‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 51 sur 298 · c Si tu veux, va ; si tu ne veux pas, envoie · texte numérisé non relu

c Si tu veux, va ; si tu ne veux pas, envoie

voyât ses carrosses à Étampes et sur le chemin, pour être ici lundi au soir. Sans mentir, mon cher cousin, nous avons un grand roi, qui a toutes les vertus des rois, et pas un seul de* leurs vices. Aussi est-il de bon père et de bonne mère. Dieu nous le fasse vivre, et nous donne de sa race! Elle est bonne. Pour l'affaire de la Rochelle, je demandai à Mme la princesse de Conty ce qui en étoit. Elle me dit qu'elle croyoit qu'elle s'accommoderoit et que l'assemblée se scparoit*. Je fis la même question à M. le maréchal de Cadenet ', qui me dit qu'il n'en savoit rien. Si vous me demandez ce que j'en crois, je pense que le Roi sera le maître, ou que la déclaration faite contre les pauvres députés aura lieu. Je serois marri qu'il y en eût quelqu'un de nos amis, et encore plus de nos parents. C'est une belle chose que de bien raisonner. Tout le monde ne le sait pas faire. Adieu, Monsieur mon cousin : je vous baise les mains, et vous rends mille grâces de tant de bons offices. Ne vous en lassez point. Vous les faites à l'homme du monde qui est de meilleur cœur votre serviteur très-humble et très-affectionné.

A Paris, ce 10* novembre 1620.

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