‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 225 sur 298 · An mot nota la copie B ajoute : vue · texte numérisé non relu

An mot nota la copie B ajoute : vue

Que n auriez tant de cruauté.

Et ici encore.

Je me plains d'avoir trop de vue.

Ce n'est pas le trop ou le peu de Tue qui nous fait Toir du contentement.

Puisqu'on guarit par son contraire,

Tout l'espoir que je puis avoir

Est de sortir de ma misère,

Lorsque je cesserai de voir.

Sottise. Qu'est-ce qu'il veut dire : guérit par son contraire ? Cesser de voir lui est-il contraire ? — Toute cette chanson est niaise, et la suivante aussi.

CHANSON X

Mon amour est d'une autre sorte....

Elle renaît de son trépas.

Cela ne veut rien dire.

Perdant elle acquiert la victoire.

Ni cela aussi.

Moi seul de moi-même adversaire, etc.

Nota.

Et ne fuis rien tant que mon bien.

S'il y a quelque césure en ce vers, elle est sans doute en la quatrième syllabe. Voilà pourquoi il se faut garder d'y rimer, comme fait ici des Portes.

Si j'aimois à l'accoutumée, etc.

Sottise, et ce qui s'ensuit aussi.

Sitôt qu'une autre amour commence, Elle apparoît, chacun le pense.

Mal, pour chacun s'en aperçoit ou chacun la découvre*

CHANSON XI

Qu'un jeune amant garde sa flamme.

Qu'est-ce à dire : qu'il garde sa flamme? 11 devoit dire : c que véritablement il soit atteint, ou que véritablement il brûle. »

De ses faveurs elle se vante.

Des faveurs qu'elle fait ou qu'elle reçoit ?

Et son Ame est plus inconstante,

Qu'un flot deçà delà porté.

Froid. ^

L'amour est foible à sa naissance.

Mal imaginé.

3a6 COMMENTAIRE SUR DES PORTES.

Ils brûlent (les grands) comme on les allume, L'œil tC autrui les fait émouvoir.

Mal exprimé.

Fureur guide leur entreprise.

La fureur.

Pais ne font cas après la prise.

Ils oublié.

De ces muguets pleins d'apparence.

Ce mot est bas et plébée; il peut avoir lieu aux satires et comédies.

Celui qui garde en sa pensée Une amour de loin commencée.

Il t'explique mal.

Qui cache au dedans son martyre, Que la peur d'aimer ne retire. Ce d'aimer est en lieu que Ton ne sait s'il se rapporte à tapeur ou à ne retire,

CHANSON Xn.

Pouvoir ardre en plus chaude flamme.

Ne vaut rien ; ce mot est hors d'usage.

Mais croissants en vous chacun jour Les grâces qui tous font si belle.

Croissants; il faut dire croissant gérondif, car s'il le met pour participe, il faudrait dire croissantes,

stances y.

Il dit que son amour croit tous les jours et même en absence.

La mort et ma douleur sont sans comparaison. Mal ; il veut dire que sa douleur est trop grande pour la comparer avec la mort ; mais il ne le dit pas.

En la mort seulement se corrompt la matière, Qui tient des éléments....

Suspendu.

Et sa part immortelle,

Que plus chère je tiens

Rude.

L'intellect, la raison, tu les laisse à Madame. Note.

^j} Qu'en pleurant je m'étonne accablé de souffrance.

Cheville; il eût mieux dit : que souvent je m* é tonne y mais toujours cet accablé de souffrance est fort cheville.

LES AMOURS D'HIPPOLYTE. 3a7

Le pins rode en amour, c'est le dernier assaut. A quel propos?

Comme on voit bien souvent une eau foible et débile, Qui du cœur d'un rocher goutte à goutte distile. Mauvaise rime : distile a la pénultième longue, et débile l'a comte; et puis foible et débile est une même chose.

Par Vaccroist d'un torrent plus fière et plus hautaine.

J'ai bien lu et ou! dire surcroist, mais jamais acanist, pour accroissement. ***

Tous ces autres soucis, bourreaux de nos esprits. Rime au milieu du vers.

Et tant de vains honneurs

Gomme trop bas pour moi, favois tous à mépris. Mal construit. — JH'étoient*.

Elle brûle mon cœur à" une flamme éternelle. A quel propos éternelle? c Elle vient de le vaincre, et le brûle d'une flamme éternelle, i Je trouve bon qu'on die en futur : ma flamme sera éternelle; mus je sens une flamme éternelle , cui nui bardo placeat*?

Qu'Amour dedans mon sang ses sagettes ait teintes. San y se y sa,

A peine il apparoît [t } astre de ma vie) lors que je suis privé. T'en.

Et l'œil ma seule guide en l'amoureux voyage, Peu fidèle, me laisse au plus fâcheux passage : Las ! dès le point du jour mon soir est arrivé. Mal joint au précédent.

Mais pour la bien pleurer, c'est trop peu que deux yeux. Il n'est plus question de dire que c'est trop peu que deux yeux ; il faut parler de deux torrents. Voyez comme cette conception est plaisante : mes yeux, devenez torrents; mais c'est trop peu que deux yeux. Il devoit dire : mais c'est trop peu de deux torrents , devenez deux mers; car à moins de deux mers, une douleur grande comme la mienne ne se1 saurait digne. nent pleurer.

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