‹ Œuvres de MalherbeChapitre 43 sur 740 · LTX LEXIQUE DE MALHERBE · texte numérisé non relu

LTX LEXIQUE DE MALHERBE

« Cette fii^B de paHer ne me pUlt pu. Il y aoroit im gnuid diieonn à fidra làdeMos, car il a confoodu le tajet et Tattribut. » (!▼, 344.)

Dans les «aeaiples tuivants, ce sont des propotitions innmdTCs oa BobjoiictiTefl qoi Mmt pbcéca d^oae maoi^ alisoloe «n tète de la phrase, et ensuite leprésegatées par ■a pronuiDi soit sujet, soit régime (ce, /«, etc.) :

.... He chercher aux sépultoree

Des témoignages de yaleor,

Cest à ceux qui n'ont rien du leur

Estimable aux races futures. (I, m, Tert 8i-83.) Nous disons.... qu'une chose ne se peut appeler bienfait s*il n'en vient quelque profit à l'âme; toutefois, quelle ne toit commode et detîrable, tÊOUS ne le nions pas. (II, i5i.)

Y07CB diaprés, Db, p. i49t i?* et 18*; et tome II, p. 6as, 1. ai; tome IT, p. i85, 1. a-5| etc.

Bien de plat fiéquent, anjonrd'hiii oonune aotrefois, que la constmetiott absolue de eerlains compléments circonstaadcls :

Cela fait^ il se mit à parler à tout ceux qui étoient là. (lU, $09.)

Le tour snivant est plus hardi :

Trois ans déjà passés^ théâtre de la guerre,

J'exerce dedeux chefs les funestes combats. (I,56,t. i yProsopopée itOstemié, )

Compares le rtn 7a de YAthtUie de Bacine.

Xalberije blâme comme latine cette toomure de des Portes :

Ce ditf en se lerant de fureur transporté.

Se saisit du poignard qu'il portoit an o6té (IT, 419) •

et de même ce renvoi dn participe passé, eoastmit également d'une fiiçon détschée :

Lni fit perdre hi selle étenél» contre terre (IV, 410).

▼oiei encore deux phrases qui nous ofCrant détaché», sons fonne d'additions espliratÎTes, des compléments ctroonstanciels que l'nsage oïdinaire serait de rattacher plus étroitement ans mots auxquels ils se rapportent logiquement :

Vous ne tous étonneriez pas que la diversité de tant de lieux, ok le dégoût 90US a chassé, de tun à P autre, ne tous auroit de rien servi. (Il, 37«.)

c De Fun k rantre desquels le dégoût tous a chassé. »

Quant k celui.... qui.de crainte, comme quelque béte lâche et timide, se cache au fond, dans une tanière, on se trompe de penser que oe soit pour vivre à soi. (II, 4^3.)

m Au fond d'une tanière. »

Nous n'avons pas à mentionner, comme membres détadiéa, les indses formant parenthèse ; des ton» comme le suivant n'ont rien qui s'écarte de l'usage d'ai^oord'hui :

Les tiennes (tes louanges) par moi publiées.

Je le jure sur les autels.

En la mémoire des mortels

Ne seront jamais oubliées. (I, 108, vers Sa.)

Nous ne parlons pas non plus des appositions; ce sont des annexes, mais non pas indépendantes : vojrei un exemple au tome I, p. i3i, ters 29; et un d'un tout antre genre au tome II, p. 81, 1. 11 et ii.

3* Changements et iNTBREumoNS de touenube, ANACOLimoi.

Voyes ci-dessus. Propositions absolues, e), p. lzzz.

a) Après des relatifs :

D 7 en a encore une troisième sorte, de ceux qui ne tiennent pas la sagesse à pleine main, mais ils y vont toucher du bout du doigt. (II, 56 1.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. lxxi

n ttl de* hommes ^v'il fiiut instraire, et se eontenier quand.... ils font démonstration de leur Tolontë. (U, 3i.)

Il n'y a ici personne qui ne soit bien aiie de sa Tenue, et qu'il ne désire qu*il rentre an maniement des affaires. (III, 466 et 467.)

Après les choses de cette nature, il y en a d^autres sans qui nous pouTons bien tittc, mais nous ne le devons pas faire. (II, x8.}

Voycsâ-aprèsyto Lexifue^ p. S34, 10*; et tome 11, p. 3a,]. a5*a7;p.69, 1. 39-34; p. 196, 1. a-5; p. 485, L a-5; tome III, p. a65, 1. lo-is.

b] Après des conjonctions.

Toycs p. 5ia, a*.

C*est aux choses superflues qu*on a de la peine et qu'il faut suer pour les acquérir^ qui nous font user nos habits, rieillir sous les tentes, et courir aux nTages étrangers. (II, 375.) Moi de qui la fortune est si proche des cieux,

Qiie je Tois sous moi toutes choses, Et tout eequeje wois n'e^t qu'un point à mes yeux, etc. (I, 196,t. i9et3o.)

Tel que d*un effort difficile

[Un fleuYe] Passe d'Élide en la Sicile;

Ses flots ^ etc. ;

TV/ entre ces esprits tragiques, etc. (I, Ii4i ▼ers 181 -196.) Comme um homme a tous les sentiments, mais ce iCest pas à dire que tous les hommes aient des yeux de Ljncëe, aussi celui qui est fol n*a pas tous les rioes en son extrémité. (Û, 118.)

Commte oseZ'Pous appeler bienfait deux ou trois arpents..., et quand on TOUS a donné des campagnes..., vous faites difficulté d'avouer qu'on ▼oos ait rien donné? (II, 95.) Tojes urne II, p. 148 (1. 3a, ete.) et 149.

Si quelqu'un pour se rcTancher en votre endroit a fait ce qui lui est possihie, ntais votre bonne fortune Ten a gardé, tous n'avez point eu de sujet d'^prouTer un ami. (II, a3o.)

ToycB loMe II, p. 86, 1. 8-10.

Il 7 e de ecs ebîngenMDti de tonnare qni t'expliquent par des ellipeet, psr exenpie le dentier petwge cité : « Si quelqu'un.... a (ait, etc., mais si votre bonne for-

De mèmm dans les anacoluthes après des rdatîfii, 3 n'y a parfois qu'un qui k suppléer : aiaai dans l'esemple du tome II, p. 69, auquel noua avons renvoyé plus haut*

c) Anacoluthes diverses.

Toyea ci-deiaaB, ans articles Eixirsi et Stixcpss.

U yr a bien du plaisir à reccToir un bienfait, Toire de lui tendre les mains, etc. (II, 24.)

Quel autre moyen avons^nous de nous conserrer, que par la viciisitude des offices que nous nous rendons? (H, 108.)

.... N'étant pas le nombre des indignités qu*elle a faites moins grand que colles {que le nombre de celles) qu'elle a reçues. (II, i56.)

Quoi qu'n die et q^'û s'en réjouisse, je ne lui ai point fait de plaisir. (II, 161.)

Toyts rexplieation de cette anacoluthe dKptique, d-après^ p. 5a5, ia% fin. Tétkjrs ne suivit-elle pas. . . .

Et Jura que, etc. (I, m, Ters ii5 et 118.) Le tonr s'explique par une dlipae : « Et ne jura-t-eHe pas que, etc. ? i» Toycs ce qni est dû plus haut, p. lxit, 4*, des changements de tournure auxquels SdM Ken remploi par BTllepse de la négation ni,

Cen Msri nne sorte d'anaeoluthe que le délaat de eoneordanoe des temps et des Toyes ci dessin, p. xzxtio et jxxol..

isxxu LEXIQUE DE MALHERBE.

Nooi a'aTont pat à rderêr ici let aaMolatiM* qui lo&t d« niaplss oafalit, d'évidentes néglisenceft, eomme cette phrase, par exemple :

Un peu après, comme une princesse qui wumgtoit des confitures et en donnait à oeUes qui ëtoient présentes, et qu^elle Ità tUmauda (à Urne de Nevers) si elle en vouloit , elle répondit qu'oui. (III, $09, manuscrit autographe.)

Est-ee, coBune dit la note de la page indiquée, fui ou et qui est de trop ? Malherbe blâme chez des Portes l'anacoluthe soiTante :

Celui qui n'a point tu par un temps furieux

La tourmente cesser et la mer apaisée,

c II devoit y aroir deux infinitib on deux participes, et non un ■«finît^f ; cesser^ et nn participe : ofoisée, • (lY, 299.) Notre auteur cependant se permet lui-même nn tour semblable, lorsqu'il dit :

Vous le verrez (le soleil) désemiarrassé de ce nuage, et luire aussi clair

et net qu'il ëtoit auparavant. (II, i4i>)

▼oyes au tome lY, p. 365, la critique d'une autre tournure irrégnlière.

Nous pourrions, n'était la grosseur déjà excessive do volume, ajouter à cet article de la construction des remarques sur la manière dont Malherbe dispose ses périodes, soit en vers, soit en prose, tantôt avec une facile ampleur, tantôt arec embarras et non sans confusion. On peut voir, par exemple, d'une psrt, la comparaison dévdoppée en deux strophes^ au tome I, p. 109 et iio, vers 41*60; et celle que nous stous déjà citée plus haut, qui se trouve au même tome, p. ii4 et ii5, vers 181-196; et, si l'on veut, d'antre part, eomme échantillon de phraies pénibles, enchevêtrées,, choquantes

Siourd'hui pour des oreilles françaises, b longue période qui commence par « Tonois, soit que, etc. » (au tome II, p. 461 et 46a) ; ou encore ces tours alourdis par les ineises : « Bien ne mit si bien Fumins, etc. » (tome II, p. 38, fin) ; a Si d'ellemême elle pouToit, etc. > (tome II, p. 695, I. a-7}. — Il fiiut remarquer d'une manière E'nérale qu'au temps où Malherbe écrindt, et longtemps encore après lui, on craignait aucottp moins qu'on ne l'a fait plus tard l'emploi multiplié et le concours des mots conjonedfs, particnlièrement de que. Pour ne citer qu'un exemple, qui snCfira à expliquer oe que nous voulons dire, voyes au tome I le Ters 192 de la page %i6 : Grand Henri, grand foudre de guerre. Que, cependant que parmi nous Ta Taleur étonnoit l» terre.

Les Destins firent son époux, etc.

En prose, on y regardait moins encore : il ne paraît pas, & voir combien peu il les évite, que Malheibe fût choqué beaucoup de cacophonies comme celle-ci :«.... Vu que, à qu* yu'on donnât.. .| ce serait toujours un bienfait. » (H, 99.] — Yoyei ci-après, p. ucxiv, CAoornoHii.

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