ÉLÉGIE I
Il se plaint de la froideur de sa maîtresse, oui ne se peut résoudre à le contenter, et dit que ceux qui aiment à non escient doivent fermer les yeux a tous dangers. — Depuis ce lieu, en la page suivante, où il y a : La princesse tTErjrce, etc., tout est, de mot à mot , pris de la segonde élégie du premier livre de Tibulle, qui se commence :
Adde merum, vinoque novos, etc.
Que serviroit nier chose si reconnue ?
Nota.
Qui toujours se complaigne, ou qui m'écoute plaindre. Ce mot ne vaut rien ; et puis le mot de plaindre qui suit vouloit qu'il dit plaigne, Peusse dit : qui se plaigne toujours , etc., ou : qui se plaigne à toute heure.
Aveuglons les jaloux, trompons les plus rusés. Ce vers est contre le sens; car il lui veut persuader de n'être plut si considérée, et de commettre quelque chose au hasard.
Et l'esprit que la peur devant fut tenaillant. Quelle phrase : la peur est tenaillant mon esprit /
Ce n'est pas pour tous ceux qui F amour ont en bouche. Transposition rude.
Si tard en ton logis .
Tar, ten9 ton.
Ou si sans y penser
Si son si.
Il s'en faudroit moquer, car. . .
Quer car.
J'y ai mis trop bon ordre
Lâche et populaire.
Mais sachez que ce charme est pour moi seulement, Et ne vous serviroit pour aucun autre amant ;
38o COMMENTAIRE SUE DES PORTES.
Car si tous présumiez tant soit peu lui complaire, etc. Ce relatif n'est pas bien. 11 devoit dire : mais sachet que ee charme m'est que pour moi, et que si vous présumiez Je plaire à un autre t etc. An demeurant , il parle ici comme un homme oui n'a jamais été obligé, ce qui ne se rapporte pas au langage précédent.
La vieille me l'a dit, pour tous en aviser, etc. Mauvaise imagination.
Moi-mime en ai fait preuve , il le faut confesser, etc. Nota. — Cette sorcière donne de l'amour à qui n'en a point, l'dte à qui l'a. S'il en a fait preuve comme il dit , il est délivré d'amour, ou bien sa maîtresse est amoureuse de lui.
Tandis que de parfums mon corps elle purgeoit, Et de noires liqueurs son bras nu m'aspergeoit. Je ne sais s'il veut dire qu'elle lui aspergeât son bras , (le bras) d'elle, ce qui est impertinent. Il veut peut-être dire qu'elle avoit le bras nu en l'aspergeant, mais il n'est pas moins mal que le reste.