‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 182 sur 298 · Vab. (édit. de 161 4) : le passé m'assure · texte numérisé non relu

Vab. (édit. de 161 4) : le passé m'assure

LETTRES A DIVERS. »i3

son autorité! Attendons-en le terme avec patience : y touchons du bout du doigt. Que si nous sommet ai heureux qu'entre ci et ee temps-là nous ne puissions compatir avec le repos, et que nos mauvaises humeurs fassent renaître quelque désordre, l'honneur qu'en ces dernières occasions la Reine a fait91 à Mons. votre aîné de le désigner lieutenant général en l'armée du Roi, ne vous ce pas une obligation de croire avec elle qu'il n'y a que l'on ne se doive promettre de sa valeur? Ce n* pas un prince du rang du commun. Tous ceux qui de sa qualité ne sont pas de son mérite* La nourriture qu'il a prise dans les périls de la guerre, où Mons. votre père le mena si jeune qu'il a presque aussitôt su combattre que marcher, et sans mettre en compte ses autres actions, aussi infinies comme elles sont infiniment glorieuses, la seule reprise de Marseille, qu'il ôta aux séditieux le jour même qu'ils la dévoient bailler aux étrangersTf, sont des considérations assez fortes pour autoriser toute la bonne opinion qu'on sauroit avoir de lui. Notai faites pas cette injure de croire que si nous avons des monstres, il nous faille une autre épée que la sienne pour les exterminer. Ne désobligez ni lui ni Mess, vos deux autres frères*9, avec des plaintes qui leur fassent croire que vous préférez ce que vous avez perdu à ce qui vous est demeuré. La diminution de leur nombre n'a rien diminué de leur grandeur. Ils sont ce qu'ils étoient, et peuvent ce qu'ils pouvoient auparavant. Consolez -vous en eux et avec eux. La nature est satisfaite; il est temps que la raison soit écoutée. 'Les hommes, qui ne sont que vers de terre, ou pour mieux dire, qui ne sont rien, s'offensent

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