II9. A MONSIEUR
Monsieur1, Je vous devrois avoir fait dès hier la réponse que je
Telles du voyage de Monsieur le conseiller Milletot et dit ce qu'il faut (?) faire pour sortir après tout de tant (?) d'affaires, j — Cette fin de lettre est écrite au recto d'un demi-feuillet dont la partie supérieure a été enlevée. Au-dessus de notre première ligne , on lit à gauche les mots: t.... de ce côté-là; b et à droite : « J'entends de.... • — Sur M. d'Astruc, voyez plus haut, p. 11 4, note 3.
a. Probablement Charles Duret, sieur de Cherry, président à la chambre des comptes, mort en i636.
3. Au-dessus de la ligne sont ces mots biffés : c (et qu'il) portèrent cette affaire]. •
4. Au verso, à côté de l'adresse, on lit : c .... Mad. la Porte. Je la vous renvoyerai par la première voie que j'estimerai sûre, s
Lettre 119. — 1. Cette pièce inédite, qui se trouve au manuscrit Baluze, f° 46, est le brouillon d'une lettre adressée sans doute à M. du Bouillon : voyez plus haut, lettre 39, p. 65. Elle a aussi quelque analogie avec une lettre à Racan : voyez lettre 10, p. 37.
a. Malherbe a biffé après Monsieur les mots : mon cousin. A la place
vous fais à cette heure ; mais je ne voulois pas vous écrire sans quelques nouvelles. Elles sont toujours agréables aux esprits curieux comme le vôtre , mais au siècle où nous sommes, une lettre sans nouvelles, de quelque ami qu'elle vienne, n'est pas très-bien reçue. J'en ai cherché toute cette après-dînée, et n'ai pas perdu ma peine, puisque j'en ai appris une des meilleures que vous sauriez désirer. Mme de Guise m'a fait voir une lettre où Madame la princesse sa fille lui mande s que le mariage de Monseigneur et de Mademoiselle de Montpensier est consommé4. Il n'est plus question d'accordailles ni de fiançailles. ... À cette heure c'en est fait, toute la cour est pleine de joies1 ; elles ne sont pas toutes d'une mesure: il y en a de grandes, et de petites, de vraies, de feintes. Tant y a que le bien du Roi y est. Pour moi, je croîs qu'après celle de la mariée1, qui sans doute est incomparable, il n'y en a point de pareille à celle de la Reine mère, et véritablement cette prinqgase est si bonne que
de : Je vous devrois, etc., il avoit écrit cette phrase : t Ce que je fais à cette heure, je devois l'avoir fait dès hier, 1 puis il l'a effacée, pour garder sa première rédaction. Un peu plus loin , aux mots : « tous écrire sans, etc., » il avait substitué ceux-ci : c vous répondre sans me faire accompagner de quelques nouvelles) i qu'il a aussi raturés en partie. Dans la phrase suivante : c curieux comme tous êtes » a été effacé pour faire place à : c curieux comme le vôtre. •
3. Au lieu de cette phrase, Malherbe avait écrit d'abord : t une lettre de Mme la princesse de Conty , par laquelle elle lui mande, etc. »
4- Après f consommé, » Malherbe a effacé : t jeudi dernier. Dieu sait si cela m'a touché. Nous l'avons longtemps attendu, s II semble avoir voulu développer cette dernière idée ; mais parmi les mots écrits dans les interlignes, nous en avons trouvé trop d'indéchiffrables pour qu'il nous ait été possible de reconstituer la phrase.
5. Ici encore, entre les lignes, se trouvent des mots que nous n'avons pu déchiffrer, et d'autres qui pour nous restent douteux et sans suite.
6. Au-dessous de cette phrase on lit ces mots, qui indiquent un retour à une idée déjà exprimée : c Qui n'a point de joie au cœurf néan^ moins de la feindre au visage. » Voyez p. 65.
les vœux de tous ceux qui la connoissent* sont que sa postérité soit perpétuée en la race de nos rois. Je sais fort bien que nous en aurons du côté du Roi, car à quel propos nous imaginerions-nous une stérilité en un roi et une reine tous deux en la fleur de leur âge, et tous deux d'une constitution excellente, qui s'aiment avec passion, et qui, si la bonne vie attire la bénédiction1 de Dieu, ae la doivent promettre aussi grande que les meilleurs souverains qui jamais aient porté cette couronne ? Biais, comme dit le proverbe, il faut bien avoir deux cordes i son arc. La prudence humaine y a joué son rôle; c'est aux bons destins de la France à faire le demeurant. Je prends pour bon augure que Monseigneur avoit fait faire sa demande par le président le Congneux, son chancelier. Le nom me plaît et me fait espérer qu'on y travaillera comme il faut, et qu'au bout de l'an la France1 aura un Dauphin....