LEXIQUE
DB Là
À, préposition,
t« Emplois divers, soit encore usités, soit passés d'usage :
Je mit de lonir, et en «pelqne part que je sois, je toit à moi. (II, 493»)
L'âme eit à toi, et n bien a soi» qoe la prison même où elle est close n*eft pas empeble de la guéer de §avne tes monremenu. (II, 70.^
Un ^*^*— ™^ se peat vraiment dire à soi, qoi ne se gène point de soUicttudes en Tattente dn lendemain. (II, 3o4; voyez II, 4e, I. a y 584» 1. 17.)
En me donnant à moi (lorsqu^U nCengtndrd)^ il {mon vèré) me donna lonid et grossier, et je loi ai domié un fils qn*il a de rhonnenr et du plaisb d'avoir engendré. (II, 81.)
Une acicnee ne se peut dire à soi, qui n*a son fondement que sur la pcrmisâon d*antmi. (U, 694.)
Le hienfiiit est une chose, et ce qui vient à nous par le moyen du bien- £ût en est une antre. (II, 169.)
Qni eM-ee qui est.... nobler Gelai qui naturellement a la disposition à la TCfta. (U, 4se.)
Gelni s'appelle proprement ingrat, qui penche plus à ce vice qn*à nul
Ire. (n, 118.)
Qni est celui.... oui ne cherche quelque beau masque à la laideur de
I méefaancesés? (II, 107.)
L*âme de eetie ingrate est une âme de cire.
Matière à tonte ferme, incapable d'élire, (i, 60, vers 6a.)
Le tempe.... avanœsa la mort,
Qni bornera ma peine ûu rtiçioê de la tombe. CI, 3o5, vers Sa.)
II n'y a simple soldat qui avec plui d'assiouitè ait tenu pied onx armées romaines \j soit demeuré contttmmeni) que lui et ses frères* (I, 4^**)
Lef Dieox .... oot TcbiI à la protection de ce qui leur appaitient. (II, > 1 9. )
Peniex-'voiis que j*aie de 1 obligation à un qui viiant à moi a frappé mon ennemi? (Û» 176.)
[Dei chaînes] Qui le captivent à ses lois. (I, iSy, Ters 18.) N'eqpérans plus.... ou* promesses du monde. ([, 173, tcts i ; royez I, x i5,
vers 1x9.)
Assassiner sa patrie et conjurer à sa ruine sont les marques de grandeur et d'autorité. (II, i53.)
Prier €uix Dieux (j>rier les Dieux), (II, 193 et 107.)
Un cynique demanda un talent à Antifonns ; il lui répondit que c^étoit
S lus qu*un cynique ne deroit demander. Et là-dessus le cynique lui emandant un denier, il lui répliqua que c*étoit moins qu'un roi ne devoit' donner.... jâu denier, il regarda la magnificence d'un roi; au talent, la profession d'un cynique. (II, 3o.)
jâus uns je suis long à payer; aux autres je baille par ayanoe. (II, ia4-)
Quelle ^oire plus grande peut avoir un jeune homme, que s'd se peut dire à soi-même (car a un autre il n'est pas permis) : « J'ai vaincu mon père de bien&its? s (II, 89.)
U les fiiut épandre {les paroles) comme des graines, oui pour être petites ne laissent pas, quand elles tombent en terroir qui leur est propre , de déployer leur force, et se dilatera de merveilleuses grandeurs. (Il, 4<».}
jâux plus beaux jours de juin et de juillet, il s'élève des tempêtes à qui décembre et janvier n'en ont point de pareilles. (II, 797.) Tel qu'au soir on voit le soleil Se jeter aux bras du sommeil,
Tel ou matin il sort de l'onde. (I, 169, vers i3, iS; voyez I, 36,
vers II ; 46, vers 38.)
Gela, et un triste carrousel..., sera tout ce que noua aurons à ce carême-prenant. (HI, i43.)
On le défia au dimanche prochain à rompre en lice, armé. (Œ, 39.)
Quand j'étois jeune , le go&t de la jeunesse m'y e&t ramené {à Paris) ; mais à d'autres saisons d'autres pensées. (IV, 17.) ...• ^tf passage des flots (quand iu passeras les flots). (I, aSx, vers 106.)
Après cette nouvelle de paix, il n'y auioit point de goût à en lire d'antres, (in, 418.) .... Nos sens corrompus n'ont goût qu'à des ordures. (I, 63, vers ai.)
Ces pièces de hou dont nous misons nos chevrons et nos poutres s'étendent au sentiment de la chaleur. (II, 4440
Je la vous dédie (ma servUuJe) avec la même dévotion et aux mêmes lois (aux mêmes eonditUms) que W» choses qui sont dédiées aux temples.
SV, 5.) ous voyons les esprits nés à la tyrannie... • Tourner tous leurs conseils à notre affliction. (I, 73, vers xo5.)
Nous ne voulons pas avouer que notre serviteur nous puisse obliger, et cependant nous réputons à beaucoup de &veur si oelw d'un autre a senlrâient fait signe oe nous voir quand nous l'avons salué. (Il, 77.)
Que saurois-je espérer A quoi votre présence....
Ne soit à préférer (ne soit préférable)} {1^ aSS, vers a4.) Un cajoleur qui s'accorde à tout ce que dit un autre. (II, i43.) A quoi pensez-vous d'épargner des choses à quoi vous n'avez rien (iMT qui vous tCa9ex nul droit)} (II, 170.)
Ceux c[ui ont été gens de bien devant nous ne l'ont point été pour nous faire avoir de la réputation : nous n'avons rien à ce qui nous a préoédés (m latin : nec quod ante nos fuit nostrum est). (II, 4ao.)
ÀJ DE MALHERBE, 3
a* À, devant un infinitif, marquant le bat, la tendancei la direction, etc. (voyez ci-après, p. 4, 7% À, pour) : \
[Toate la cour] A regarder tes exercices, Comme à des théâtres accourt. (I, 11 3, vers 109.) Comme {comment) le fit-il choir d'one main? Car il lai en fidloit nne k lui tenir le bras qu'il aroit saisi. (TV, 40^ •) Ccat pea d'expérience k conduire sa rie. (I, 3o, vers 41O
Tronpeanx.... distribnés à paitre en toutes les proTinoes.... (Il, 137.) Vous n*avex point attendu mon conseil k tous résoudre. (II, 359.) «... Arguments que nous mettons en ayant, k prouTer que pour être parfaitement heureux, il ne &ut autre chose que la Tcrtn. (U, 677.) Fortune ne nous baille rien à jouir en propriété. (II, Séo.)
[La paix] Faisoit la sonrae k nous ou!r. (I, laS, vers 93a,) De peur de faire un livre plutôt qu'une lettre..., je me réseryerai pour une autre fois à disputer contre ces pointilleux si défiés. (H, 4>6*)
▼oja d« czcniples iemblables tome I, p. 10, vers i5o j tome lY, p. 1 18, 1. 3; et Ravives, tome II, p. 578, 1. a6> et tome iV, p. 80, 1. 90» oik réMovêr a poor complé- BOOM préeédét de même de U préposition a.
.... Satisfiûre à la curiosité de ceux qui n'ont rien de meilleur k s'cntr»-
air. (IV, 99.)
.... La gruide porte k venir {par laquelle on vient) sur l'échaGiud.
cm, 47" •)
S'il a des dents et des ongles, c'est à tout autre usage plutôt qu'A la fiûre redouter. (Il, 109.]!
Ma femme.... lorsétoit grosse, et n*avoit plus qu'un mois k s'accoucher
ff»^-) ...
,„. A bien dispenser {pour bien dispenser^ si F on peut bien dispen^
n fint, etc. (I, xi3, vers 137.) ter) les choses.
Un bien£dt survit à la chose donnée; car, k parler comme il faut, cela
te peut dire vraiment bieuÊdt, qui est fait en sorte que rien ne le puisse
miner. (Il, 11.)
C'est, k n'en mentir point, un sujet sur lequel je serois bien aise de m'éiendbe. (I, 39$.)
TofB tome I, p. 16, ters 337 : p. da, vers 14; p. io5, vers 6 et 7; p. i34> vers 6; 18; tome II, p. 35, 1. 28; p. io5, 1. avant»deniîère; p. 181, I. avant-
doaâire; p. 449, 1. 9; p. '481, I. 19; p. 499, 1. 3 de V Argument; p. 56l, I. 9;
pw 63t» t. 98; toBM III, p. 960. l. 7; tome F^, p. i36, 1. 95.
3* Exemples rattachant ce premier sens (a*) an sens suivant (4*) :
Et comme sa valeur, maltresse de l'orage, A Dooa donner la paix a montré son courage. Fais luire sa prudence k nous l'entretenir, (f, 71» vers 41 et 49«) Sa gloire k danser et chanter....
A nulle autre n'étoit seconde. (I, ii3, vers i450 Imites son exemple k ne pardonner pas. (I, i5o, vers 39.)
n est temps.... de traiter de quelle fiiçon il faut recevoir. L'arrogance 7 CM évitable conmie k donner. (II, 3i.)
Un jour qu'il firisoit la dépense de qudques jeux , et qu*« ce fiûre éCoit seeoufu par la contribution de ses amis.... (II, 36.)
Vous serez toujours.... dure et inexorable k me maltraiter. (IV, 173.)
L'importance n'est pas k donner ou peu ou beaucoup, mais k donner de bon coeur. (Il, I9.)
A attendra U y tu du temps.... A n'attendre point il y a du hasard.
il ft*est va des armées.. •• qui ont réco de raoînei, et mangé des ordnres qui feroient mal au coar à réciter, (II, 3a6.)
Yoyci toBM I, p. i3i, ren 27; p. 147, ^en a5; tome II, p. aS, I. 16; p. 3i, 1. ao-si3; p. 3a, 1. la et i3; p. aia, 1. 10; p. 3i5, 1. a; p. 45a, 1. 14.
4® À, devant un infinitif, équivalant presque à en avec le participe présent :
.... Mes veri, à les ouïr lire, Te font venir des crudités. (I, 3o8, vers a.) Qui lasse une personne à le remettre d'un |our à Tantre, et le ^ène à le faire attendre, U se trompe s*il en espère m revanche ni ressentiment.
C*est à rendre l'esprit qu'on voit oe qu'un homme a dans le cœur. (II, 367 ; dans le sens absolu : c C'est quand un honune rend l'esprit, i) Yoyei tome I, p. iSg, Tert aa; p. aSo, ven 71^ tome II, p. ag, I. 10; p. 4o> 1* 3.
5* À, vers :
G>mme Lmâus Jnlius s'en alloit atuc Sabins, lui et son cheval avoient été tués de la fondre. (I, 43 1 ; voyez I, 73, vers io5; 85, vers 37 ; 91, varsia4; m, 4^3, 1. a3.)
6* À, envers, à l'égard de, avec, contre : Qui reçoit de cette façon n'est obligé qu'à soi-même. (II, 3.) Penaes-vous que j'aie de l'obligation à un qui visant à moi a frappé
mon ennemi? (Il, 176.)
.... Je ne sais quelle offrande M'en peut ac<][nitter aux cieux. (I, 307, vers a40 jâ cettui-cije suis quitte quand je lui ai rendu oe qu'il m'a prêté. (II, 3 a.) Je ne suis point tenu à un batelier qui m'aura passé l'eau et n'aura
rien pris de moi. (II, 186.)
Mais à vous je suis Ubre, et n'ai rien de secret. (I, X74y vers la.) Il y en a tel à qui la première fois nous pouvions nous excuser. (U, xo5.) Antoine fut ingrat « son dictateur.... il futingrat à sa patrie. (II, i55.) Celui à qui vous desirez de vous revancher.... (II, 198.) Est-il possible qu'il se soit trouvé des bommes si mal avisés de faire
comparaison de nous à des animaux? (II, 43.)
Yojes I, 16, V. 335; ag6, v. a7; II, 39, 1. i5; lY, a5, 1. a4; i83. 1. 11. Je.... vous supplie très-humblement de treuver bon que je quitte la
complaisance pour me courroucer à votre douleur. (IV, 196.)
YojeB tome I,p. 8a, ven 178$ tome II, p. 35, 1. 14; p. loa, 1. 18; p. 173, I. a; p. i83, 1. Il et a4; p. 198, 1. 1 ; p. 488, 1. i3; tome III, p. 69 et 70.
7* À, ponr (voyei d-dessns, p. 3, ^^)i
Quant à celui qui fuit les bommes et les affaires..., on se trompe de penser que ce soit pour rivre à soi : son intention n'est que de gourmander, dormir et paillarder. (II, 463.) .... Les fureurs de la terre Ne sont que paille et que verre A la col^ des cieux. fl, a3, vers lo.)
ac '
O loi rigoureuse à la race des bommes! (I, 58, vers 7.) Cest cbose à mon esprit impossible à comprendre. (1, 16, vers 137.)
Il fiiut que j'aie ou de l'occupation à ma valeur, ou de Texercioe à ma patience. (II, 5oo.)
Achève ton ouvrage au bien de cet empire. (I, 69, vers 5.) La nuit est déjà proche à qui passe midi. (I, a37, vers 36.)
Soyex-/eiir (aux pteei) irréconciliable. (II, 45o.)
Ua homme dlioniieiir ne prend pas de toute sorte de robes» ni ne porte de tontes conlenrs indifTéremment \ non qu*il ait de la passion aux robes m aux eoaleors.... (Ily 44^*}
Voici je ne sais quelle voix qui sort.,., de dessous une balle à la condenmatioD de la nuJioe. (II, i53.)
..•• Cette afEûre, à laquelle.... je ne manquerai ni de soin ni de diligence, (in, 4M.)
Comment est-il possible qu'à toi le donner soit bonnète, et h lui désbcmnéte le reeeroir ? (II, 99.)
Vous ne trouTcz que des tricheries et des exceptions infimes à ceux même qui sont au tableau du préteur. (II, 436.)
Qn'esc-ee que je n'en dois appréhender au progrès de mon affection? (IV. ,56.) [Qne] Le Gel à tons ses traits fitsse un but de ma tête. (1, 3o, Ters 46.)
VoQs comptes ce témoin à rien. (II, 419O
•••• En bailler à M. Ycart.... et me garder le reste à mon arrivée à Paris. (III, 571.)
Qui doime beaucoup à respérance ne réserve guère k la mémoire. (II, 55 .)
Cesl amx dioses superflues qu'on a de la peine et qu'il faut suer pour les acquérir. (H, 975; comparez ci-après, iS^, p. 7.)
Vous.... donnerez votre affection, non k Tespérance de quelque revanche, mais k la seule satisfaction de votre bonté. (IV, 60.)
On ne dit point que les trou cents Fabies furent vaincus, mais bien qu'ils furent tués.... Il en est de même aux bien&its {pour U* hienfaiu^ en mmtièft de yiemfaUê). (U, 137.)
Voycs tome I, p. i3, vers a38; p. 16, Ters 34i ; p. 17, vers 345; p. 42, vers 59; p. aïo, vers 33; p. 337, vert 27 et 33; p. 346, vers 19; p. 264, vers 7; p. 969, T«n 33; p. 277. vert 1; p. 294, Tert 27; p. 3o5, vert 33; p. 309, vert i3; p. 335, I. »5; p. 395, I. 19; p. 454« 1- 6; tome II, p. aa,l. 7 et 8; p. 3a, 1. 19; p. 95, i. so: p. 108, 1. dernière; p. xia, 1. dernière; p. 468, 1. 16; p.'.553, 1. 17 et 18;
610, 1. 16: p. 697, 1. a; p. 686, 1. 28; p. 796, 1. «vant-demière; tome III, p. 98, IV, p. 4. 1. 4.
9* À, quant à, en ce qoi concerne :
•••. jtus autres, il faut informer.... s*ils ont point été déjà payés. (II, 61.)
Ceux qui ne sont point venus au monde sont libres de n'y venir point,
et demeurer cachés en l'obscurité ; mais k vous, le temps n est plus de le
faire, (n, 334.)
Je prendrai un homme de bien..., abstinent au bien d'antrui, non avuv ni meMpiin au sien. (II, xoo.)
En ce que vous avez mis en avant nous ne pouvons rien ;... au bien*- Sût, nous y pouvons tout. (II, I74>)
Bien à peine par le sacrifice propre de ma vie je serai satisfait au désir qne j*ai de lui faire paroitre combien je suis, etc. (IV, 144.)
Voycs tome II, p. 509, 1. 5 de VJrgmmsmi; tome III, p. 55» 1. 9.
gr A, par:
Si l'espoir qu'oiur bouches des hommes . Nos beaux faits seront récités, etc. (I, 5i, vers i3i.) S'ils connoissoient quekra'un qui fût plus homme de bien qne les antres, ils se laissoient oonanire à lui. (II, 709.)
Entre celles que votre bienveillance a.... jamais obligées..., il n'y en a pas une k qui je ne me fosse avec raison céder la gloire d'être votre bien humble et afrectionnée servante. (IV, 935.) Les bétes.... se laissent teter aux uns comme aux autres. (II, 517.)
Vernu*tu concerter à ces Ames tragiqnes {9errap4u ces âmes tragiques con- Leon ftineales pratiques, certer)
Et ne tonneras point {sans tonner) sur leur impiété? (I, si 8, vers 4-) Tojes tome I, p. i3i, rers a3; tome II, p. 65, 1. 16; p. 76, 1. a8; p. |35, l. ao; p. aoo. 1. a8; tome lY, p. 36, 1. 7; p. 117, 1. la.
10® À, après des adjectifs à sens passif:
•... n adore un Tisage Adorable par force à quiconque a des yenx«(I| 9I,t. 6; Toy. 1, 60, t. 45.) .... Si de nos disoords l'infâme Titupère A pu la dérober (tEspagne) aux Tiotoires du père, Nous la verrons captive aax triompbes du fils. (I, 74» vers ia6.) Estimable aux races futures. (I, m, Ters 84.)
Aian est-il des contrées éritables au sage et à celui qui le reut être. (U, 446 et 447O
Toutes difficultés sont ezpugnables à Tassiduité du soin et ^ la pertinacité du labeur. (H, 4440
Les Dieux.... en leur nature seule.... ont un magann de toutes choses,
li les rend abondanu, assurés, et inviolables à tout effort extérieur.
Vos beaux yeux, à qui tout est pénétrable. (IV, 174O
▼oyestome I, p. 36i et 36a; tome II, p. 6, 1. 3i ; p. 43f I. «vant-demiàre; p. tu, 1. 19; p. 190, 1. 4 et 5; p. 197; I. ao$ p. 41a, I. xo; p. 4a4, 1. ao; p. 47>» 1* ^* p.479, 1. i5; p. 574» I< i5; p. 7a9, 1. 18.
1 1® À, marquant le mérae rapport qne de :
En disant cela vous ne faites qne changer le nom aDien (de Dieu). (U, 97.)
.... Tout homme à oui la fortune n'a noint abattu le courage. (II, 137.)
Quand je parle de la Tertu, j'entenos une 'vertu pleine de vigueur et
de courage, à qui les mains démangent de se battre. (Il, S5a.)
[Faire de quelque chose] Une.... preuve à Tinfidélité {prouver ^ montrer
par quelque chose tinfidéUté tie quelqu'un), (I, 4» '▼^■^ ^•) .... Que n ôte des cieux La fatale ordonnance
jé ma sourenanoe Ce qu'elle ôte à mes yeux (Pourquoi Vorére des deux ^éte^t^-U pas de mon souvenir ce qu*il Ôte de devant mes yeux)} (1, 1 63, t. il et i a.) .... La violette.
Qu'un froid hors de saison.
Et le sec a flétrie,
A ma peau meurtrie 164, vers 35 var,)
Est la comparaison (Ma peau ressemble à la violette^ etc), (I, Ces salles à festin, qu'on fait aujourd'hui si grandes que tonte une ville y mangeroit, étoient alors inconnues. (U, 71a.)
.... Pour retarder une heure seulement La nuit déjà prochaine à ta courte journée. (I, 9, vers i36.)
Prochain à est bUmé par MaHierbe dans ce vers de des Portes : Comme la rose à l'épine est produime, (lY, 44i>)
Les Dieux savent tout , et cependant nous ne laissons pas de leni* faire des vœux et des prières,... pour les persuader à nous bienfaire. (Il, 167.)
Le sage.... doit.... chercher son repos à bonne heure (de bonne heure). (II, 333.)
Il y a longtemps que noiu sommes sales (au moral) ; il est malaisé de nous nettoyer : ce ne sont point taches ordinaires que les nôtres ; elles sont ^ l'huile (ce sont des taches dhuite), (II, 486.)
.... Je nùs.... ToCre très-humble serriteur et à M. de Valaves (eteelm êeM,de rainez). (ID, i56.)
« Li fcBme à lldioB » cM blimé par Malbalw dia des Portes. (lY, 389, note 3.)
Crmùêdre à tramwer cft une iihrase dont je ferois tcmpale; ie dirois : de trouwtr. Toatefois je ne oonounne pas craùuire à. (IV^ Sog.)
Yofas tone II, p. 999, 1. 8 et 9; p. 3a5, 1. 27; etc.
la* À, entre:
jÊmx deox fils de mon roi se partage la tem. (I, los, yen 9.) Yojcs tomm II, p. 93, I. i3.
i3* À, oà d'ordinaire nous employons dans^ en, sur, chez^ etc. :
BcMje.... ûu crrax desa main.... (11, 7i3.) En la paix naissent les plainrs ; EUe met les pompes aux Tilles. (T, 186, yen io5.) Sott 00*0» bcns la chasse TinTite {Tùnfiie à aller iumê les Bois), (I, adroite ligne {en Ugme droite),.,, (II, x4i-} 89, t. 176.)
Si je trooTots le diable à mon chemin.. .^ je lui passerois snr le ventre, (m, So9.)
.... Jus flots de la penr sa navire qoi tiemble Ile troine point de port.... (I, 7, vers 70.) Celle qn*aToît Hymen à mon oœor attachée*. •• jim marbre que tn rois sa déponille a cachée. (I» 993, vers 40 Ma femme est au travail a*enfant. (U, 197.)
Deox hommes, amis» et compagnons aux charges publiques. (H, 170.) .... Mars s'est mis lui-même au tr6ne de la France, Et s*est fait notre roi sous le nom de Louis. (I, 960, vers i3.)
La patienee en queloue flchense maladie, et la constance aux extréwaâné» d'une douleur. (U, SaS.)
jiux ineonrénients qui anirent par une violence extraordinaire, comme qaelqn'nn est accablé de malheur, les antres sont.... abattus de crainte, en, 569.)
Je sais bien qn*a» danger les autres de ma suite Ont CQ peur de la mort, et se sont mis en fuite. (I, 7, vert 85.)
Qnintins.... laissa le reste de son armée en quelque lieu.... asses pvès pour Inî servir au besoin qu'il en pourroit avoir. (I, ^Si,)
Elle a vn les affaires aux formes les plus extravagantes qn'dles puissent être. (TV, 919.)
Ces arrogants....
Impudemment se glorifient
jiux &bles des siècles passés. (I, 67, vers 440
Qnd marbre à la postérité
Fera paroitre votre gloire
Ju lustre qu'elle a mérité? (I, 909, vers 49.)
Ce sera là-dessus, s'il vous plaît, que vous prendres b mesure de la donlenr que j'en ai eue, sans que je m'engage à un travail inntile de la TOQs rephUcnter. (IV, 89.)
Antiocbns n'attendoit qn^une bonne disposition à ses affaires pour passer en Europe. (I, 43B.)
.... Celui qui se tourmente, pource qu'à mille ans d'ici il n'y sera point (au momie). (Il, 598O
Accumuler nn biemait à l'autre.... (II, f39.)
Nos ctmvostisea. . . .nous font jeter les yeux, non snr ce que nous avons,
mab tor ee que doiu deiirons aroir, et non à ce qui est, mais à ce qoe
noof voudrions qui Nkt. (II, 53.)
Allez à la malhenre, allez, âmes tragiques,
Qui fondez votre gloire aux misères publiques. (I, a 19, Ters s.)
Le rougir.... paroit darantage ai» personnes jeunes. (U, S99.)
Aussi n'y a*t-il gens an moirae à wa& plus tAt le courage s'abaisse qn*â ceux à qui il s'élère sans occasion. (II, 77; Toyez I, a8s, vers i33.)
La cbnte des dents de lait aux en&nts.... (II, 97.)
Les exemples de rertn sont rares aux personnes de cette condition.
Paurai bien f>lus tàl fait de mettre le plaisir et l'injure TÎs-à-yis Ton de l'antre, et faire à ma conscience le jugement de leur inégalité. (Il, 174 ; dans l'édition de i63i : en ma eontcienee,)
Accordons.... qu'il y ait quelque défaut au jeu (daiu iejeu)p et non pas au joueur (ehêz U Jouêur). (U, 46.}
▼oya toBM I, p. 10, ▼. 182; p. a5, v. 44 st 53; p. a?, v. aS; p. a8, ▼. 9; p. 29, T. 34; p. 3i, ▼. 55; p. 45, ▼. 14 «or.; p. 54, v. 188; p. 58, t. 11 ; p. 71, ▼. 43 et 5i; p. 79, ▼. 65; p. 79, ▼. 96; p. 81, ▼. 164; P* 83, ▼. 9o3; p. 91, ▼. i36; p. 100, ▼. 27; p. III, T. 81; p. lia, ▼. aia; p. ia4, t. a6a; p. i45, t. 6; p. 148, ▼. 4a; p. i5o, t. a3 et a4; p. i54, ▼. 5o; p. 168, ▼, 56; p. 176, t. 71; p. 195, V. 10 et a3; p. aie, ▼. 14 et 44; p. an, ▼. 61; p. 217, ▼. ai5; p. aa?, t. 3a; p. aa9, ▼. i3 var. ; p.a36, ▼. 11; p. a4a, t. 4; p. 24$, t. i3 ; p. a48, t. a6; p. a5i, ▼. 4; p. a69, ▼. 14; p. a7f, t. 63; p. a7a, t. 10; p. a78, ▼. ao et a7 ; p. a98, V. 35; tome II, p. 5 {ém premier rtn) , p. 7 {aux nuint), p. 10 (au comnem des 1, p. 3a(« ■
1), p. 3a (au chênin), p. 4a {aux unîtiés), p. 60 {aux plaisinj, p. 77 (à Pâme), p. 8a {aux nidet à Tenir), p. 83 (oaur ténèbrea), p. 88 {au théâtre de là gloire), p. 96 (tfwr dioMt), p. 97 (« tontes tes parties), n. 109 (mur solitudes), p. 116 {aux enœnsements), ]>. 119 {aux diarges), p. i35 [aux âioses), p. 141 {au gouTeniesMBt) , p, 339 (aux mens), p. 447 {aux âmes), p. 469 (aux nalsdiea), p. 485 {au cbenùii), p. 507 {au coinmeroe), p. 570 {à ani), p. 63a (aux mêmes alarmes); tome III, p. 395 {aux proTÎnoss); tome IV, p. a {à la nouveauté), p. 149 (au nombre), p. i5j {aux effets, aux paroles), p. i55 {au sempde), p. i59 (oimcIois), p. a57 («uur choses).
14* A eotre un nom déterminé et un nom déterminant :
La montagne au double sommet. (I, 108, rers 36.) Cet absinthe au nez de barbet. (I, aSo, Ters i •)
1 5* A BLLi, k KVXf an lien de lui^ leur :
Il ]^le à e!k. (lY, a77; royea m, 4i5, 1. 16.) Voici.... comme il faut parler à eux, (II, 87.)
16* À Qm:
Il faut un goût anssi délicat à dioisir à qm deroir^ comme à ma prêter. (II,3a.) .... Far ton règlement l'air, la mer et la terre
N'entretiennent-ils pas Une secrète loi de se frire la gncm ji quide plus de mets fournira tes repas? (I, 63, Ters 36.)
17^ A y employé par pléonasme :
Cest au sage seul à qui ces qualités se doirent attribuer. (II, 4^3.) Je le préf^ à de bien plus honnêtes gens qu'à ses compétiteurs. (III, 7a.)
18* À, serrant à former diverses locutions.
Yoyes Dsçi, DnA, Disn» (et les autres adrerbes de cette espèce). Faut* si, cte.
Encore qu'il te soit fait mourir, c'a été si â son aise qu'il semble.... qu'il se soit.... dérobé de la Tie sans y penser. (Il, $98.)
ITeit-ce pas nous rendre aa naninge Amèft noos aToir mis à bord? (I, 53, vers 170.) n ne aeroit point ici parler da ciel à cause de ce ^u*il dit puis après {pûret qu*U dit eiuidie) : « Au ciel elle a sa résidence. > (IV, a8i.) Noos aTons les plaies à cammandeménU (II, 673 ; Toy. Il, 339.) ...• Qa'elle S*en aille à son eoMentement (a son gré ^ comme H lui plaira). (I,
i35, Tcrs 37.) VÎToofl mienx que le peaple, non pas au contraire du peuple. (Il, 976.)
Yoyvsy dans le Lesàqmê^ GoRTaAiax (Au).
A ce coup iront en fumée
Les Tttux que fidsoient nos mutins. {},^^Syy,\x\ 'voy. 1, 961 , v. i .) Alexandre..., se Toyant mis du pair arec Hercule, se persuada qn*à ce cet^ il étoit à tefet {à taecomplissement) de la 'vaine et présomptueuse imagination qn*il aToit toujours eue d'aller au ciel. (II, ai.)
.... C«n ces riTcs je reste, Oà je sool&e l'hiver froid à C extrémité {extrêmement froid), (1, 56, Tcrs 6.)
.... Un déplaisir extr6ne vers i44*)
Est toujours à ia fin ttnn extrême plaisir. (I, i349 ^crs 11 ; Toyex I, i83, ji la fin (absolument et sans complément). (I, 107, t. i; I, 149, t. i.) A quelle an (dans quelle me) prenex-Tous la peine de i*honorer ? (U, 1 10.) Mon précepteur.... ne m'a point aTarement dispensé ce qu'il saroit..., mais a desîré me le pouToir Terser tout à une fois, (II, i85.) U aime iea femmes, roab il ne les prend pas à force, (II, 657.) Avex-Toos TU ces chiens qui reoerant à gueule ouverte ce qu on leur jette, n'ont pas loisir d'aroir ayalé le premier morceau. . J (II, 56o et 56i .) Quoi que d'Apelle ou nous raconte,
Mattieroe ponrcMt à sa honte (à sa confusion^ mieux que lut) Acherer la mère d'Amour. (1, 187, ▼. i39 var.; roy. 1, 180, t. 74.) Je Toos jure qu'à jamais mon esprit ne pensera cbose aTcc mon consentement que je ne croie pouvoir faire avec TOtre bonne grâce. (IV, i56 et note 6; Toyex I, 3oa, Ters i.)
Bien que j'eusie déjà (ait ces discours plus au long en ma précédente, je n'ai pas voulu laisser de repasser par-dessus. (II, 59».)
Tout du long des prés coule un ruisseau..., et semble que ce soit un canal Ulxàla main. (U, 463.)
Quelle route prends-tu si fort à la mmn droite ? (II, 174.)
\Uhcmme\ eatàla merci du sort. (I, 3i3, vers 4») Gomme, qoand nous avons soupe, nous baillons nos restes à ceux qui nous ont servis..., la raison et l'humanité veulent qu'au partir de la vie nooa donniotis quelque chose à ceux qui en ont été les ministres. (II,
Philippe.... s'en va am grand pas vers les ennemis. (I, 407O
Monneur est à table, qui.... a peine de enter {au risque de erever)^ se met des viandes au ventre. (II, 4a8.)
Je sub si ^orienx d'avoir pour maltresse la première beauté du monde, que Hem à peine par le sacrifice propre de ma vie je serai satisfait au désir que j'ai de lui faire parottre, etc. (IV, 144.)
Tout ce qui peut tomber en dispute est compris dans quelques bornes, et n'est pas permis au juge d'en fiure la décbion à son plaisir. (II, 57.)
Pour les airérages. la Reine les leur refuse tout aplat, (III, a39.) jtn peint qu'il {au moment ok U) écuma sa rage. Le bien oe Seine étoit dehors.... (1, 79, vers 91.)
Toutes vos actions sont regardées.... Vous ne trouverex pas un homme seul qui pât vivre à porte ouverte, (II, 418.)
lo LEXIQUE DE LA LANGUE [À
Choie fidte à poste (à dessein), (TV, 45.)
Noos refasons.... à un amonreax tout oe que le dérèglement de ton
affection lui fait désirer à son préjudice, (II, 97.)
Au premier f dans le sens de pcmr la première /oit^ est UAmé par Malherbe chei des Poitea. (lY, 3i4.)
J*ai touché les dernières actions de la vie de Caton, mais ses premières ne penoient pas plus à propos an désordre où déjà les affaires commençoient de s'embrouiller. (Il, 3i5.)
A quoi (pourquoi) regardes-Tons rotre boflet?(II, 619.) A quoi (« quoi ^n) cette transposition ? (IV, 354.) A Donne raison^ j*ai donné {foi eu raison de donner) le premier rang à ce genre. (Il, 476.)
Je la ferai tooiours fleurir {la Reine) Au rang des choses étemelles. (I, 148, Ters 5i.) Tout le monde &it ce que tout le monde blâmci et les choses vont.... au rehomts de bien. (Ely 5i.^
Sons Tempereur Tibère, il ne se parloit que d*aocuser.... Si quelqu'un après boire a^oit laissé aller une parole un peu libre..., tout êtoit mis aux tablettes, (II, 75.)
Au même temps «u'on les répare (ces fontaines)^ L'eau s'enfuit d un antre côté. (I, 9149 V* 119; yoy. II, 44» !• 3o.) Ceux de qui la condition est euTiée auront toujours quelques nouvelles atteintes. Les uns seront froissés , les antres donneront du nez à terre, (H, 897.)
.... A trapers des fougères. (I, 997, vers 95.) Au traders de la mer. (I, 1149 vers iSs.) Si un ami m'a ùàt nu petit présent avec beaucoup d'affection.. ., je suis ingrat à la vérité (véritablement) si je ne m'estime plus son rederable que d'un roi.... (II, i3.)
Courir à la vallée (courir en descendant). (II, 408*) •••• A pleines voiles, (1, 117, Ters 95 1.) S'il est question de fiùre quelque plaisir, nous y allons à jeux clos^ et jetons plutôt que nous ne donnons. (II, 9.)
Un nommé Blanc lui avoit dit qu'il ne donneroit itas cinq sous du droit de M. de Vins : je ne sais ce qui en sera. A euxl (c'est leur afftàre), (III, 114.)
Toyes eneore tome I, p. 1 1 1 , vers 83.
If oas ne poQTÎoiis nous proposer d'époiser ici les nsages remarqoables de la préposition h. On en trourera dans beaaeoap d'ardcles da Lexique { dans les sairants, par exemple : AasTimirr; AssoiBua; Cpj^oiB ; Écbahoe; Faieb; Né 1; Osuoui; Ormrs» (S*! ; Ouauim; Rahoxe (Si); RBcmmaiia; SATisrAiti; etc.
Sor la dirersité ploa apparente qne rédle des rapports marqués par à, Toyci la fin de l'article consacié à ce mot dans le LesUque de Mme de Sévigmé (tome I, p. 5 et 6).