I. Robert II, fils de Guillaume le Conquérant
1. En i56f), il était conseiller du Roi au siôge présidial de Caen.
3. Cest une erreur. Le p^re de Malherbe, calviniste dès i566, ne moarat qu*en 1606. Voyez plus haut la Notice biographique , p. x. *- 4- Voyez les notices des pièces 1 et ii. %5. Ceci est encore un^ erreur. Malherbe ne quitta son père pour s*attacher au duc d'Angouléme qu'en aoîit iSyfi, c'ost-à-dire à vingt et an ans. Voyez plus haut la Notice biographique, p. x. • 6. AitOTÎti.
7. Madeleine de Cariolis. Elle n'était point veuve d'un conseiller. Voyez la Notice biographique^ p. xiu.
8. On lit 9 ans dans le manuscrit, le premier chiffre étant resté CD blanc. Le fils de Malherbe, quand il fut tué, était âgé d'environ vingt-sept ans.
Les actions les plus remarquables de sa vie , et dont je me puis souvenir, sont que pendant la Ligue lui et un nommé la Roque*, qui faisoit joliment des vers et qui est mort à la suite de la reine Marguerite, poussèrent M. de Sully deux ou trois lieues si vertement qu'il en a toujours gardé du ressentiment contre le sieur de Malherbe, et cVtoit la cause, à ce qu'il disoit, qu^il n'avoit jamais su avoir de bienfaits du roi Henri IV pendant que le sieur de Sully a été dans les finances'.
Je lui ai aussi ouï conter plusieurs fois qn^en un partage de fourrage ou butin qu'il avoit fait, il y eut un capitaine d'infanterie assez fâcheux qui le maltraita d'abord jusques à loi ôter son épée, ce qui fut cause que ce capitaine eut, pour un temps, les rieurs de son côté; mais enfin ayant fait en sorte de ravoir son épée , il obligea ce capitaine insolent d'en venir aux mains avec lui , et d*abord lui donna un coup d'épée au travers du corps qui le mit hors du combat, et fit tourner la chance, et tous ceux qui Tavoient méprisé retournèrent de son côté.
Il m'a encore dit plusieurs fois qu'étant habitué à Aix depuis la mort de Monsieur le Grand Prieur, son mutre, il fut commandé de mener deux cents hommes de pied devant la ville de Martigues, qui étoit infectée de contagion, et que les Espagnols assiégeoient par mer et les Provençaux par terre pour empêcher qu'ils ne communiquassent le mauvais air, et qui la tinrent assiégée par lignes de communication si étroitement, qu'ils réduisirent le dernier vivant à mettre le drapeau noir sur la ville devant que de lever le siège *. Voilà ce que je lui ai ouï dire de plus remarquable en sa vie avant notre connoissance.
Son nom et son mérite furent connus de Henri le Grand par le rapport avantageux que lui en fit M. le cardinal du Perron*. Un jour le Roi lui demanda s'il ne faisoit plus de vers ; il lui dit que depuis qu'il lui avoit fait l'honneur de l'employer en
I. On a de lui : Les OEuvres du sieur Je la Roque ^ de Clermont en Beauvoisis, Paris, mdcix, in-ia.
a. Sully garda ies finances neuf mois après la mort de Henri IV. Voyez la Notice biographique ^ p. xydi.