TOMBEAU D'AMOUR
Ci-gît l'aveugle Amour, sa puissance est éteinte. Té y tein, te.
Enfin le pauvre enfant s'est laissé décevoir, Après avoir cent fois tdc/ié brûler Madame. Tâché de brûler; et puis à quel propos: c enfin Amour s'est laissé décevoir, après avoir tâché de brûler Madame? »
i. Malherbe a de plot écrit en marge cette remarque, qui manque dans la copie B : « désirer à voir n'est pas à mon gré. » La copie A omet les mots : m. désire à la voir, mal. »
CHANSON Vn.
Que pour plus m'affoiblir vous m'alliez outrageant, Ainsi qu'un fier tyran ses sujets Ta chargeant, etc. Conception ridicule.
Mais fiché que de moi ne serez plus servie. Fousdeest f.
Cest le poignant regret qui m'oppresse et m'entame. Ce regret m'oppresse est aussi bien dit que ce regret m'entame ; et puis jugez encore comme cet épithète convient bien à oppresser. Pour oppresser, il falloit pesant ■.
Savoir après ma mort que deviendra mon âme. Conception impie.
Elle est tant obstinée,
Que cette vieille erreur ne veut point délaisser. Elle. — Nota.
Et dit, pour tout confort
Ce mot est fâcheux.
CHANSON VIII
Ces yeux qui vous ont vu si belle.
Nota ». ^v
Après4Et de douces merveilles, Ravissants l'esprit bienheureux....
Les puissent plus rendre charmées?
Pour ravissantes. — A quel propos l esprit bienheureux? il devoit au moins dire : mon esprit. — Rendre charmées, pour charmer , est mal.
Peu à peu je me reconsole.
Simple meilleur ici que le composé. — Cette chanson est courte de quatre lignes.
CHANSON IX
Qui m'a coûté si chèrement.
Il faut dire : cela me coûte bien citer, et non pas : bien chèrement.
Puisque ne voyez mon martyre.
Vous oublié.
Afin que soyez sans pitié.
Vous oublié.
i. C'est-à-dire : vous manque. Dans la copie B de l'Arsenal : « Vous, oublié. » a. Malherbe avait d'abord écrit : « .... convient bien à oppresser ni à entamer; pour oppresser, il falloit pesant, et pour entamer, tranchant. » C'est là le texte de la copie B.