EPITRES DE SENEQUE
Je ii*aî pu découTiir Tépoque à laquelle Malherbe composa cette tmdnction des ÉpUres de Sénèque% traduction qu*il n'eut pas le lenqM d'acherer, car il n*a fait passer en notre langue que les quatretiagl-onze premières lettres. Elle fut éditée après sa mort par les de J. B. de Boyer, neveu de sa femme , et conseiller au parit de ProTcnce. Jusqu'ici les bibliographes ont indiqué comme éiMBt la première édition celle qui a été publiée à Paris en lôSg, a-iay chez Ant. de Sommayllle, sous le titre suivant : Les EpUtres ig Stnequey trtuimtes par M^ JPran^ois de Malherbe^ Gent'U-honune mJimaire Je la chambre du Roy, C'est une erreur : en effet , à la suite éa privilège, daté du 6 décembre i636, on lit : c Achevé d'impri- WÊSt pour la seconde fois le premier jour de février 1639. 9 La date deeette première édition, que je n'ai pu rencontrer nulle part, est donnée par une ligne placée à la suite du privilège de l'édition de 1648 : Achevé d'imprimer pour la première fois le septiesme sep- 1687 *. C'est donc en 1637 que parut l'édition princeps, dont Ignorons le format.
Le traduction de Malherbe fui imprimée plusieurs fois : en 1637,
I. Le i3 septembre i63i, Peiresc écrit à P. Dupuy : oc Je vous envoie copie d une des épitres de Sénèque, de la traauction de Malhcribe, qui n'a pas nui à ma consolation en notre petite solitude, principalement dans la contemplation des révolutions présentes. « (Biblioth. impér., coUect. Dupuy, ms. DCCXVII, fo 118.)
9. Cette désignation de la date de Vaclievè d'imprimer avait pour but de fixer l'époque du privilège, qui courait à compter du jour où le livre privilégié « seroit achevé d'imprimer. )• Le privilège est indiqué comme étant de neuf ans, dans l'édition de iHSg, et de vingt ans dans celle de 1648.
a6o LES ÉPtTRES DE SÉNÈQUE.
en i639 (Paris, in-ia); en i645 (iùid.f in-ii)'; en 1648 (i^i^/., în-4"); puis dans les diverses éditions in-folio et in- 13 de la Traduction des OEuvres dt Sénèque par P. du Ryer (i^Sg, 1669, etc.)*; et enfin en i6f>7 (Paris, in-ia).
Nous suivrons ici le texte de Tédition de 1689 qui, selon toute vraisemblance, est la reproduction de Tédition de 1687. EUle contient, outre le privilège : i^ une épitre (dédicatoire) à Richelieu, par Boyer, dont il a été parlé plus haut; a» un avis au Lecteur^ par Tun des premiers membres de l*Académie française , J. Baudoin^ qui, comme il le dit lui-même dans cet avis, « apporta quelque soin k mettre au jour cette traduction ; » et enfin quelques vers français et latins en l'honneur de Malherbe*. Nous reproduisons les deux premièret pièces.
I. Entre les éditions de if)3Q et de i645, il y en eut une troisième, dont nous ignorons la date : on lit à la suite dn pririiégey dans l'édition de i645 : c Acheué d'imprimer /^our la quatriesme /oUf le troisiesme iour de Juillet, mil six cens aoarante-cinq. »
3. Dans l'édition de 1648, à la suite de la traduction de Malherbe, se trouve, avec une pagination différente, le reste des Épltret traduit par P. du Ryer, qui, dans un avis au Lecteur , s'excuse de k liberté qu'il a prise : a II ne m'importe , dit-il, qu'on m'accuse de témérité ; je n'ai traduit ce reste de lettres que pour mon instructioD, et l'on peut être téméraire quand il s'agit de s'instruire. Si Monsieur de Malherbe paroît plus illustre et plus accompli par l'opposition de mes défauts, au moins je m'en consolerai en ce qn'ib serviront toujours à donner un nouveau lustre à la répntatioif d'un homme que j'aime et que je révère, j»