A MONSIEUR
Monsieur ,
Je suis le plus retenu que je puis à vous importuner, mais vous savez que dans toute délibération grande et petite, la nécessité est une raison après quoi il n'y a point de réplique *. II y a environ trois ans qu'il vous plut me faire
fat abolie. — Verceil, pris par les Espagnols en 1617, fut rendu par eux, sur les menaces du Roi, au mois de juin 16 18.
Lbttbb 58. — 1. Comme Malherbe obtint la cession des terrains dont il parle par un brevet du 3o juin 1617, cette lettre doit être de l'année 1620. Elle a été publiée pour la première fois par M. Hauréau, dans le Bulletin des Comités historiques, i85o, tome II, p. 146, d'après une minute autographe du manuscrit Baluze, f° 48.
a. Entre les lignes sont ces mots effacés : « Mais ce n'est pas la
ia8 LETTRES A DIVERS.
expédier un don de quelque nombre de places de maisons à bâtir dans l'enceinte du port de Toulon1. Il fut oublié d'y employer4 le droit de lods et ventes1, qui est, à mon avis, ce que Ton appelle directe. Je vous supplie trèshumblement, Monsieur, pour couper chemin à ceux qui m'y voudroient troubler, de me vouloir faire la gratification entière', et en la déclaration qui vous en sera présentée, me témoigner que vous voulez que je continue de faire état de votre protection, comme' je continue, Monsieur, et continuerai toute ma vie d'être votre trèshumble et très-affectionné serviteur.