‹ Œuvres de Malherbe (volume 5)Chapitre 181 sur 268 · POUR LE MARQUIS DE LA VIEUVILLE, SUPERINTENDANT DES FINANCES · texte numérisé non relu

POUR LE MARQUIS DE LA VIEUVILLE, SUPERINTENDANT DES FINANCES

SOIfVKT.

Imprimé d^abord en feuille volante, puis en 1637 dans le Recueil des plus beaux vers, mais composé en i()a4 au plus tard; car le marquis de la Vieuville, nommé en iHiS surintendant des finances, ne garda qu*un an cette charge.

Il est vrai, la Vieuville, et quiconque le nie Condamne impudemment le bon goi\t de mon roi ; Nous devons des autels à la sincère foi Dont ta dextérité nos affaires manie.

Tes soins laborieux, et ton libre génie, 5

Qui hors de la raison ne connoît point de loi, Ont mis fin aux malheurs qu'attiroit après soi De nos profusions TeOroyable manie.

Tout ce qu'à tes vertus il reste à désirer,

C'est que les beaux esprits les veuillent honorer, i o

Et qu'en T éternité la Muse les imprime.

J'en ai bien le dessein dans mon âme formé; Mais je suis généreux, et tiens cette maxime. Qu'il ne faut point aimer quand on n'est point aimé.

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