I. Vab. (édit. de i6ai): Étoit-oe
armées, s'en va au grand pas vers les ennemis, et commande à Nicanor, Tun des principaux d'auprès de sa personne, de le suivre avec le reste de Tarmée. Gomme il (ut au haut de la butte , il y trouva des armes et des morts, que les Romains y avoient laissés en se retirant. Ce spectacle lui donna une extrême joie, qui fut encore plus grande quand il vit que déjà le combat se faisoit proche du camp des ennemis. Mais en un instant, voyant les affaires changées, et ses gens mis en fuite , il (îit sur le point de s en retourner en son camp. Toutefois conune il eut considéré que ceux des siens qui tenoient ferme étoient infaiUiblement perdus, s'ils n'avoient du secours, et d'ailleurs que lui-même ne pouvoit plus se retirer qu'avec péril, enfin sans pouvoir attendre le reste de son armée, ce lui fiit force de hasarder la bataille. Et pour cet effet ayant mis à la main droite ceux de sa cavalerie et des armés à la légère , qui avoient déjà été au combat, il donna la main gauche aux porteurs de rondache et à la phalange des Macédoniens, auxquels, pource que la longueur de leurs piques étoit empêchante, il fit com«mandement de les quitter, et mettre du premier abord l'épée à la main. D'ailleurs, il diminua le nombre des rangs, et retira dans les files ce qu'il en ôta, pour faire son bataillon plus long que large, et par conséquent plus malaisé à enfoncer. Il leur fit aussi serrer les rangs, en sorte que les honmies et les armes s'entre-touchoient. IX.. Quintius, après avoir retiré dans les rangs ceux qui étoient venus du combat, fit sonner la charge. Il est peu souvent arrivé que l'on ait crié au commencement d'ime bataille, comme il fut crié* au commencement de celleci. Car il se rencontra que les deux armées firent leur cri tout à la fois ; et ne fut pas seulement crié par ceux