XXXII LEXIQUE DE MALHERBE
Tom respect {le respect qu'on a pour toi). (I, 199, rer% 35.) Bien qae tout réconfort lui soit une amertume,... Elle prendra ie tien {celui qui vient Je toi)..., (I, 180, Terft39.) Bois, fontaines canaux,... parmi vos plaisirs {les plaisirs que vous donnez) Mon humeur est chagrine, et mon visage triste. (I, i38, vers 10.)
Que saurois-je espërer A quoi votre espérance {C espérance dont vous êtes t objet) ^ 6 merveille du
Ne soit à préférer. (I, a55, vers s3 var.) monde,
La terreur de son nom rendra nos villes fortes. (I, 7s, vers 61.)
On pent rapprocher de cet exemples des emplois analogues de la prépositîoa de (ooDtenae dans tout pronom possessif : mon, de moi ; «oa, de lui, etc.) :
La terreur des choses passées. (I, 79, vers loi.)
L*obéissance de vos commandements. (lY, i54.)
Elle ne doute point de sa bonne cause, mais elle craint la faveur de ses parties {la faveur dont elles sont C objet). (III, 80.)
Ce sont bien souvent mêmes choses que les plaisirs des amis {faits par les amis) et les vœux des ennemis. (II, 38.)
Malherbe blâme en ces termes un tel rapport marqué par de dans vn vrrs de des Portes : « Vewtui de son Jils se devoit mieux expliquer; ear proprement, femimi de sonJUs est l'ennui que tonals ressent, et non Ventmi quelle ressent pour son fils, » (!V, 466.)
Lbor, pronom possessif, sans s au pluriel.
A la fin de l'artide Son (p. 607) , nous avons renvoyé à Vlniroduetiou grtunmatieale, on sujet de Uw^ pour leurs, Ifous croyions nous rappeler que cet arraaisne se rencontrait chei Blaliierbe (comme il se trouve fréquemment cbes d*autres écrivains, néme postérieurs à son temps, par exemple dans les Mémoires autographes du cafdinal de Retx, dans les écrits de la jeunesse de Racine : voyez le tome Y de ses Œuvres, p. 538, note a) . Mais une nouvelle inspection des autographes nous a fait voir que l*UMwe de Malheibe est bien confunne au nôtre. Seulement, çà et là, surtout dans les origiaanx des lettres imprimées au tome IV, il abrège ce possessif de telle façon qu*un ne pour^ rait, si Ton ne connaissait d'ailleurs son constant nsage, distinguer s*il a voulu mettre leurs ou leur,