‹ Œuvres de Malherbe (volume 2)Chapitre 101 sur 359 · I. Racket y rachat · texte numérisé non relu

I. Racket y rachat

1. La phrase est plus claire eu latin. Malherbe a négligé de traduire inquiif c dit-il, dit celui qui ma racheté, s

i8a TRAITÉ DES BIENFAITS D£ SÉNÈQUE.

que sans vous la fortune n'eût point eu le moyen de m'or bliger. Quant à ceux qui font des plaisirs mercenaires, et qui ne regardent point à qui, mais pour combiçi^ ils,l(S8 font, je ne les mets du tout point en compte. Quelqu'un m'a vendu du blé. C'est bien chose certaine que si je vou^ lois vivre il m'en falloit acheter ; mais pourtant je ne lui suis point tenu de la vie, parce qu'il me l'a fait acheter. Je ne prends point garde combien m'étoit nécessaire une chose sans laqueUe je ne pouvois vivre, mais combien je dois peu savoir de gré d'une chose que je n'aurois poin^ eue si je n'avois point eu d'argent. Le marchand qui a fait venir le blé ne pensoit point âmes affaires, il vouloit faire les siennes. Au demeurant il est payé, je ne lui dois rien. XV. Vous me direz qu'à ce compte-là vous ne devez rien, ni à votre médecin, qui a eu sa pièce d'argent quand il vous est venu voir, ni à votre précepteur, à qui vous avez payé son landit*; et toutefois ce sont personnes à. qui nous portons ordinairement beaucoup d'affection et d^ respect. Je réplique à cela qu'il est des choses qui valent plus qu'on ne les achète. Nous achetons d'un médecin des choses qui sont au delà de toute estimation, la vie, c(t la santé ; d'un précepteur, la connoissance des bonnes lettres, et la polissure de notre esprit. Nous ne leur payopç donc pas de qu'ils nous baillent, mais la peine qu'ils prennent, et le retardement qu'ont leurs affaires cependant qu'ils se divertissent à nous servir. Us n'ont pas la récompense de leur mérite, mais le salaire de leur occupation, n y a bien encore une meilleure raison, mais devant qu^ la vous dire je veux répondre à l'objection que vous al^ez ouïr. Il y a des choses qui valent plus que ce qu'on le3

I. Le landit ou landi était le salaire ou présent que le« écoliers donnaient à leurs maîtres vers le temps du Landit^ c*est-à-dire de la foire qui te tenait à Saint-Denis au mois d*octobre.

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