AU ROI
•onraET.
Ménage tenait de Racan que ce sonnet , imprimé en 1617 dans le Recueil des plus beaux vers^ avait été composé en i6a4-
Qu^avec une valeur à nulle autre seconde, Et qui seule est fatale à notre guérison, Votre courage mûr en sa verte saison Nous ait acquis la paix sur la terre et sur Tonde ;
Que rhydre de la France en révoltes féconde, 5
Par vous soit du tout morte, ou n'ait plus de poison, Certes c'est un bonheur dont la juste raison Promet à votre front la couronne du monde.
Mais qu'en de si beaux faits vous m'ayez pour témoin, Connoissez-le, mon Roi, c'est le comble du soin i o
Que de vous obliger ont eu les destinées.
Tous vous savent louer, mais non également ; Les ouvrages communs vivent quelques années ; Ce que Malherbe écrit dure éternellement.
POÉSIES, XCIV. a63
XGIV