ÉLÉGIE DE BERTAUD SUE LES DBRNIEEIS AMOUES DE DM POETES
Le reblessoit encor.
Ou re ou encor sont superflus. On dit : t il me l'a redit, • et non : c il me Ta redit encore. »
De sa profane main ses mystères ne touche. Ces.
De peur que s'irritant, encontre son offense, etc. Ceci est loin de sa place.
Ce dieu ne le foudroie en faisant la vengeance. En faisant/ très-mal ; car on dit : en allant, en dansant, en dînant, etc. ; et là en n'est autre chose que la marque du gérondif; mais ici ce mot en signifie de lui : faisant la vengeance de ce contempteur.
Dedans le sanctuaire à son nom consacré. Un sanctuaire consacre' ne me plait pas.
Ils apprendront d'aimer et feront du grand mont, Du neigeux mont Riphée, un mont Gibel second. Hors de propos.
i . Les remarques relatires à cette ÉUgie manquent toutes dans la copie B.
Et Y heur d'un nouveau sceptre à son sceptre ajouter : Ainsi sans coup férir ou perdre une sage t te, etc. Hors d'usage. Je n'en youdrois user qu'en bouffonnerie.
Toi, quiconque sois-tu
U faut dire : quiconque tu sois.
Si c'est quelque plaisir à l'ambitieuse âme, Telle comme l'on dit qu'est celle de la femme. Mauvaise rime.
Que le raillant guerrier qui vainquoit aux tournois. Superflu.
Mais ne te flatte point ni toi ni les doigts mêmes, etc. Nota.
Que dolente épi orée.
Trop.
Tes soleils éclairant mes ténèbres chassées. Mal. Comment les éclairent-ils si elles sont chassées? U faut ici noter qu'éclairer quelqu'un est proprement prendre garde à ses actions; éclairer à quelqu'un, c'est lui fournir de la clairté.
U n'en sortira rien de mortel ni d'humain : Seconde seulement du doux vent de ta grâce, Et d'un peu de faveur le vol de mon audace. Superflu.
Je ne chanterai plus : non, libre, je confesse, etc. Mal, pour librement.
Et qui même pourroient les rochers allumer. J'eusse dit : les glaçons.
Mais celui qui pouloit pousser ton nom aux ci eux. Foible. C'est un vice quand en un vers alexandrin, comme est celui-ci, le verbe gouvernant est à la fin de la première moitié du vers, et le verbe gouverné commence l'autre moitié : comme ici, où vouloit est gouvernant et pousser gouverné.
Se complaignant d'amour.
Dis : se plaignant; on ne dit jamais : se complaindre de quelqu'un*
.... Nous devançant d'une trop longue espace. Masculin.
Us voisinent le but, nous devenons de glace, Nous sentons notre force adonc à terre choir. Mauvais vers.
Ne te va surpassant.
Mai, pour surpasse.
Vaincra le droit plus foible et d'éloquence nu. Un droit nu d'éloquence est mal. Un langage nu d'éloquence seroit plus passable.
Nos neveux qui sauront combien ta dame passe, etc. Comme le sauront-ils ?
Diront en t'excusant : c Cettui-ci fut un jour, etc. * Je dirois : cettui-ci fut autrefois. Au futur je dirois : cettui-ci sera un jour 9 je vous verrai un jour, etc.
Ce dernier vers {le dernier de la pièce) est superflu, et ne s'accorde nullement à celui qui le précède.
SONNET DB BONSAHD EN FAVEUB DE GLÉONICB.
Ce sonnet n'a rien de bon que les trois derniers vers.
La faute n'est de moi, mais de l'âme transie. Dis: la faute n'est à moi, et non : de moi. On dit : c'est la faute d'un tel, et la faute en est à un tel; c'est ma faute, et la faute en est à moi. Vois ci-devant, p. 33o, sonnet ixe.