‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 52 sur 298 · A MONSIEUR DU BOUILLON MALHERBE · texte numérisé non relu

A MONSIEUR DU BOUILLON MALHERBE

Monsieur mon cousin, Je suis bien aise que mes amis ayent fait bonne récep-

4* Malgré les défenses du Roi, qui avait déclaré criminels de lèsemajesté les députés huguenots qui se réuniraient à la Rochelle, leur assemblée s'ouvrit le 24 décembre x6ao.

5. Honoré d'Albert, seigneur de Cadenet, duc de Chaulnes, pair et maréchal de France, frère du connétable de Luynes.

Lirru a6. — 1. Cette lettre, publiée pour la première fois par

tion à mon livre1. J'en eusse envoyé davantage d'exemplaires, si je n'eusse eu peur d'avoir trop de juges en une mauvaise cause; mais puisqu'ainsi est, pour contenter oeux qui vous ont fait des plaintes que je les ai oubliés, je vous en envoie encore six, que vous distribuerez comme

il vous plaira1 . Si je n'ai point nommé M * , ce n'a pas

été faute d'affection. Au contraire, je n'ai parlé des trésoriers de l'Épargne f que pour l'amour de lui, pource que véritablement je lui ai de très-grandes obligations ; mais ce qui est différé n'est pas perdu. Je le mettrai bientôt en quelque lieu où il ne sera pas moins en son lustre qu'il eût été ici. Pour le livre que vous m'avez envoyé, je vous jure que je l'ai trouvé très-bien fait, et je me trompe, ou il est de mon parentage, nom et armes. J'en baillerai les exemplaires à ceux à qui vous les envoyez1. Je vous

M. Hauréau, dans le Bulletin des Comités historiques (i85o, tome II, p. 149), d'après un autographe conservé dans le manuscrit Baluze, f° 54, a été réimprimée par M. G. Mancel (Lettres inédites de Malherbe, p. 40).

a. Malherbe veut parler sans aucun doute de sa traduction du XXXIIIe livre de Tite Live, publiée à Paris, avec la date de i6ai, in-8. Voyez au tome I la Notice bibliographique, p. xo.

3. Au lieu de six, que, etc., Malherbe avait d'abord écrit quatre, puis, après avoir corrigé quatre en six, il avait ajouté les mots suivants, qu'il a ensuite rayés : « deux qui seront, s'il vous plaît, pour mes cousins de Retot et de Maizet, et les deux autres pour M. de Janville et M. le Clerc, et deux pour M. des Ifs et pour M. de Saint-Christofle (?) le Porcher. »

4. Peut-être Morant, dont il est question dans les lettres à Peiresc. Voyez tome III, p. a 5 et a6, note a. Le nom a été effacé et il est entièrement illisible.

5. Dans la Dédicace de la traduction de Tite Live. Voyez tome I, p. 393.

6. Ici se trouvent dans le manuscrit les lignes suivantes qui sont biffées : « Si M. de Vernay * vient ici, je traiterai volontiers avec lui. Je

* Charles du Verney, qui avait épousé Louise de Malherbe, fille d'Éléazar de Malherbe, et par conséquent nièce du poète. Il était lieutenant général des eaux et forêts an bailliage de Caen.

remercie bien humblement de tant de soin et de peine que je vous donne, et désire en pouvoir prendre quelque revanche ; mais je ne sais si la fortune m'en donnera jamais le moyen, et bien que M. de Luynes m'ait promis des merveilles, je suis si malheureux que je n'ose rien espérer. Tout ce que j'aurai jamais de moyens ne sera pas employé selon mon souhait, si vous n'y recueillez quelque fruit de tant d'obligations que je vous ai. Adieu, Monsieur mon cher cousin : je suis toujours votre trèshumble et très-affectionné serviteur ,

Malherbe.

A Paris, ce 10* de février 1621.

Je me souviendrai de l'affaire de la paulette; mais jusqu'à cette heure il n'y a rien de certain que je sache.

Suscription : A Monsieur, Monsieur du Bouillon, procureur du Roi au bailliage de Caen.

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