‹ Œuvres de Malherbe (volume 5)Chapitre 179 sur 268 · A MONSEIGNEUR LE CARDINAL DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR LE CARDINAL DE RICHELIEU

SONHIET*

Malherbe écri^'it probablement cette pièce en i6a4) lorsque le cardinal de Richelieu entra (a6 avril) au conseil du Roi. Elle parut d*abord en feuille volante, puis en 1637 dans le Recueil des plus beaux vers,

A ce coup nos frayeurs n'auront plus de raison, Grande âme aux grands travaux sans repos adonnée; Puisque par vos conseils la France est gouvernée. Tout ce qui la travaille aura sa guérison.

Tel que fut rajeuni le vieil âge d'Eson, 5

Telle cette Princesse en vos mains résinée Vaincra de ses destins la rigueur obstinée , Et reprendra le teint de sa verte saison.

Le bon sens de mon roi m'a toujours fait prédire

Que les fruits de la paix combleroient son empire, i o

Et comme un demi-dieu le feroient adorer ;

Mais voyant que le vôtre aujourd'hui le seconde, Je ne lui promets pas ce qu'il doit espérer. Si je ne lui promets la conquête du monde.

1 . Ce vers est reproduit presque textuellement dans la pièce cxti. 4. Var. (feuille volante) : Tout ce qu*elle a de mal.... 6. Résinée, résignée.

a6a POÉSIES, XCIIL

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