‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 284 sur 298 · REGRETS FUNÈBRES SUR LA MORT DE DIANE · texte numérisé non relu

REGRETS FUNÈBRES SUR LA MORT DE DIANE

Un soleil clair de flamme apparut à nos yeux , Par qui des vrais amours l^Torce étoit connue. Qui relatif trop loin de son antécédent.

Ne peut laisser son nid, y fait maint et maint tour. Garde-toi bien de croire que Ton prononce nid; on ne dit que ny, et pour ce il y a ici cacophonie : ny r. Quelques provinces disent nie, d'où vient nicher, et Ronsard l'a dit, selon le langage du Vendomois. C'est une matière qui veut un plus long discours.

Le ciel, comme l'on dit, la voulut retirer, Pour apprendre aux mortels trop promps à s'égarer Que la beauté parfaite est ailleurs qu'en la terre. U devoit dire : à ce qu'on dit ; car comme Con dit sent le proverbe. Et puis à quel propos ni l'un ni l'autre ? Qui est-ce qui lui pouvoit donner des nouvelles du ciel et savoir son intention ?

Ce cœur qui t'aima tant, et qui fut tant aimé

De toi, chère Phyllis, sera ta sépulture. Ce de toi est une suspension de sens admirable. Un sens imparfait au premier vers, et qui s'arrête à la seconde syllabe du vers suivant : jugez avec quelle grâce ce peut être.

Pour s'envoller aux cieux.

S'envoler,

Et voit qu'en tant de gloire oh elle est retenue. Nota.

Elle a deuil que je sois encore en ces bas lieux. Phrase normande.

Mais tu n'y seras guère, ô Déesse, à m 'attendre.

Note guère.

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