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Qu'il ne oonfeiae..*.
POÉSIES, XXL 91
Sans ton assuré secours 1
Étoieut les trames ourdies
Pour ensanglttiter nés jours?
Et qu auroit fait Tinnooenoe , c o 5
Si Toutrageuse lioenee,
De qui le souverain bien
Est d'opprimer et de nuire,
N*eût trouvé pour la détruire
Un bras fort comme le tien? 1 1 o
Mon Toij connois ta puissance ,
Elle est capable de tout ;
Tes desseins n*ont pas naissance
Qu'on en voit déjà le bout ;
Et la fortune amoureuse 1 1 5
De la vertu gméreuse .
Trouve de si doux appas
A te servir et te plaire ,
Que c'est la mettre ed colère
Que de ne l'employer pas. 1 9 o
Use de sa bienveillance.
Et lui donne ce plaisir,
Qu'elle suive ta vaillance
A quelque nouveau désir;
Où que tes bannières aillent, laS
Quoi que tes armes assaillent ,
11 n'est orgueil endurci,
Que brisé conune du verre,
A tes pieds elle n'atterre,
S'il n'implore ta merci. x 3o
>««. Vai. (F, K» M, O) : De U ▼crtu....
Je sais bien que les oracles
Prédisent tous qu'à ton fils
Sont réservés les miracles
De la prise de Memphis;
Et que c'est lui dont Tépée , c 3 s
Au sang barbare trempée,
Quelque jour apparoissant
A la Grèce qui soupire ,
Fera décroître lempire
De rinfidèle Croissant. 1 4 o
Mais tandis que les années
Pas à pas font avancer
L'âge où de ses destinées
La gloire doit commencer ,
Que Êds-tu , que d'une armée , 1 4 s
A te venger animée ,
Tu ne mets dans le tombeau
Ces voisins dont led pratiques
De nos rages domestique»
Ont allumé le flambeau? 1 5»
Quoique les Alpes chenues
Les couvrent de toutes parts ,
Et fassent monter aux nues
Leurs effroyables remparts;
Alors que de ton passage 1 5 5
On leur fera le message ,
Qui verront-elles venir,
Envoyé sous tes auspices.
i3i. Les oracles. Allusion aux nombreux horoscopes faits et publiés À Tépoque de la naissance du Dauphin. 148. Ces poisins. Le duc de SaToie.
Qu*an88itôt leurs précipices
Ne se laissent s^lanir? 1 r>u
Crois-moi, contente lenvie
Qa'ont tant de jeones guerriers
D'aller exposer leur vie
Pour t*acquérir des lauriers;
Et ne tiens point ocieuses 1 6 5
Ces âmes ambitieuses ,
Qui jusques où le matin
Met les étoiles en fuite ,
Oseront sous ta conduite
Aller quérir du butin. x 7 o
Déjà le Tessin tout morne
Consulte de se cacher,
Voulant garantir sa corne ,
Que tu lui dois arracher;
Et le Pô , tombe certaine 1 7 5
De Taudace trop hautaine ,
Tenant baissé le menton,
Dans sa caverne profonde
S*appréte à voir en son onde
Choir un autre Phaéton, 1 80
Va, monarque magnanime, Souffre à ta juste douleur, Qu'en leurs rives elle imprime
16S. Oeteuses, oisWet.
173. Les poëtes de Tantiqnité ont en général représenté les dieux des fleures arec une tête de taareau. Comiger Hetperidwm JUipiu* regmaior a^wërum^ dit Virgile (Enéide ^ VIII, 77], en pariant du Tibre.
94 POÉSIES, XXL
Les marques de ta valeur.
L'astre dont la course ronde 1 8 5
Tous les jours voit tout le monde , N'aura point achevé Tan, Que tes conquêtes ne rasent Tout le Piémont, et n'écrasent La couleuvre de Milan. 1 90
Ce sera là que ma Ijnre,
Faisant son dernier effort.
Entreprendra de mieux dire
Qu'un cygne près de sa mort;
Et se rendant favorable 1 9 s
Ton oreille incomparable,
Te forcera d'avouer.
Qu'en l'aise de la victoire
Rien n'est si doux que la gloire
De se voir si bien louer. 2 « o
Il ne faut pas que tu penses
Trouver de l'éternité
En ces pompeuses dépenses
Qu'invente la vanité;
Tous ces chefs-d'cBuvres antiques u o 5
Ont à peine leurs reliques;
Par les Muses seulement
L'honmie est ejcempt de la Parque;
Et ce qui porte leur marque
184. n y a ici une fiante dans les éditiont de i63o et de i63i : dauUur^ comme deux Tert plot haut , aa liea de paient ,
190. Le duché de Milan arait pour armes une couleuvre dévorant un enfiint.