Vàu. (K) : Ce n*est pas
POÉSIES, XXXV. i3<)
SOllJrET.
Otte pièce fait pour ainsi dire suite à la précédente et a été im ^ priinéf en 1 609 dans le même recueil.
Caliste, eu cet exil j'ai rame si gênée
Qu'au tourment que je souffre il n'est rien de pareil ;
Et ne saurois ouïr ni raison ni conseil ,
Tant je suis dépité contre ma destinée.
J'ai beau voir commencer et finir la journée, 5
En quelque part des cieux que luise le soleil, Si le plaisir me fuit , aussi fait le sonmieil , El la douleur que j'ai n'est jamais terminée.
Toute la cour fait cas du séjour où je suis ,
Et pour y prendre goût , je fais ce que je puis ; i o
Mais j'y deviens plus sec, plus j'y vois de verdure.
En ce piteux état si j'ai du réconfort, C'est , ô rare beauté , que vous êtes si dure , Qu'autant près comme loin je n'attends que la mort.