'où l'instinct premier de conservation et de nutrition, les besoins et les appétits que manifeste l'animal naissant, et tous les mouvements qui s'y rapportent. Au dehors, nous trouvons encore le même sens en exercice dans toutes les impressions immédiates, faites sur les extrémités nerveuses de la peau qui recouvre le corps entier. Les affections qui se rapportent à ce tact passif extérieiu* sont celles du chaud ou du froid, du sec ou de l'humide, du poli, du rude et d'une multitude d'autres impressions sensibles, excitées par les différents corj)s fluides ou solides qui viennent toucher le nôtre. Ces affections n'ont pas de nom dans nos langues, parce qu'elles n'ont pas d'idées qui les représentent dans l'esprit.
En réservant pour une autre partie de cet ouvrage les détails relatifs à cette esi)èce d'impressions, tels que les diverses sjTnpathies dont le tact est l'organe ou le moyen, nous nous bornerons à remarquer, dans notre objet actuel, qu'en faisant abstraction de la part que prend aux sensations tactiles le sens de l'effort, dont le toucher actif est une division principale, ces affections, réduites au caractère passif et absolu, sont dénuées par elles-mêmes de tout caractère perceptif, de toute forme d'espace ou de temps, de toute idée de causalité personnelle ou étrangère, et ne sauraient être l'origine d'aucune idée d'existeTice.