I. Vab. (édit. de i6ai] : Messages
a. Vab. (édit. de i63i) : Colonel.
4o6 LE XXXIII* LIVRE
si rudement poussés, qu'Us ne s'arrêtèrent qu'au iond de la vallée; et sans la cavalerie étolienne, il est vraisemblable qu'ils étoient pour avoir encore pis. Aussi certes est-ce^ la meilleure cavalerie qui fiit alors en toute la Grèce. Pour leur infanterie, elle n'étoit pas si bonne que celle de leurs voisins.
VIII. Cet exploit ayant été figuré à Pbilij^ plus à son avantage qu'il n'étoit, et de moment en moment lui étant rapporté que les Romains avoient Tépouvante, et qu'ils s'enfîiyoient, il se résolut de mettre toute son armée en bataille; avec protestation néanmoins qu'il faisoit une faute, et que le temps ni le lieu ne lui plaisoient point. Quintius, par nécessité platèt que par élection, en fit de même. D mit ses éléphants à la tête des enseignes, et laissant à la nuÛB droite ses troupes de réserve , prit le bataillon de la main gauche, et marcha contre les ennemis , disant à ses gens pour leur donner courage : Que les Macédoniens qu'ils avoient à combattre étoient ceux mêmes à qui malgré tant de montagnes et de rivières qui les couvroienl, ils avoient fait quitter le pas d'Épire, et ceux mêmes que sous la conduite de Sulpitius, ils avoient autrefois assiégés et forcés au même passage; que la réputation seule avoit jusques à cette heure-là maintenu le royaume de Macédoine, et qu'encore s'en falloit-il beaucoup qu'elle ne fût telle qu'elle avoit été par le passé. A la venue de Quintius et des troupes qu'il amenoit, les Romains qui étoient dans ce fond de vallée où ils avoient été poussés , retournèrent au combat, et eurent leur revanche de ceux qui les avoient fait fuir. Philippe avec ses porteurs de rondache et sa phalange, qui est ce que les Macédoniens tiennent pour la principale force de leurs