‹ Œuvres de Malherbe (volume 2)Chapitre 176 sur 359 · Virgile, Enéide^ liv. IV, v · texte numérisé non relu

Virgile, Enéide^ liv. IV, v

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ks mains vides. Ne vous souciez : elle portera quelque chose, et non quelque chose, mais beaucoup; car y a-t-il rien de plus estimable que cette parole que je lui baille pour vous porter? « C'est une chose très-fâcheuse de vivre en nécessité ; mais il n y a point de nécessité qui nous oblige d y vivre. » Pourquoi n y «n a-t-il point? Pource qoe de tous côtés nous ne voyons que chemins bien courts et bien aisés qui nous mènent à. la liberté. Rendons grâces & Dieu que nul qui s'en veuille aller du monde n'y peut être retenu. Nous en sortirons sitôt que nous en aurons envie et foulerons aux pieds toutes les nécessités qui nous en voudroient empêcher. Oui; mais, direz-vous, cela vient de la boutique d'Épicure. Pourquoi faites-vous un présent du bien d'autrui? Ce qui est véritable est mien. Je ne veux cesser de vous alléguer Épicure, afin que ces sectaires qui avec passion s'attachent aux opinions particulières de quelqu'un, et regardent, non ce qui est dit, mais par qui, sachent que quand les choses sont parfaitement bonnes, tout le monde a droit d'en prendre sa part.

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