‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 57 sur 298 · Voyez tome I, pièce xci, p · texte numérisé non relu

Voyez tome I, pièce xci, p

11. Jean Bochart de Champigny, alors contrôleur général des finances avec Mariliac. Il devint ensuite premier président du parlement de Paris.

la. François Sublet, seigneur de Noyers, baron de Dangu, intendant des finances, puis secrétaire d'État, mort en 164 5. i3. Etienne d'Àligre.

sin : je suis votre très-humble et très-affectionné serviteur.

A Paris, ce a8e février i6a4«

2g. A MONSIEUR DU BOUILLON MALHERBE1.

Monsieur mon cousin,

Ce que je fais à cette heure, je desirerois l'avoir fait dès hier; mais je n'a vois point de nouvelles à vous mander, et étois allé pour en apprendre. Cela ne m'a pas réussi. Tout ce que je sais, c'est que Mme la princesse de Conty a écrit à Madame sa mère, qui m'a fait voir la lettre, que si Leurs Majestés ne sont à Paris le 1 5e de ce mois, elles n'en seront pas bien loin. Après cela ne me demandez que ce que savent les crocheteurs. Le mariage de Monseigneur et de Mademoiselle de Montpensier* est déjà une vieille nouvelle. Il fut arrêté il y eut hier huit jours. On en attend l'accomplissement au premier jour. La joie est par toute la cour, aux uns au coeur et au visage, aux autres au visage seulement. Celle delà Reine mère, après celle de la mariée, est, à mon avis, la plus grande et la plus véritable. Cette bonne princesse désire de voir perpétuer sa postérité en la race de nos rois, et certes son désir est légitime. Nous ne saurions enter de meilleure greffe que la sienne. Je crois que les vœux de tous les gens de bien ont le même but. Pour le mien, je sais bien que vous n'en doutez pas. Voilà tout ce que j'ai à vous dire là-dessus. Pour autres nouvelles, je vous envoie la

Lettes 39. — i. Cette lettre a paru pour la première fois dans l'édition de i63o, livre II, lettre 34, p. 65 3. a. Voyez ci-dessus, p. 27, et la note a.

Malherbe, iv 5

harangue de Monsieur le garde des sceaux1. Vous y verrez de grandes marques de probité et d'éloquence. J'y loue tout, mais j'y admire cette comparaison des mines et des menées des factieux. Vous m'en direz votre goût. Adieu, Monsieur mon cousin : je suis votre très-humble et très-affectionné serviteur.

A Paris, ce ** d'août 1626.

3o. A MONSIEUR DU BOUILLON MALHERBE1.

Monsieur mon cousin,

Je ne sais sur quoi vous vous fondez pour ne croire pas que devant qu'il soit Pâques la Rochelle sera en l'obéissance du Roi. Je suis bien de contraire opinion : je ne crois pas qu'elle soit si longtemps sans se rendre. On y travaille par deux voies : l'une par la stecade* prétendue de Pompée Targon1, de laquelle je n'ai pas grande espérance , comme aussi n'ont presque tous ceux qui en viennent ; l'autre est par une digue ou chaussée que Ton tire du travers du port, depuis le fort Louis jusques au fort de Coreilles. Il y a huit ou dix jours qu'il y en avoit cent dix pas de fait. Vous pouvez penser que depuis la besogne est bien avancée. L'on tient qu'elle sera achevée pour tout le mois de janvier. On doit laisser au milieu la place d'un canal , qui sera rempli de vaisseaux maçonnés qui se font à Bordeaux. Il y a douze ou quinze jours que la

3. Michel de Marillac. Sa harangue à Messieurs du Parlement se trouve dans le Mercure francois, tome II, ae partie, p. 7.

Lettre 3o. — 1 . Cette lettre a paru pour la première fois dans l'édition de i63o, livre II, lettre 35, p. 654*

2. L'estacade. — Sur tous les travaux du siège, voyez les Mémoires de Richelieu, années 1637 et i6a8.

Page 1