‹ Œuvres de MalherbeChapitre 44 sur 740 · XVII. Observations diverses · texte numérisé non relu

XVII. Observations diverses

EbIPIjOI POBIIQUS DB l'abstrait POUB IX GOVCBBT BT DU GOBCBBT

POUB L'ABarBAIT*.

IJ orgueil à qui tu fis mordre La poussière de Coutras. (I, s6, vers 19.) .... Si la fureur des Titans Par de semblables combattants Eût présente son escalade, etc. (I, 11 a, vers 11 5.) O Dieu, dont les bontés, de nos larmes touchées, Ont aux vaines fureurs les armes arrachées, etc. (I, 69, vers 3.) [La vertu] dans la cour leur fait des lois Que Diane auroit peine à suivre Au plus grand silence des bois. (I, 148, vers 4s •) En quel effroi de solitude

Assez écarté Mettrai-je mon inquiétude

En sa liberté? (I, aaa, vers i3.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. lxxiii

En quelle nouveauté d'orage Ne fiit ^prouTë son courage?

gît] qudles maUcês de flots ar des murmures effroyables

A des Tœux à peine payables

N^obligèrent les matelots? (I, ai 3, vers gS et 97.)

.... Les foudres accoutumes

De tous les traits envenimes [que, etc.]. (I, ii5, vers 3a5.)

Quelle horreur de monstres nouyeaux

£t quelle puissance de charmes

Garderoit que jusqu^aux enfers y. 61.)

Je n'allasse.... rompre yos chaînes... ? (I, 167, v. ao; yoy. I, 970, L'or de cet £ee vieil où rëgnoit l'innocence. (I, 3oo, yers i3.) LaasezpTous d*abuser les jeuneues peu cautes. (I, 3oi, yers i3.) Tojcx aa Lexifue, Tartide Ykillissks , pour FieUlards,

Ainsi quand la Griee^ partie

D'où le mol Anaure couloit.

Traversa les mers de Scjthie

En la navire qui parloit, etc. (I, an, vers 71.) Alberstat {F épique ttAlhtrstadt) avoit ëtë pris par le pajs^ qui.... Tavoit mené pieds et poings liés à l'Empereur. (IV, 63.) v. a39.)

Leur salaire pajé (lepajement de leur salaire) les services précède. (I, i3y

Vujts ly 48, ▼. 80; laa. v. ao4; ia3, v. aaô; 148, v. 60; 169, v. 63; 173, v. 10; 179, V. a6; ai4, v. lai; a8i, y. 91; 3o6, v. 9-11; tome II, p. 12, 1. la-id; p. 434 Cl 435, S n; tone III. p. 81, 1. 4-7.

lioB» «TOBS parié plot hant, p. xu et xxu, du pluridi des nomt abstraits.

ToycB aa toBM IV, p. 357, 1. i9-a3, une juste critique de Malherbe sur Temploi àm noM d'iastranieat roùc an lien du nom d'action plaintes*

Rapports db mots kt KAPPBOCHBmons snronuKBs on vautifs :

Je ne prends pas /r/awir de me donner de hi peine aux choses dont je n'espère ni plaisir ni profit. (IV, ai.)

La main de cet esprit farouche....

A peine avoit laissé le fer, etc. (I, 77, vers 5i.) Lea froièts trop élevés de ces âmes dVnfer. (I, 377, vers 6.)

— Sa valeur, maitresse de l'orage, A nous donner la paix a montré son courage. (I, 71, vers 40 et 41*) .... Que de mères.... diront la vaillanee De son courage et de sa lance! (I, 5o, vers 118 et 119.)

Tojes la critique de Bakae, tome II, p. 67a (éditioa in-lbUo). — Toutefois, poor ce denier exemple, il ne fiint pas oublier qne courage se prenait autrefois dans le sens àecanv.

Prends ta foudre, Louis, et va comme un Ûon Donner le dernier coup à la dernière tête De la rébellion. (I, 177, vers a.)

U faut que la langue s'accommode aux oreiUes, sans les mettre hors d'haleine à courre après elle, (II, 408.)

Je n'ai point thonneur de vous connoître, mais celui {Thonneur^ le res- P^^) V^ généralement je porte à tout votre sexe, et l'opinion particulière que [j'ai] de votre mérite..., me seront des solliciteurs assez diligents pour, etc. (IV, i45.)

Je.... vous supplie à mains jointes de me rendre la permission de baiser les vôtres, (IV, 175.)

Le praoucr de ces exemples peut paraître étrange par la manière dont sont nppro-

LXXiY LEXIQUE DE MALHERBE.

diéi les deux moto de tens oppoté plaisir et peines le leeond et le troîsièDie pur l'allUnce drt termes tont phyùqoet mam et front et det eiprewiom toatet moxâles eeprii et dmes; le quatrième et le cinquième par les mots abstraits valeur on vaillance et eouraf;e, forment des sortes de tautologie ; le sixième par les métaphores incohérentes, y2»iu^rtf et lion,' le septième par l'étrange figure d*oreilles eonrani hors it haleine; le huitième par les deux significations du mot honneurs 1« dernier par le double emploi, d*abord dans une locution proverbiale, puis au sens propre, du mot mains.

Comme exemples de personnifications outrées dans leurs détails, on peut Toir an tome I, p. 17 et 18, vers 361^78, la prosopopée du Soleil et de l*Anrore, où notre auteur ne parle pas seulement dmjreux, comme Tansille, mais encore du eœur de l'astre du jour.

Au reste, ces sortes de remarques, que nous pourrions muldplîer , sont plutôt du domaine de la rhétorique que de celui de la grammaire et du lexique ; mais ces deux domaines sont limitrophes, et il est sonrent difficile d'en marquer les frontières d'une manière nette et tranchée.

Les libertés qu'il a prises lui-même pour les rapprocbemenU et alliances de moto n'empêchent pas Malherbe de se montrer «1 ce genre très- sévère pour des Portes. Nous pourrions donner diverses preuves de cette sévérité, qui parfois, croyons-nous ^ paraîtrait excessive, comme par exemple dans la critique qu'il fait de ce ven :

Recueillant la moisson par Unt d'antres semées « Je ne sais, remarqoe-t-il, si c'est bien dit : une moisson semées poor moi, je ne le dirois pas. » (lY, 414.)

CACOPHOmB.

Une des choses sur lesquelles Malherbe se montre impitoyable pour des Portes, c'est le concours des mauvais sons , et des sons et articulations identiques. Il les relève, è chaque instant, dans son Commentaire^ et les marque d'une façon raiMense :

Laissant k ton départ. — 7a, ton. (IV, a57.)

Comme Amour m'affuloit. — Ma, mour^ ma. (lY, a6i.)

Soit éteinte. — Té, tain, le, (IV, a6i.)

Trop ferme en mes malheun, — Men, mé, ma, (lY, a63.)

Trouve en vous. — f^en, tnus, (lY, 478.)

Yiendra représenter. <— Dra, re, pré. (lY, BSq.)

Tu te tais. — Tu, te, tais, {Ibidem,) Etc., etc. On sait l'anecdote rapportée par Ménage (tome II, p. a54] : c M. des Tveteanx se Boqnoit de ce ven :

Enfin cette beauté m'a la place rendue (I, a8 , ven 1), è cause de ce m*alapla, ce qui ayant été rapporté à Malherbe, Malherbe dit plaisamment que c'étoit bien à M. des Yveteanx à trouver ce m*ala/ila mauvais, lui qui avoit dit parablamafia, M. des Tveteaux avoit fait des vers où il avoit dit : Comparable à nuiflamme, >

Yoyei ce qui a été dit plus haut (p. t.tth) du concours des moto conjonctifs.

Tebmss de grammaire.

Malherbe, selon l'usage de son temps, désigne par les noms latins des cas les divers rapporte marqués par les substantifs et les pronoms. Ainsi nominatif (lY, 264, 39$ , 3i5. 334, 369); •«cfll//(lY, 298]; génitif {lY, agS); datif (ÏY, 278, 347); aca^ #«/(/* ((Y, 278, 4^5, 445)« '" Décliner un adjectif ou un partidpe, c'est le faire accorder avec le nom ou pronom auquel il se rapporte. (lY, 3i5.) -^ Convenir (en genre) avecj c'est s'accorder (en genre) avec. (lY, 385.) — Gérondif est le nom du participe vréaent invariable, qu'il soit, on non, précédé de la préposition en. (lY, 3i5, 3a6, ja8, 35 1, 384>) — Élision signifie un ratranrhement quelconque de voyelle finale, même devant une consonne. (lY, 384.) — Voyez au Lexique^ p. 3i et p. 3 1 3, les termes diiré xocyoC, et hjtteron proteron {Certpov ispixtpov).

Provdtciausmbs critiqués dans le Commentaire sur des Portes :

Façons de parier gasconnes (lY, 275, 353, 38a, 390, 416); normandes (lY, a53, 469); provençales (lY, 38a, 390, 401, 4a5}. — Forme vendomoise (lY, 469). — Blmede Chartres (lY, 419, 46a).

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