‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 47 sur 298 · Va*, {ibidem) : que j'y appréhende · texte numérisé non relu

Va*, {ibidem) : que j'y appréhende

enfants. Les autres incommodités ont leurs remèdes, celle-ci n'en a du tout point. Pour ce que vous m'écrivez au bas de votre lettre touchant l'histoire d'Aubigné, vous avez en ce volume que je vous ai envoyé tout ce qu'il a fait imprimer. Je crois bien qu'il sera suivi d'un troisième. Mais il a si mal rencontré en ce commencement, que je crois qu'il y pensera de plus près à l'avenir. Vous pouvez juger comme il doit parler véritablement des affaires du Levant et du Midi9, puisqu'en ce qui s'est fait auprès de lui, et par manière de dire à sa porte, il rencontre* si mal. Le meilleur que j'y voie, c'est que ses mensonges ne feront pas geler les vignes, et que les denrées seront à la halle au prix qu'elles ont accoutumé • . C'est de quoi il est question. Tout le reste, vanité, sottises et chimères. Adieu, Monsieur mon cousin : je suis toujours votre trèshumble et très-affectionné serviteur,

Malherbe.

A Paris, ce 14* de février 1620.

lt\. A MONSIEUR MJ BOUILLON MALHERBE1.

Monsieur mon cousin,

Je ne me suis guère trompé en toutes ces levées de bouclier qui se sont faites depuis la mort du feu Roi ; mais certes en la dernière, je confesse que je n'y ai vu

7. A la fin de chacun des lirres de son Histoire, d'Aubigné consacre plusieurs chapitres à l'exposé des affaires de l'Orient, du Midi, de rOccident et du Septentrion.

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