‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 126 sur 259 · Vab. (iw.) : n est Trai que je sers une jeune merreiUe · texte numérisé non relu

Vab. (iw.) : n est Trai que je sers une jeune merreiUe

Et dans les jiirs de cour .

Je sers, je le confesse, une rare merreiUe.

POÉSIES, XLV. i59

Que de la même ardeur que je brûle pour elle, Elle brûle pour moi.

Mais parmi tout cet heur , 6 dure Destinée !

Que de tragiques soins , comme oiseaux de Phinée ,

Sens-je me dévorer ! 1 5

Et ce que je supporte avecque patience , Ai-je quelque ennemi, s*il n'est sans conscience,

Qui le vit sans pleurer?

La mer a moins de vents qui ses vagues irritent ,

Que je n ai de pensers qui tous me sollicitent a o

DW funeste dessein; Je ne trouve la paix qu a me faire la guerre ; Et si Tenfer est fable au centre de la terre,

U est vrai dans mon sein.

Depuis que le soleil est dessus Thémisphère, 1 5

Qu'il monte, ou qu'il descende, il ne me voit rien faire

Que plaindre et soupirer; Des autres actions j'ai perdu la coutume, Et ce qui s'offire à moi, s'il n'a de l'amertume,

"Je ne puis l'endurer, 3o

14. Les Harpies, que les dieux euToyèrent tourmenter Phinée, roi de Salmidessos , en Thraoe.

i5. Vab. {nu.) : Me sens-je dévorer.

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