ORTHOGRAPHE
Eemarques reiaiives surtota aux autographes de T Album.
Ln qmlre fm iimilr d'aotographw eontamis dans notre Alhum nous offir«iit la pl»pBt dfi» foracs, des maaièrct d'écrire qui dittiiigiimt l'orthographe de Malherbe de la ■Atre. Koas attons rdcver œ» différence» ; mais nooi derons foire remarquer d'abord la Icelnre peut ^ et là lainer det dootet. Dana l'écrilure de notre anteur» tooTent et pleioe d'abréviations, il est des lettres qui penvent se confondre avec En maîat endroit, on ne dtstinsne pas nettement, tàremmt, l'a du v^ Vi dtt y : non* dirons font à l'heure oik ces deux confusions sont surtout poisibles. On pent héater nnat^î qnelqaefois entre s et z, entre ^ et le groupe final m, entre ai et cm, en et «n, A OIS «7" et oi on tff y f et c^« entre par et pour, etc.
Li lettre à (an eonunencement on dans le corps des mots), la lettre m (dans le cons des BMts) I «.uiéeentent è la Ibis, Tune la Toyelle i et la consonne J, l'autre la Toym ■ et h eonaonne r. Ainsi : m, iomr, tenue, itutiee, smisie (suis-je), desîa (70) ; amoie, jnif, mmemmie^ êmimmnt, mauaaise, treauerar, dêuorer, viurê (Toyex ce qui est dit ci-
après dn trcana). — - Ilotre ■ initial est remplacé par w : tmj dans le corps des mots, la ' " rent flottante entre ■ et «> (voyei dans le foo-simile de b pièce de vers :
*na&^» • -*• •• >*« m M
«Mntere, ««rvetl/e). Sonrent aussi, en tête des mots, on a plutôt nn j qn^un i (▼ojes dsns le fer-eimilr de la lettre la : j'omr, J^amojrs),
T o& «OBS mettons l*s, soit formant & loi seul nn son, soit dans une diphtfaongne, tvtAt, «t le pins Stouvent, à k fin, tantôt dans le corps du mot : amy, ennemy, — -— formx, musy^ nj^ eetîeey, ImjTj eelmy, ire/, fay, je seay. Je ireuueray, te ', mey, nty, q»oy, my, moys,je deuro^t, eroyent, cyteaux,^Jfoê trois spé- »ns offrent pas d'exemple de Vy initial; mais nous trouTons dans d'an- B/ra (4),^«ni# ((3i), etc. lions pourons relever en outre comme dignes des iniaitiCi en yr : jomyr (7), obeyr {t) ; des noms et des présenu de i^e : ffttUtmterye (44), ie supplye (4); la diphtbongne oye, dans i'enuoye (3)^ mye (70), desmeyemetU (i36) ; des présoits comme te tuye (i), le puyt (3); la H»y»€, pour Aeiie (70) ; des noms propres comme Limyt (86), Louyte (104), Ouym (137), o& Vy substitué à Ve marque la prononciation. — U anÎTC aussi ri dans des mou où nous mettons Vy : martir, paUant, pour paysan (i3i) ;
"' (90)* — Enfin, pour certains mots, il Tarie : ayant et (i38) oûmI/
lettre (137), elyeure et eUstere, etc.
Hoos avons dit que dans l'écritnre de Malherbe on ne distinguait pas toujours aisément IV dn t. Aussi ne relèveron»>nons que la seule permutation, s&re et coiutente, de cea dcnn lettres qui a lieu dans les finales de noms, d'adjectifi, de partiâpct : ez, penr èe. Yojom ee que nous disons ci-après de l'accent.
I. Dns eette section de l'mthograpbe, nn grand nombre d'exemples tout sniris #nn scnl cliillire arabe mb entre parenthèses. Ce chiffre unique renvoie au tome III; fl marque le numéro de la lettre à Peiresc an manuscrit de laquelle l'exemple est em<- Quand nons renvoyons aux tomes et aux pages, noua l'indiquons daizcment.
txxvi LEXIQUE DE MALHERBE.
Exemples de l'«, qu'on peot nommer, dans la plupart des cas, étymolo^qne, insérée devant diverses consonnes : empetehé^ eserU, escrire^ drotles, mesme, Usmoigner^ espargne^ espinet, respondrajr, estes , ettoii^ esti^ estre, eest (cet) , vottre, ûuerest^ eouttumef dist (au paûé défini), çist et fust (à l'impar&it du subjonctif j.
Fréquemment il réunit, de manière i former des sortes de composés, les proditiqnes et les enclitiques avec les mots sur lesquels ils s'aj^nient : poureeia, pardeca, amojr (à moi), ladessuSj treshumble et tresaffeeticné, suisie (suisse), ete. Yoyex ce que nous disons ci -après du trait d'union. — 11 coupe en deux, au contraire, certaines liaisons de mots dont nous fiûsons des composés : long temps , puis que, quojr que.
Il ne met pas d'accent, ni aigu, ni grave, ni circonflexe, dans le cœur des mots. Ainsi : mérite^ oeeaUy wriere^ trésorier^ hemis/ere^ présent^ interest^ désirer, demorer^ intercéder, résoudre, f espère, pres^ ^P^^t g''^^*> brmle (plus ordinairement brusie), n accentue, à de rares exceptions près, qu'on peut appeler des oublis, Vé aigu final : Camoys esU^ 9ous estes prié s pas toujours la finale ee {^Phinee)\ quelquefois 1'^ initial (étemeliement) ; la désinence verbale èz (vous nCaimèt^ imaginèt-vous) , qu'il parait çà et là vouloir distinguer ainsi de la désinence de nom, d'adjectif, de participe {proS" peritez^ quaiitez). Il Uisse d'ordinaire sans accent la fôréposition à, l'adverbe relatif ott, souvent l'adveibe démonstratif të, toujours l'interjection 6.
Il négliffe fréquemment l'apostrophe. Ainsi dans nos fac-similé : eest (c'est), dom (d'où), sil [s*iP ) ; ailleurs Ion (6, 4i) '. — Il n'est pas rare qu'il écrive la vojdle qui doit être élidée ' : dans un de nos spécimens, que auecque; dans d'autres originaux, ue il (17), que on (5o), «ce 5* <is aoust » (laS) : voyex en outre tome III, p. 190, .8, 17 et a8. — En revanche, il élide des e que nous écrivons : elVest (6), elCa^ elfauoit (4), eonun*ii (90, 106, i6i); de même l'e de l'article devant oui, où nous aspirons toujours la première voydie : «i'oni et le non s (tome IV, p. 3o) ; et devant onzième, où nous l'aspirons d'ordinaire : m l'onxième > (tome lY, p. 3a3J. — Toyes eucore un curieux emploi de l'apostrophe à l'article Lknosmaut, p. 356, dans un exemple qui n'est point, il est vrai, écrit de la main de lAaIherbe.
Il lui arrif e d'employer le trait d'union : ajT'ie ,* mais le plus souvent il s'en passe : suisie ou suis ie {suu-je)^ sens ie {sens-je), eetlecjr, imaginez vous, peut eslre, ee cAtfmin la, la dessus ; qudqoefots, en revanche, il s'en sert, en le mettant un peu au» dessous de la ligne, pour joindre des mots que nous laissons séparés : par exemple, un article au nom, unjmessager; un auxiliaire au participe, vous auri^x.i«tt/ai. — Il ne se sert pas non plus de trait d*union soit avant soit après le I euphonique qui précède on, il, elle : tantôt il joint ce t au verbe, tantôt au pronom, plus rarement il le sépare et le met à égale distance des deux mots *. Y otci conunent il a écrit, dans le Commentaire sur des Portes, la phrase relative i ce f que nous avons donnée au tome lY, p. a56 : « Aux troisièmes personnes du futur singialier, on adioute un t deuant ces moti a», «7 et elle, comme que fera t on, quefa^ til, que ferat elle? Yoilà pourquoy il deooit dire : me paiera ton? Ce t s'adiouste auisy après les troisièmes personnes de l'indicatif singulier, comme que penset il, que penset elle^ que pense ton? etc. »
Comme l'a, dans le corps d'un mot, peut avoir la valeur soit d'une voyelle, soit d'une consonne, il indique sa nature de voyelle par un tréma placé sur la voyelle qui le suit : ie louèrajr^ superjluè; dans d'autres originaux, i^>uè {i^y)^jrssuè (i3l), riiàr (6), tuir (161), etc.
La cédille est d'ordinaire marquée par un petit crochet, en appendice, rattaché par-
I . Des Portes élide l'« de si devant elle, aussi bien que devant il. Mslheriie, dans son Commentaire, a soin de corriger s*elle en si elle flY, agS, 34 1, 389). Il ne lui passe pas non plus un autre usage de l'apostrophe, elV pour elles devant une voyelle : eWont (lY, 375).
a. Yoyex œ qui est dit ci-après, dans cette même page, au sujet du trait d'union.
3. PaHbis, dans les anciennes éditions, l'imprimeur a de même négligé l'éliaion. An tome I, p. 454, on trouvera à la ligne 3i : nque Antiochus; s et a la ligne 3a : « y «'Antiochus. »
4. Quelquefois, non sans doute en prononçant, mais eu écrivant, on laissait fhiatns. Yoyes tome III, p. t3o, 1. 6, dans une phrase qui n'est pas de la main de Mallierbe : • et leur a on dit. » — Yoyex aussi ce que nous disons de Ton, pour f-oit, à la fin de l'aitide PAONORGUTioir, ci-après, p. lxxzit.
INTRODUCTION GRAMMATICALE. i.xztii
m Ci parfoM aamà HIe ■Maqae, svtoot dam k groope se, où die a iob c»plot le plas ft I ifii Ht.
Les MagiiKT W» toat employée! r^vlîeremeiit pour Ict boms propres : Pmris, Pro^ mte; Ci en outre, ancs ordJuuûremait, pour des noms de Taleor aoalogoe, déngwvt o« des ofaicCs nuques, comme Kmfer, SoUU, Bojr^ Rajme (iUiar).
tioa est loiu d*éCre miantieuscmeot et uûIbnnâBeBt eoneete. H y a des d*nn si^e à on aotre, et surtout bien des inégalités : taat6t les sont nmiifi, tantôt, i|uoiqne bien plus rarement, eDes sont pro«Kgoécs (▼074 noire fae^imile de b lettre aao a Pciiesc, ligne 1 1, r*, làJestms entre deux Mais cm négligcaem et di>fi sites n*empécfacnt p« de Toir «pw, pour h coupe dâ
phnees et des mcmbrm. il a de boanm et jostes r^fes ; s*il ne lo sait p« oacteasent, m raptdilé de récriture en est la senle cause. — Comme dans lo autognplim de Mme de Sé^igné (vojm mn Lexique, tome I, p. t.ttk et î.ttu), la Tiri^ parloîs marque, mm pas ane coupe logique, mau une pause de la Totz : il y a deux excmplm de cctia soetc de ponctnatian dans fe frc-simile qoe nous menons de dter (Une S, i*, et liga* 6, v^. — n emploie rarement d'autres signa que la virgule et le point; dam ^ et là nous trouvons les dcuv points (pas de poîm et viranle, autsnt qull BouvioÉ); dana le fac-siasile de la pièce de ren, deux points d'mteiiugaliou, un dTcBdamatioa. D lui arrive de couper par un petit tnit (-), de aMlliii on poêm nne virgule : ce qui rappelle le doublement des virgufes de Mme de Sévigné (voym son Lesifme^ tome I, p . i.TTn et note a).
n a de noaÉbfvusm afatéviatious et ligatures, pour dm mots entien, dm syllabes, dm de rnniiiuufi : par exemple, pour mnw, mrfre, ^ue, ^mei^mty pmr^ fcmr (il
souvent de distingners'il a écrit furee^ae ou fomrce fue).
mte^fmrmi P*»" '* finale des mot» en eaf, le fa« ou ^ac# de mmecfme oa k» préucs eom^ eau; pour k» doublements ou graïqim de «f, etc., de.; saas parler de aM>ts teb qae JtfMuicar, (qndqaepart même premier y oar), Memtv^ pour
qui précèdent iadiquent à peu près toatm k» distinguent rorthograpbe de Malherbe de la nfttre. Pour ks compléter, a y idever qn'aa petit nombre de luîmes; momiloir^ soUàtemi, dcmf.
aaigef, aw'fy, aaacfuer, rememeàer frevanclier), pomre {potrm pour fmmpre)^
iâ/ere : ~ ' '
(amurf), aiaraa r (amnuulr), kemû/ere : de aaBme, daas d*aatrm origiaaax, frtftu (ie9),jglns^r (35); dam k CMuneateire smr des Pcntê^ coait smme al fimte^ €me^
Remarqmts sur les autographes de Malherbe en général.
L'cnaKB des aatrm aatograplws, très-mMabieux, de Malbciiie, que mms avens en Isns à mlatlimmi pour établir k texte de notre édition, ae Ivat guère que coufiraMr, cemam déjà p<»ar pkaieurs poinU nous l'avom fait voir, les observations auxqueUm •at diiaaé lien ks quatre spédmeas de Vjiihmm. Pour acbcver'de caractériser Portho» gtaplm de notre auteur, il nous suISra d'aiouter qudqum ifmiiqnii : Im ancs idatries à tel tains kits dont CavtaiteBBem cm yériasfu^ ne nous ont pm doanc du toat oa aom ont devaé i peine Toccasion de parler; ks antrm m rapportant à dm ^ei noua paiaimmt menter qu'on y
I* ^mamleltM msff tUs vofetUg et iu MpkAamptes, soii Jeg
Lm piiamlBliiiMi soit de voydks oa diphtfaongnea, soit de eonsounm, sont trèsfqai an s. PIm d*aae iaténwt U pronoariation. Mous en avom relevé trois ou quatre
•os bc-siasik.
ji, e, et, i. — Rien de pIm otdinaire, entre antres, que la permutation d*a et dV, particuficrement dcvam a, et dans ks diphtbongnm ai, ei (nous réservons pour Taitick de k PftommciAnoa ks permutations d*a et d*e ^ modifient k son et que k vois fcit smiîr) : i^memge (99), diûnmeAe (iiS). Ortmge (a, 99)» ^*>nmmndie (35, «6. 97, 99>, ikmsrearm (65) ; lamaafaWrmeaf (76), ^rsalaae« (ii8), migai (i3i), /p««ae,
1. 0 émit, commt dm Ptetes, «rdEmi, ardaaie, en k rattai^ant aa variw mrirê
Lxxviiz LEXIQUE DE MALHERBE.
pour pleine (8a], étainU fiai). Nous derons cependant dire remarqner à ce propos que dans récriture très-corsiTe de notre auteur, la distinction de l'a et de IV n*est pas toujours très-sAre. Il arrire par suite aux anciens éditeurs de faire d'évidentes confnlions. Ainsi au tome II , p. 3^7 : c Ce que la sagesse baille, tous l'avez content (comptant), s — Parfois in est substitué à ain : rojtz au Lexique^ PA,aitiir et BIahrinx'. — Malherbe corrige la substitution d'aï à e, chez des Portes (tome IV, p. 45o et 45i], dans maine et romaine ^ pour mené {mène) et ramené [ramène).
EUf ueu, on», m, net/, au. — f^eu, pour voeu (i36), euure, pour œuvre (95), eiieer (5a, 78, 91), Cueuures (57) et ailleurs Coeuuree, pour Catuvres (60], <ri»7 (ija) ; les participes creu (lOi), peu (70), receu (5); enneure (83, 140). ekeute (i33); de Mercure^ pour de Mereœur (90, i33, 141]. — Il fait précéder d'un u la finale euU : « Fuis tant que tu pourras, dit-il, les pluriers des mots en euil : èeueuil, recueuil, aeeueuiijCereueuily orgueuil; ceuil est excepté : aussi son plurier yeux est anomal » (tome Iv, p. 463). <— • Il veut de même n devant etV, dans certaines formes de votUoir^ et corrige, chez des Portes, vueillez en veuilliez (tome IV, p. 339), ^^^^ V^^ '**' arrive à lui-même d'écrire vueilliez (75). <— Vu devant i était de règle, on le sait, dans vuide,
EUf ou, M. — Nous avons eu à noter aîHenrs treuner^ appreuver^ atseurer^ etc. : ▼oyez ct-dessus, p. xlti, Vartide Forxes vbrbalbs; et p. lxxth, 1. 3a et 33.
Ajoutons, au sujet de la diphthonf ue o», qu'il représente par l'orthographe In contraction de aov, dans le nom de mois aoust^ août^ qu'il écrit oust (5i).
O, au. — > Nous avons vu poure (povre)^ pour pauvre: il revient souvent (35, 60, 65, etc.) ; nous rencontrons ailleurs : S, Mor^ pour Saint-Maur (laa) , Polet^ jfourPaulei {no),Polette, pour Paulette (lao), etc.; et réciproquement, dans les anciennes impressions, le PaUy pour le P6. Voyez aussi au Lexique^ les doublets noie et naulie.
O, «, ou. — Pourtrait ftome lY, p. an), Nouél, pour Noël (57), Pentecoutte (91), BourdeauXf pota JBordfaux, {Go) , Poulongne^ pour Pologne, Poulofuuns, pour Polonnoit (tome IV, p. 446 et 447). U transcrit Buckingkam en Souquinghan (aao). — Pour les substitutions doic à o, », et en général pour les permutations qoi modifient le son, voyes ci-après l'article de la P&omomciatioh.
jD, ty th.-~ Il écnt/onde {baptismaux) tpanT/ontsCi^S), quand à, très-fréquemment, pour quant à (5a, ^, 60, 90), echaf/aut, pour échafaud (a)» amhassatrice (i38); dans une même lettre {go) , placards et placarts.^^ II ajoute une A dans autheur (104, 109, i36), char thon j pour carton (98}; ailleurs, an contraire, il la retranche : catofiques (ao9).
C\ s, //, etc. -^ M, de la Forse, pour JForee (71), arsons (34) , Anseny (122)» crrop y pour sirop (i37), response et responee (44, 5, i33}, dance (i3o), facet pour Jasse (45, 108), ykeeni (43|, facions (37), brasselet (141), sausses (i34), Beausse^ pour Beauté (7a), eapussin (117) : il Ini arrive aussi d'écrire eapuehins (ia5). — Noos ne parlons pas de se initial, pour /, dans le verbe savoir, — • Cercher^ pour chercha (tome I, p. 53, v. 169 var.), peut bien n'être que du fait de Timprimeur.
C, q, cq, etc. —Nous avons vn donq, pour donc; nous rencontrons dans d'autres originaux, à la fin des mots, seq, pour sec (5i), Bouq^ pour Boue (35), haqs, pour bacs (39), publiq (loo); à la fuis Peiresc (i) et Peiretq (io5); au commencement, earts^ pour ^rrf^ (19), cartiers (i5)> ckartkon, pour cjrton (98), en souvenir sans doute de l'étymologie grecque et latine; dans l'intérieur, aquis, pour acquis (3).
Jlff A* -~ Nous parions ailleurs de conte, pour compte; pronte, j^ur prompte ; dan^ noble, pour damnable ; nous trouvons, dans les anciennes éditions, dan, à la rime, pour dam; dans les originaux, conie, pour ctMtte (a), coatesse^ pour comtesse (33).
a* Owiy, o» jf», g pour y.
Nos fis&^imile nous ont offert un exemple dn g servant à clore et arrêter un ton nasal : seings, ' nous voyons ailleurs (5o) coings ^ bien que chez des Portes il réprouve cette addition et substitue recoin à recoing (tome IV, p. 465) ; nous trouvons même la trace de l'ancienne orthograjAe ung autre (54) , indiquant qu'il ne but pas prononcer comme s'il y avait wie autre. — Un usage non moins remarquable, c'est l'insertion
(tV, 384 et 385) ; mais il n'oublie pas de corriger violant (an sens d'adjectif) «n violent (IV, a75).
I . Pour marrine^ voyes en outre ci-dessns les ADDmons r Couutcnom, p. xt, 1. 3o.
INTRODUCTIOX GRAMMATICALE. lxxix
cTjt otre o ou m H gni hetottgne (i, 35), Bourgongne (34), Caseongtu (45), Po- Umfme et Pomlongiu (toaie iy,p. 446 et 447), ongnons (35), eongnèe (75), somgme»sement (75), esiomgmer (i3i), etc. Daos les premiers de ce» mots, si Ton compare cette mnâcre d'écrire i la nAtre, Ofigne tient la place d*ûgnei dans les antres, à^wgne, — An contraire, mpxt» « devant gn^ nons trouTons d'onlioaire, non pas nn i de moins, aaais n t de |3nt qn« dans notre nsage : ainsi guignerez (118). Yoyes cependant oe <|ni est dit â-apria (p. i^xxt) de dedagne, pour dédaigne^ à h rime.
IVotts poonrions amai mnltiplier les exemples d'un antre emploi dn ^, de sa sobsti* tuion an j dans rintérieor d*un mot {mg*i) : elle a lieu de ■iénie dans «fongtm (i5), ete.
3* Domhiememt et didomhUmetU des conmmet. — liuertÛM et suppretsian de eonitjrmoUgiqmes.
Un des caractères principanz qne l'ceil remarque tout d'abord dans cette andenne Mtbo^raplfte, comparee à la nôtre, c'est le doublement des consonnes^ dont nos fiM> siaaflc ne nooa offrent qu'un seol exemple. Ainsi nons trouvons rahhats (ai), iehaf» faut (1) , wmUemt (33) . espamlU* (70), fiJelle (3), veulUnt (90, laa), gueulle* (3), toUU (4. 46, uS), toéÙetU (118), poulies {3)t TuilUrus (39, 161), vomiTut (a), rolle^ rollet, ckemmer {pont ces trois derniers mots, Toyex au Lexique], dommaine (65),
tUumme (17, 35), rommaine (65), romman/, rommatu, pour «roman, romans» (1079 110, iil),<
'(>><')f ^'^ff^^t'i^» twkpper (laa), trouppe (laa), «arra^nd:#(i3o), /Mftriiwf (41) , empaqmeitez (4) , semkaitter (70). — Pour le doublement de l'r dans cTwr», «ecTMre, vo jes au Lexique^ p. i34, la fin de l'article Caoïu. — Le r se double par y. jUnsi: Gemevie/ve (84), eheti/ve (73, i3a), veufve (117). — Quelquefois ledon- HCMSat d*unc conaoniie naît d'une assimilation. Ainsi : battizé (107, ia4), battesme (ia4), dmmmabiee (91).
CoâoBn aussi est le fait eontraire, i savoir le dédemUement des eomwnneSf dont n*aTons de même qu'un exemple dans les spécimens de VjÊlhum. Ainfti : abajre
fl), mermre (43}, mal^é la r^le donnée par lHalherbc loi- même (lY, 445); ocasion (3. 70) , bmiets (37), interpalet (44^ sale^ pour salle (i33), Aleman* (66), eoUuiom («9), Èmtammei (117), emmissions to5). La suppression de l'm est quelquefois marquée par un trait de plume au-dessus de la ligne: Gràmont (ai), recomànder (a) ; de même cdle de Vm : aJ/eetioSé (aao).
L'insertion des consonnes étymologiques 1 est constante on très-ordinaira dans certaine mets, celle de IV, pvr exemple : ceste, eestui (54), desia^ pour déjà (aai), des» dmîgmé (4), aecomstumé (3); et surtout dans les mots oà nous en marquons Tomisaion pur un accent circonflexe, comme eostre^ mestne^ gastez (3), teste (1), oust (5i, pour
ns^, eomqueste (3), fu*U eusty coste (i), couster (1), poms fustes (a). — U insère ou aioute bien d^aatrcs lettres rappelant l'origine des mots : souhs ou «0*^2 (1, 49)9 (i36), adiouster, à eulx (54), soûls (ao, 54), estomaek (109, iio). liais, en e, pour les consonnes intercalées, son orthogrsplie est trèa-capricieuse. Il écrit ej/eei (17) et effet (3) ; k deux lettres de disUnce, esguillettes {i^)eiai^lUttes (a6)} daae nne même lettre (45), mopces et noeet ; dans une même lettre ansai (68), compte et comte f et remarquons à ce snjet que s'il écrit ordinairement comte dans le sent en nous écrîv«ms compte, il lui arrive d*employer compte (110, 144) dans le sens de nooe mot <«n<e, récit. Yuycx encore au Lexique, p. 53, les doubles formes Avuim, ADvxjnn, Awaxv, âoruru (p. 53); Rstiuudu et KimxmDns (p. 669 et 571). — Dena les anciennes inqircasions de ses OEupres^ nons rencontrons des signes d'étjmo* logîe dont nous ne pourons dire s^ib viennent de lui ou des imprimeurs. Ainsi : (tome IT, p. a 14) « ce qui lui est deub («Û); » (tome II, p. 609) jftisanae (tisame). — If ous voyons dans son Commentaire sur dts Portes qne sa théorie, sinon toujours se rapide pruriqne, est Ibrt exacte. Rencontrant h forme eust pour le passé défini, il a sein de nurquer qu'il faut eut (toese lY, p. 39S).
I. Ronaard avmt rédamé, dans l'ortbographe, certaine changements de détail, que le Kmpa, après nne longue résistance de l'usage, a fini par eonfiimer. Il vcmlait, entre antrm cbosc», qu'on évitât « toute orthogrsplie superflue, > ou'on supprimât les let^ traétymolagiqne» non prononcées, qu'on eu usât dn moins « le plus soUement » que Ton pourrait, qn'« en attendant meilleure reformatioo, » on écrivit, par exemple» etour, et non àeulx^ écrire ^eti Bon escripre. y ojf» V Abrégé de V art poétique freMcau^ OBuprts de BmuMrd tone TU , p. 334 (édition Blancbenuin).
Lxxx LBXIQUE DE MALHERBE.
S'il dourdit sonrent m>ii orthographe ptr des doahlemeiitt, des additiom et inlertioiit, il lui arrive aussi de l*alleger, soit, nouj TaTons tu, par le dédoublement des consonnes, soit par la suppression de certaines consonnes étymologiques, non prononcées, que nous gardons encore dans la nôtre : du p par exemple : pronte^ pour prompte (i37), conte, ipour compte (9, 17, 68), coii/er,pour compter (8) ; — du d: pié (no; même dans la rencontre airec une ▼ojelte : pié à pié, 6a), mujrs, pour muidt (35), te per$ (i43), ie rens (6a); bous avons vu dans un de nos spécimens: maraux, pour marauds; — de Vh (d*ordinaire initiale) : aminée (3), jpoerisie (56), Vorloge (i5), rabillera (l4l)t «te — Nous ne parlons pas du t dans les désinences ents, anU; tantôt il le met et tantôt il l'omet : haitans (76), gents (55, 85).
4* Lettre* JSmaUê.
Si Bons eonsidérons les lettres finales, certains mots, asaes eapridenscaw&t, tantôt prennent et tantôt ne prennent pas / on «r à la fin. Noos trooToas, par exenq»le, cb prose, emeores, encore et enecr, mesme* et mesme (voyes le tome II du Lexique da Corneille f p. 81 et 8a, et les Observation* de Ménage *ur Malherbe, p. 3-6) i Jusque* à Hjuequà; auee, aueque^ aueque* .* pour ce dernier mot, il est souvent difficile de voir quelle en est U fin ; BCalherbe le termine par un q avec une boude, pouvant signifier qtte on que*, Yojtt encore, an Lexique, Oa, obb et OHia; Oirc et oncQun. — H ternune en général guère* par une *, — Il écrit yôiufr par une «, même dans le sens oà BOUS employons ybàhtf.
Quelques mots prennent aussi ii la fin un / que notre usage n'f dmet point : la cotu^ (37, 34), pai*antj pour paj*an (i3i), rommant, pour roman (107). — Il lui arrive d'écrire qu* je *oye, pour ^«e je *oi*, et il fait la faute de finir en e entre *ole (87, an sens dVnire-fo/) ; mab au sujet d'un antre e final supprimé à tort par des Portes, il rappelle à propos la régie qui vent qu'on éenwe/ertile, inutile y et iMn/èrtil, inutii (tcHne IV, p. 370) ; il ne toléra pas non plus Proté, Promithé^ pour Protée, Promé» ihée (IT, 384) > — D'après un usage qui a duré assex généralement pendant tout le dix-septiéme Siède, il écrit constamment et là oà nous mettrions l'inteiiectioB «4/ et o Bon pas seulement dans les cas oii nous employons cette voydle sente, mais eaoore daas teux oà Bons bous serrons de o4/
5* Compotition et décomposition de* moi*.
Nous avons montré, parqndqnes exemples tirés de nos spécimeBS, commeat il compose parfois nos mots simples, et décompose an contraire nos composés. Les autres originaux donnent lien à bien des remarques analogues : parcfdeuant (70) ; aeeetkeure* (17, 8a; et dans la même lettre 8a: pour ee*te heure); habilhomme {gS), comme gentilhomme, mais avec suppression de Ve en outre. Les impressions anciennes noua oftent aussi des compositions plus on moins curieuses, imputables soit aux éditenrt, soit à Tauteor : ehakuan*, pour ehat*-huant* (tome IT, p. ga) ; de* Jleurdeli* (tome IT, p. aoa, note 3g). — La composition n'empêche pas de laisser aux premiers termes certaines finales, que nous supprimons : autre*foi* (70), touteefoi* (a), ttnuiour* (70), pluspart, et plu*to*t dans tous les sens, juri*dictiony hor*mi* (54), fauxbourg (^iio; %\V^T%, faubourg, i^^), fauxbour* (37). Dans la Tou**ainU (Iovm III, p. 336), c*est le dernier terme qui garde 1'/, bien que le mot soit un nom singulier. — Les exemples de mots que nous réunissons ensemble et «ni'il laisse séparés abondent aussi : qnojr que, en fin (l37), a Dieu^ pour adieu (71), ia plus part (Sg ; d'autres fois en un mot, Bons l'avons dit, la pluettart), haut* boi* (76), chevaux léger* (65); nous avons plus haut cité long temp*. Yoyei an Lexique, p. i5, à croire, pour accroire.
6* l>iver*ité* et ineontéqkence* d^ orthographe.
Quand on lit les maBuJMrits antomphes de Blalheibe, ce qui frappe peut-être le plus, et ce qui peut étonner à bon droit d'un esprit aussi exact, aussi méthodique, ^ne nous voprons, dans le Commentaire sur de* Portée^ poosarr l'amour de la règle Jusqu'à la pédanterie, c'est de voir combien son orthographe offre de diversité, et l'on peut dire d'incoaséqneBces. Nons en avons déjà rderé un certain nombre et ponr-
I. Ob allait plus loin andenBemeBt. DaBS les manoserits de Brantôme : as^iattre .* toyei, par aemple, an tome IT de l'édition de M. L. LalanBe, p. 33?.
INTRODUCTION GRAMMATICALE. lxxzi
ajoalcr hwcoop. Il double oa me double pat les roMoimw : voêêIUz et
99mUXf Mmfper et nmf€t i met oa ne Met pet Ict lettret étymologiques : mdma et
«su, cotmf€€ et ecmie, nopee et aoee, ^fffci et effet; inaère on n'insère pas 1*^ : deâ"
iaigne et d^peimt, èruU et hrusUi cm^îe IV on 1^ : iepmis et îe fs/f» '« lur et ù
njt: *T»^«**' o« non par * : laqm^s et Uqmaf; marqoe oo non l'accent : là et /«;
le tait d'vnioa : semsU, ajr-ie; les majnacnles rojr et Bayr^ Bojrme; se sert loinnlnie
de Sonnes qnSl falâaie cbei des Portes : vojrez^ poor tnjrieSf k rimpariâât (tome IT,
p. 36^); ^memiUUz (bien «|u*il ait présent milliêz^ tome lY, p. 339); ^""Hl* (neTOiH
Ut pas rseoM^, tooie IV, p. 46^* ,
nnfiinslinff est grande toot paitienliirement dans les noms propres. Il écrit Cimehûte (i4), et pfau ordinairement Condbin (ai, 29, etc.), poor CcÊêdmi; dtt Di^uiertâ (3) et Jhtdigmerts (laa), poor la forme anjonrd'bai adoptée de Ludi^mièrts^, BnudUi (68) et BruxelU» (i3i) ; Ponlo^n^ et PatUtMgme (tooM IV, p. 446 et 447); Smisse (69}, Smjsse (lai) et Somjrste (46). Son ami et oorrespondant est Ptirese et Peirttqs son propre nom, à des époques difliérentes il est vni. est, comme on pent le Totr dans nos ne^sinûle, Malerhc et Malherbe, Sur la feinUe de titre dn volume de des PneMa annoïc par ba, il a mis den signatnrcs : une première, en bas, Fr. ds Mal' kérée^ 1606; nae autre, us-dessus : Fr, Maliurk;
Tiii fcrftsHlf anaai est rmthognpbe des verbes : des présents de findicatif avec et sans tj U crejTB et ta crejTi dans les mêmes lettres, ia seajr hian tt ia me efaje ok{ ie df H ie djrêi ie 9oytj ie mds^ et ie «vf, pour ie pais; k l'imparfiiit, nous l'av<ms dit, et au peuseut ^ sobjoadif, fofes et voyiez^ ertnre* et erejriez; an présent du subjoactif, ie eojre et ie eoje (16, l44) ; des passés doinis m «j^ et en é : ie laiesay^ ie regretté (a), ie ekerekè (9), ie haiUi (17, 91), ie demamdè (96), etc.
Ces «ariacioas d'appareaos capriciettse, dont nous pourrions multiplier les eanmples, et qui ae suât pas BMias nombreuses dans les aacâeancs éditions que dans les mn-
s'expKquunt aisément. L'ortbograpbe n'était point fixée; l'Aeapas CBOoee; Taagelas n'avait pas écrit ica Remarques . soa code bien des points, les babitades, les opinions étaient tris-diverses: les Jketiommairtê de BicbeUt, de Foretière, de rAcadcoue, oa voit qu'à la fia da aièelc elles sont eaoore loin de s'aooorder. « Comme Varthognpke est nae eboae qui a'a point encore de règle parmi nons, i» dit le Nain de TiDcmoat, m 1699', u ^acua a h liberté de cboisir eelle qui lui plaît. » Il était naturel que h maniène de chat an ea particulier participét plus on moins de rineertîtnde générale, mrtowt quand récriture était, ooauae cdle de notre auteur, très coûtante, trè»-hAtée; qa'on anâât des formes diflerentes, contraires, ayant rbarune pour die de bonnes raitoat an aanas de boaaes autorités.
Daas plusieurs endroits de Vlmtrodmetion grammaticale qui précède, et surtout aux PouMis vannsias (p. xi.ti), oa trouvera diverses particularîtâ arebaîqaea qui pourraient égaiemeat prendre place dans cette section de l'ortbograpbe.
Parmi In aunicres d'écrire anjonrd'bnl passées d'usage, il en est un bon aoadnre qui iaiéresscat à la fois l'ortbograpbe et la prononciation : on a pu en remarquer plus d'usé de ee genre daas les observâtioBS qae nous venons de isire. Hous les rappelleroas et en aîualefuas beaaeoup d'antres dans la section suivanta.
I. Mme d« Sévjgne écrit de dignere, de ledigane^ de Lediguere, Yoyes le tome VII de ses i^ttree^ p« i55, note 4; p. aia, aoteo; p. aa5, note 3; p. a3o, note 4, ete. — Ou duait de m/mf « la fanuUe dee Ceppèdee^ » plutôt que des la Ceppéde : voyci
— m^ II, p. aag.
a. Il «orage voie ca pois daas le Commentaire smr des Pertes (IV, 43a). 3. Prijaet dit VBisioira dee empereurs^ p. ix.