‹ Œuvres de Malherbe (volume 2)Chapitre 253 sur 359 · I. Pelote^ paume, balle. — a. Diveni </r, distrait par · texte numérisé non relu

I. Pelote^ paume, balle. — a. Diveni </r, distrait par

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des bruits qui ne me détournent point, je mets les char- Telles, coches et carrosses, un maréchal logé chez moi, un qui apprend à jouer de la trompette et ne fait rien qui vaille. Un son intermis* aussi me fâche plus qu un qui est continu ; mais je me suis tellement accoutumé à tout cela, que quand j'ovrois un comité' criant après sa chourme', qui ne vogue pas comme il faut, je ne m'en troublerois pas.

II. Je sais contraindre mon esprit de penser à soi, sans se laisser emporter à ce qui est extérieur. Que le tintamarre du monde soit au dehors, pourvu qu'au dedans tout soit en paix; que le désir et la crainte ne disputent point; qu'il n'y ait point de noise entre F avarice et la luxure ; que Tune ne tourmente point Tautre : je ne me soucie pas du reste. Que me serviroit que là tout contre il y eût un profond silence, et que les passions 6ssent du tumulte chez moi?

Le repos de la nuit avoit tout assoupi *.

Cela n'est point : il n'y a point de repos que celui qui vient de la raison. La nuit n'ôte point les ennuis; au contraire, elle les fait naître, et ne guérit point nos inquiétudes, mais leur donne seulement une autre forme. Les songes de ceux qui dorment ne sont point moins turbulents que les occupations de ceux qui sont éveillés. G*est en la bonne conscience qu'est la vraie tranquillité. Voyez-moi ces délicats de qui le sommeil impose silence à toute une maison, pour qui tout ce qu'il est de serviteurs se ferment la bouche et suspendent les pas, s'ils approchent d'eux, de peur qu'en entendant quelque

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