Vab. (feuille Tolante] : Ont fini le malheur
a64 POÉSIES, XCV.
fra^gmeut.
On trouve ces vers, les seuls en rimes plates que Ton connaisse de Malherbe , dans une lettre sans date adressée à Racau par le poète, qui, après les avoir rapportés, ajoute : c Vous savez trop bien que e*est que de vers, pour ne connoitre pas que ceux-là sont de ma fiiçon. Si vous en goûtez la rime, goûtez -en encore mieux la raison. > Publiés pour la première fois en 1637 dans le Recueil de lettres nouvelles donné par Faret (Paris, Toussaint du Bray, in-80), ils ont été faits pour Mme de Rambouillet, et au plus tard en i6a5 ; ou*, dans une autre lettre à Racan, datée du 18 octobre de cette même année, Malherbe en a reproduit trois vers, avec une variante que nous donnons plus bas.
Et maintenant encore en cet âge penchant,
Où mon peu de lumière est si près du couchant ,
Quand je verrois Hélène au monde revenue ,
En Tétat glorieux où Paris Ta connue,
Faire à toute la terre adorer ses appas, 5
PTen étant point aimé, je ne Taimerois pas.
Cette belle bergère, à qui les destinées
Sembloient avoir gardé mes dernières années.
Eut en perfection tous les rares trésors
Qui parent un esprit, et font aimer un corps. i o
Ce ne furent qu'attraits, ce ne furent que charmes ;