D y a ici une lacune dans l'imprimé
7. Christian de Brunswick, évéque administrateur d'Alberstadt.
cinq ou six jours. Vous pouvez juger, si je vous arois écrit cette nouvelle-là, la tenant de la bouche du Roi, s'il y auroit eu de quoi m'accuser. En voilà trop, Monsieur mon cousin, pour ma justification, et même à l'endroit d un juge qui m'aime comme vous faites. Nos nouvelles sont, que le milord Rich* est ici depuis le soir du ballet. Il ne vient pas, ce dit-on, de la part du roi d'Angleterre, mais seulement pour passer son temps en cette cour. Toutefois on croit qu'il vient pour sentir les volontés sur le mariage de Madame et du prince de Galles. Il y en a toujours qui veulent croire que le mariage d'Espagne se fera • . Pour moi, je persiste en ma première opi- - nion, qu'il ne se fera point. La fin des états d'Angleterre nous en apprendra la vérité. Je suis las de vous écrire. C'est assez pour cette fois. Je vous envoie demi-douzaine de copies d'un sonnet que je donnai au Roi il y a cinq ou six jours*1. Vous en donnerez, s'il vous plaît, une à M. d'Escageul, et l'autre à M. Patris. Des autres, vous en ferez ce que bon vous semblera. L'effet qu'il a eu, c'a été cinq cents écus que le Roi m'a donnés par acquit patent, où j'ai été si favorablement traité, que M. deChampigny u , qui l'a contrôlé, l'a voulu envoyer lui-même par M. des Noyers11 son neveu, à Monsieur le garde des sceaux ", qui tout aussitôt l'a scellé avec toutes sortes d'éloges, à ce que m'a dit M. des Noyers. Adieu, Monsieur mon cou-