On lit ici de plus dans la copie B
Que m'a servi cette libre apparence?
Apparence.
Dont j'abusai vos valets curieux, Et pour chasser toute leur défiance.
Bas et vulgaire.
Perdre à l'ouïr le peu de ma franchise? Que m'a servi la peine et perdre? mal parié. — Qoe vent- il dire "par franchise? Très-mal; car si franchise se prend pour naïveté, ingénuité, à quel propos? Si pour liberté, l'avoit-il pas toute perdue1*
Tant de dangers que je pais évitant.
Vois*.
Un fort désir tout conseil va domptant. Mal parlé.
De tels propos tyrans de mon courage.
A quel propos : tyrans de mon courage?
Répondez-moi, ma mortelle déesse.
Moi, ma, mor*.
Quelle fureur peut estre tant extrême?
Tes, tre, tan, tex, tré, me.
Aux ennemis laisser libre la porte.
Pris du Bembo, où il vaut aussi peu qu'ici.
Mais plus encore insensé je m'outrage.
Mal exprimé.
Car en pouvant mon ardeur modérer
Par mes soupirs
Mal.
Je ne veux soupirer
Ni me douloir pour brûler davantage.
Considérez ici l'ambiguïté du sens. Je ne sais s'il veut dire : L'envie
que fai de brûler davantage fait que je ne' veux ni soupirer ni me douloir.
Si c'est cela, pour se douloir, Drûleroit-il moins qu'il ne fait? Il se
peut aussi prendre d'autre façon : Je ne veux pas me douloir pour
i . La copie B a de plus ces critique* :
Qui l'empéchoient de devenir jaloux.
De, de.
Tant de sanglots et de larmes vergées.
J'aimerais mienx dire : que pai versées.
Tout me porte nuisance.
Vieux mot, hors d'usage.
En telle patiance.
Patience.
a. Fois, vojrs, pour vais. Yoyez ci-dessus, p. 334, note I. — À cette remarque la copie B ajoute ceci : « Pour dire : que j'évite, mal ; » et à la suivante : « Fa domptant : U métaphore est un peu dure. Il veut dire que la forée de la passion surmonte tout conseil. »