‹ Œuvres de MalherbeChapitre 455 sur 740 · MAITRISE · texte numérisé non relu

MAITRISE

.... Certaines défenses.... de recevoir personne à maùrise dn métier.

an, >34.)

MAL, adverbe, employé avec im verbe, ou devant un adjectif, un participe, un adverbe, ou une locution adjective ou adverbiale :

Us (Us Jttifi) sentent je ne sais quoi de relent. Pour moi, qu'ils sentent si mal qu'ils voudront, c'est chose dont je n'ai que faire : j'en serai quitte pour n'en approcher point. (IV, 74.)

Que direz- vous si.... vous vouUez mal au père de qui vous avez sanvé le fils? (II, 160.)

Peuple qui me venx mal (yui me veux du mal, qui m* en veux)..,, (I, 39, vers )5; voyez I, 10, vers 148; II, 88, iSg; et ci-après, quinze lignes plus loin : mal voulu; voyez aussi, p. 378, la remarque qui termine Partide Mal, substantif.)

Aristippns ayant.... pris plaisir à sentir quelque parfum : c ilfa/avienne, dit-il, à ces efféminés qui ont diffamé une chose si belle! > (II, 34^0

Ce n'est pas sans un déplaisir extrême que je vous tiens des discours si mal agréables. (IV, 186 ; voyez II, i3.)

Serois-je si dur et si mal gracieux de lui refuser cet office? (IV, 140.)

àfal propre (impropre), (IV, 4o5.)

Le séjour de ce mal plaisant lieu. (III, 38 ; voyez II, 465.)

Le monde est mal disant et mal pensant. (III, i53.)

Il aura de l'ennui de les voir mal vivants et débauchés. (II, 568.)

L'ambition lui persuade des entreprises mal assurées. (II, s8.)

[Si] Je Tonloît t*enipècher de soupirer pour elle,

Je serois mal appris. (I, 89, vers xa var.; voyez I, 84» vers 4-) Hier au matin j'étois un peu mal fait {malade), (II, 5o9 ; royezll* 539*) Le Roi, qui le voit mal youIu de tous ceux qui aiment le désordre.... (IV, 109 ; voyez II, 55.)

L'une des choses du monde que je fais le plus mal rolontiers, c*est d*importuner ceux à qui je ne puis faire service. (IV, 189 et 140.) . Je ne prends jamais tant de plaisir d*ou!r notre Démétrius, que quand je le rencontre couché sur la pÂille..., et si mal en ordre qu'il esC plutôt nu qu'habillé. (II, 34o.)

Socrate.... aima mieux se défaire d'Archélaûs par une excuse ^*il prit à son avantage, que de lui répondre quelque chose mal k son goût qui l'auroit offensé. (II, i4dO

Chrysippus, traitant cette matière, s'est servi de la similitude {de la comparaison) du jeu de paume, que je ne trouve pas mal à propos. (II, 3o ; voyez II, 46O

Il se faut toujours imaginer quelque homme d'honneur pour témoin de nos actions, afin de ne faire rien malk propos. (II, 398 ; voyez II,3oo.) Laisse-moi, raison importune.

Cesse d'affliger mon repos, En me faisant mal k propos Désespérer de ma fortune. (I, i3o, vers 3.) Quiconque tu sois, qui juges si mal à propos de la condition des hommes, considère combien ta as d^avantage sur le reste des animaux. (II, 43.)

Voyez BIalaisb, Malavisé, BlALCoirrzNT, Mauiabilz, BIalskatt, etc.

Êtbe mal :

Ils servent leurs voluptés, au lieu de les posséder, et (ce qui est bien le comble de leur ruine) ils ne pensent pas être bien, s'ils ne sont mal, (II, 4o5.)

S'il n'y a rien qui fasse plus de honte à ma vieillesse que cela, je ne suis point mal, (II, 585.)

M. de Villeroy a été mal quelque quatre ou cinq jours, jusques à renvoyer les paqupts à M. de Pizieux, et s'être retiré k Conflans; mais il est de retour, et crois que cette brouiUerie est apaisée. (III, iS%.) Non qu'il ne me soit mal que la terre possède

Ce qui me fut si cher, etc. (I, 43, vers 69 mw.; voyez ÊTasBiiar,

à l'article Bm.)

Faire mal (voyez Faire) :

Nous tenons ordinairement des gardes auprès de ceux qui pleurent unp personne morte..., de peur qu'en la solituae il ne leur vienne quelque trouble qui les induise à se faire mal, (II, 296.)

Il y en a (des plaisirs quon nous a faits) qui peu k peu se sont disparus de devant nous, et d'autres qui nous ont fait mal an cœur, et que nous avons mû k part, de peur de les regarder. (II, 246.)

Il s'est vu des armées réduites à la nécessité de toutes choses, qui ont...* mangé des ordures qui feraient mal au oœur à réciter. (II, 3a6.)

Mal dire, Dire mal. Voyez Dire.

MAL, substantif :

Un bien sans mal ne me plaft pas. (I, t3i, rers 36.) Il y a du ma/ à refuser une rcconnoissaace, autant qu'à ta demander, (n, 3i.)

Si ces paroles y peuvent trouver placer il n*y aura point de mal de les y ajouter. (U, 38.)

n y a aussi peu de bien à les savoir {ces sophumes)^ que de mal à ne les savoir point. (II, 4^4-)

Le mal qui me Ta ôtée [ma fille) ne m'ôtera point le contentement que j'ai de m'en affliger. (IV, a.) .... Que leur advint- il en ce vite départ, Que laisser promptement une basse demeure. Qui n*a rien que du mai, pour avoir de bonne beure Aux plaisirs étemels une éternelle part? (I, i3, vers a5i.) Premier que d*avoir mal ils trouvent le remède. (I, i3, vers a33.)

Je suis accusé, il me vent défendre; mais s'il le fait, le Roi lui en voudra du mal, (II, 35.)

Voyes d-dessus, p. 87 1 , les eiemples de vouloir mal , où le sent parait flotter entre celui de nom et Gelai d'adverbe. Mal voulu (p. 37a, exemple 3) parait cependant décider pour le aena adverbial.

MALADIES, au figuré, maux :

.... Nos brutales perfidies Feroient naître des maladies Qui n'auroient jamais guérison. (I, i83, vers 19.)

MALAISE, douleur, peine, chagrin (voyez Aise) :

Quiconque de plaisir a son âme assouvie...,

Sans jamais en son aise un malaise éprouver.... (I, 10, vers i65.)

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