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qu'en la nouveauté seule d^user des inventions et en la dextérité de les disposer, il n*y ait toujours assez de matière pour les esprits que produiront les siècles futui^.
I. Faites compte qu'on nous a laissé des médicaments pour guérir les yeux : tout ce que vous avez à faire, sans en chercher d'autres, c'est de savoir bien appliquer ceuxci, selon que le mal ou le temps le requerra. L'un est bon pour la démangeaison des yeux, l'autre pour la crassitude* des paupières, l'autre pour le divertissement d'une défluxion subite' ; l'autre éclaircit la vue. C'est à vous de les broyer, de choisir le temps d'en user, et de savoir la quantité qu'il en faut mettre de chacun. Les anciens nous ont laissé des remèdes pour la guérison de Tâme. C'est à nous maintenant de savoir quand et de quelle façon il les faut appliquer. Ceux qui nous ont précédés sont allés bien avant, mais non pas jusqu'au bout.
n. Quoi qu'il en soit, nous leur devons de l'admiration et sommes tenus de les révérer comme Dieux. Et quand nous aurions leurs portraits et que nous célébrerions leurs nativités, je ne pense pas que ce ne nous fût un grand aiguillon pour nous inciter à la vertu. Pour le moins en devons-nous toujours parler avec honneur et rendre à ces précepteurs universels du genre humain, et qui nous ont bit l'ouverture à des choses si profiUd>les, le respect et la révérence que nous rendons à nos précepteurs particuliers. Si nous voyons venir un consul ou un préteur, nous lui ferons toutes les démonstrations qu'on fait aux personnes de leur mérite? nous mettrons vitement* pied à terre; nous nous découvrirons et leur quitterons le chemin ? Et quand M. Caton, Lélius, Scipion, Socrale, Platon, Zenon et Cléanthe se présenteront à nous, nous