‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 104 sur 298 · Voyez tome I, p. xxvi · texte numérisé non relu

Voyez tome I, p. xxvi

4. Malherbe avait d'abord écrit : f d'y employer dans les lettres, 1 pais il a effacé les trois derniers mots.

5. Droit en argent dû, pour la vente d'un héritage, au seigneur dont on relevait immédiatement. Le mot directe, que Malherbe parait appliquer ici à ce droit, s'employait proprement pour désigner la seigneurie même de laquelle l'héritage relevait immédiatement.

6. Les mots : « m'y voudroient troubler, etc., » sont écrits dans l'interligne, au-dessus de ceux-ci, qui ont été biffés : f (à ceux) qui la pourroient demander, (de vouloir) achever l'œuvre que tous avez commencée. 1 A la ligne suivante, après le participe présentée, Malherbe a effacé : « de ma part. »

7. Ce mot est précédé de ceux-ci, qui ont été également effacés : f je continue toujours, avec plus d'affection même que j'ai eue jusqu'à cette heure, t

Lettre 59. — 1. Cette lettre a paru d'abord dans l'édition de i63o» livre I, lettre a5, p. 544*

voir quelque commandement de vous. Je le serai tout à fait quand elle m'aura donné le moyen de vous témoigner mon affection. Le jour même que votre paquet me fut rendu, il me survint quelque affaire qui m'empêcha de pouvoir bailler votre lettre à Monsieur le garde des sceaux1. Je priai M. de Peiresc de faire cet oOice : ce qu'il fit selon sa courtoisie accoutumée. La réponse qu'il en eut, et que j'en eus moi-même lorsque je lui en parlai, fut telle que je l'avois attendue, et que véritablement elle se devoit attendre de lui. Je sais bien qu'il est malaisé d'avoir du désir sans avoir aussi de la peur : ce sont deux passions qui ne vont guère l'une sans l'autre. Mais vous deviez penser que Monsieur le prince de Piémont ' avoit à démêler une fusée qui le touchoit de plus près que celle de ses voisins, et que quand votre partie eût eu de l'indiscrétion assez pour l'en importuner, ce prince avoit trop de jugement pour vouloir hasarder son crédit en une chose dont le succès lui étoit si mal assuré. Tant y a que je ne suis pas d'avis que cette appréhension vous empêche de dormir. Je ne saurois m'imaginer que vous soyez choqué de ce côté-là ; et quand vous le seriez, je ne vois pas que ce puisse être jusques à vous faire choir. Tout ce que vous pouvez espérer d'un homme sur qui vous avez un pouvoir absolu , espérez-le de moi, s'il vous plaît, non en cette occasion seulement, mais en toutes. Je le vous jure, et le jure encore à cette dame avec laquelle cette affaire vous est commune, et vous prie tous deux de croire que je suis de tout mon cœur votre très- humble et très-affectionné serviteur.

a. Probablement du Vair.

3. Victor-Àmédée, qui succéda en i63o à son père Charles-Emmanuel.

Malherbe, iv

i3o LETTRES A DIVERS.

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