CHAPITRE V
Que l'esprit ne voit ni l'essence ni Texistonco des objets en considérant SCS propres perfections. Qu'il n'y a que Dieu qui les voie en cette manière.
La quatrième opinion est que l'esprit n'a besoin que de soi-même pour apercevoir les objets ; et qu'il peut, en se considérant et ses propres perfections, découvrir toutes les choses qui sont au dehors.
II est certain que Tâme voit dans elle-même et sans idées toutes les sensations et toutes les passions dont elle est capable, le plaisir, la douleur, le froid, la chaleur, les couleurs, les sons, les odeurs, les saveurs, son amour, sa haine, sa joie, sa tristesse et les autres ; parce que toutes les sensations et toutes les passions de l'âme ne représentent rien qui soit hors d'elle, qui leur ressemble, et que ce ne sont que des modiQcations dont un esprit est capable^. Mais la difficulté est de savoir si les idées qui représentent quelque chose qui est hors de l'âme et qui leur ressemble en quelque fa-