I . De la plaine
34o APPENDICE.
dite transaction du 2« avril 1602, et demeurant icelle transaction en la même force et vertu qu'auparavant ledit acte.
Suivant cela nous avons toujours tiré ladite pension durant les trois années qui sont depuis échues, comme il se voit par les quittances que nous en avons faites en faveur de ladite communauté de Tarascon, dont ne nous sommes jamais mêlés de retirer aucune chose de ladite bastide. Ladite déclaration que mon frère m'a fait est volante, de peur qu'elle ne fût trouvée au registre. M. Gilles d'Aix Ta écrite et signée devant Loup et d'autres témoins , et signée dudit sieur Président , le 6* juillet i6oa. Ledit sieur président Carriolis, mon beau-frère, au mois d'octobre dernier. 1604 présenta requête au lieutenant d'Aix pour avoir payement de trente écus quUl disoit m'avoir prêtés.
Sur quoi lui étant ma femme allé parler et lui ayant remontré que depuis ladite transaction nous n'avions eu que faire ensemble, et que pour le regard de ce qui s'étoit passé entre nous avant icelle transaction, tout y étoit compris et que nous n'avions plus rien à nous demander, il quitta ladite poursuite, laquelle, vu sa probité, je crois qu'il ne voudroit recommencer. Toutefois en cas qu'il le fît, voici ce qu'il lui faudroit répondre :
Par ladite transaction faite entre ledit sieur Président et ses tCL[iii- soeurs, il leur déduit 4ouleîi les sommes qu'elles avoient re-
çues, ou par prêt ou par intérêt; particulièrement il déduit à sa sœur de Margaillet, entre autres sommes, cent quarante et un écus qu'il avoit prêtés au sieur de Margaillet, lils d'icelle, à plusieurs fois et sans aucune promesse ; pourquoi, s'il eût prêté quelque chose à sa sœur de iMalherbe, n'en eùt-il fait mention?
Quand ils transigèrent ledit 2* avril 1602, ledit sieur Président céda huit cents écus à sa sœur de Malherbe sur la communauté de Tarascon, dont les intérêts échoient au second de février ensuivant, de sorte qu'il y avoit deux mois du terme passé au profit dudit sieur Président : de quoi ayant lui fait instance et voulant que la rétention des intérêts desdits deux mois expirés fût apposée dans la transaction, le sieur de Malherbe le pria que, vu la parvité* de la somme, il ne s'en