y a ici deux blancs dans le manuscrit
pource que, lorsqn'étoit en juillet i6oa, il disoit avoir peur que ma sœur de Ghâteauneuf ne lui (it saisir les fruits de la bastide, lesquels par ledit acte simulé de rétrocession il me hailloit pour ladite somme de cinq cents écus , de la nullité de laquelle rétrocession il jfm'avoit]^ le jour et à Tinstant même fait déclaration écrite de la main du notaire, signée dudit sieur Président, de deux témoins et dudit notaire qui étoit M' Gilles ; et là-dessus, m'ayant ledit sieur Président mon beau-frère déclaré qu'il étoit prêt de faire faire ladite cancellation de ladite rétrocession, ledit M« Gilles , notaire, qui Favoit faite fut envoyé quérir, et au pied dudit acte de rétrocession écrivit que nous étions demeurés d'accord qu'elle fût nulle et comme non faite, et que la transaction auparavant faite entre nous, par laquelle il nous cédoit les huit cents écus, demeurât en son entier. Ladite déclaration ainsi écrite par ledit M* Gilles au pied dudit acte simulé fut signée par ledit sieur président Carriolis; mais parce qu'il signa Coriolis, ce qu'il me semble qu'il n'avoit accoutumé de faire, j'ai gardé la première déclaration volante qu'il m'^n avoit faite, laqvelle est signée Carriolis et aussi attestée de deux témoins et du même notaire M*" Gilles, afin que si ledit sieur Président vouloit y contredire en quelque chose, ce que je ne crois pas vu sa probité, on ait de quoi lui répondre. Je fis quand et quand extraire la copie de ce qui fut écrit pour la cancellation dudit acte simulé, et en ai emporté l'extrait collationné par ledit M* Gilles, notaire, et ai aussi emporté ladite première déclaration que nie fît niondit frère à l'instant que ledit acte simulé fut fait, afin que la vérité se connoisse en cas que quelqu'un voulût impugner. ' ^
On verra davantage que, tant ladite année que toujours depuis, mondit beau-frère a toujours joui de sa bastide; ce qui se prouvera par les quittances passées an rentier de ladite année iGoa, et autres depuis, et que je ne rme][^suis jamais mêlé de ladite bastide et seulement n'y suis jamais allé ni aucun des miens.
Au commencement de ladite année 1602, et toujours depuis ladite transaction, j'ai joui des intérêts de la somme de huit cents écus cédée par ledit sieur président Carriolis à sa sœur, ma femme.
J'écrivois tout ce que dessus, en Tannée i6o5, pour Finstruction de mon fils an cas que je vinsse à décéder avant qa*il fût en âge, pour le rendre capable des affaires que j'ai eues en cette province, et proteste devant Dieu que ce que j*ai ci-dessus écrit est la pure vérité. Fait audit Âix, le ^9* de juillet mil six cents et cinq.
F. DE MALERBE.