‹ Œuvres de MalherbeChapitre 616 sur 740 · QUARTIER · texte numérisé non relu

QUARTIER

Ne l'ayant point trouré an quartier de Saint-Antoine, je m'en soif Tenii an LouTre. (III, 976.)

QUABTIBRS:

En allant en Sicile vous traversez le détroit ; un pilote malavisé ne se soucie pas des menaces du vent de midi, qui est celui de tous ces fumnia^s que les mariniers craignent le plus. (II, 3i3.)

La ruine d*un si grand empire envoiera ses édats en Ions les quartiers du monde. (II» 549.)

Sérapion.... se trouvant en ces quartiers où vous êtes, etc. (Il, 406.)

M. Ribier et M. Aleaume, que je crois qui sont à cette heure en vos quartiers. (III, 33g; voyez II, ^87, 4^7; Iv » 5, i36.)

Dbmbu&br à quabtibb, demeurer à part, à l'écart :

Je pouvois demeurer à quartier^ et regarder le combat sans être de la partie. (II, los.)

QUE, relatif, voyez Qui, qub, quoi, relatif, p. 5a i et suivantes.

Que, interrogatif ou exc1ama|tif, voyez Qui, qub, quoi, interrogatif, et QuB, exclamatif, p. 5a6-5a8.

QUE, conjonction.

I® QuB, liant des verbes on des noms à la proposition qui leur sert de régime :

Bion argumente que tons les hommes sont sacriléces. (Il, aaa.) Vo^ez. ... si nous ferions point plus pour la réputation de odui qui donne, de lui conseiller que quand jamats un de ses bien&its ne lui devrait réussir, il ne laisse pas d exercer Pindination qu'il a de faire bien. (II, S.) Imputant à l'amour yii'il abose nos ans. (I, 1419 ^^o* s^*}

QUE] DE MALHERBE. 5ii

Alexandre se ^ lorifioît ordinairement qtie jamab personne ne TaToit Taincn de bicn&its. (II, i4o.)

Le tribon se plaint an'on ne l'a fait préteur, le jMvtear tfii'on ne l'a fait eonsol. (II, 4^ i ▼oyez II, 4s, 1. ai à s6 ; 43, 1. a; a4i, U 34O Passants, tous trouyez i redire Çtt'on ne voit ici rien grftvé. (I^ 306, vers a.)

Dieu soit loué qtie nous n'avons point de nouvelles de plus d'importance! (III, sai.)

Que peut-on louer en cette action? Est-ce au'il n'a pas voulu prendre une chose dérobée? ou bien ^ri'il a mieux amié ne prendre point que d'être en peine de rendre ? (II, 36.) [Je soupire] Que ce qui s'est passé n'est i recommencer. (1, 140, vers 4.)

Je SUIS marri que je n'ai du loisir, (m, 69.)

grâces i Dieu que nul qui être retenu. (II, 3o5; voyez ci-après, %<>, 6* exemple.)

Qui est celui qui ne prenne plaisir ^ ii'on l'estime libéral? (II, zo7«) .... L'Amo cessa de couler, Plein de honte ^ »*eu son rivage Il n'avoit de quoi t'égaler. (I, ia4» ▼ers 289.)

Pourquoi ne desirez- vous du bien À un qui vous en a fait? Avez-vons peur que vous ne trouviez de quoi vous revancher? (II, 198.)

La plainte que nous faisons à cette heure, que tout est en désordre.,., nos pères Tout faite devant nous. (II, 16 ; voyez a», 7* exemple.) Arrière ces plaintes communes, Que les plus durables fortunes Passent du jour au lendemain! (I, 198, vers 30.) Si parmi tant de gloire et de contentement Rien te fâche là-bas, c'est l'ennui seulement Qu'un indigne trépas ait clos ta destinée. (I, 309, vers 4*) Ta fidèle compagne, aspirant À la gloire Que son affliction ne se puisse imiter, etc. (I, 179, vers 18.)

Je suis résolu, quand vous me ferez quelque faveur, de vous dire simplement que je l'ai reçue, afin de vous 6ter de la peine où vous seriez aue la nonchalance des messagers ne l'eut fait demeurer par les chemins. (111,89.)

C'est seulement pour vous ôter de peine que ce ne fût chose de plus grande conséquence. (III, 355.)

Il n y a jamais en nation que celle des Mèdes, qui ait donné action contre les ingrats : qui est un grand argument qtie ce n'est point chose qui se doive faire. (Il, 56.)

Ces grands, de l'assistance desquels il {Coton] se servoit pour un argument que sa cause étoit la cause de la République, etc. (II, 548.)

Ils sont comme ces esprits passionnés pour une femme, qui font des souhaits qu'elle soit contrainte par quelque accident de quitter le pays, afin de lui faire compagnie en son bannissement. (II, 193.)

Il faut faire des vœux qu'elle (cette occasion) n'arrive point. (II, 198.)

.... De la continuation et entresnite de ses bienfaits l'un après Tantre tirer une conséquence ^ei'il faut qu'il donne par nécessité. (II, 19a.) Quel excès de frayeur m'a su faire goûter

Cette abominable pensée, Que ce que je poursuis me peut assez coûter? (I, 396, vers 34.)

Nous.... leur aidons à l'être (ingrau) par une fausse opinion que nous avons ^tt'il n'est point de grands bienfaits que ceux qui sont hors de revanche. (II, 3 1.)

5i!i LEXIQUE DE LA LANGUE [QUE

•... Vous m'en croirez donc, Que ù. gentilhomme fut onc Digne d'étemelle mémoire.

Par vos rertus tous le serez. (1, 190, vers i s s.) Qae vous rendra celui qui vous doit sa vie, son honneur...? Qa*il i«nde, direz- vous, quelque chose qui les vaille. Cest ce que je disoîs, ^me nous ferons perdre la réputation d'une chose si magnifique et si brave, si nous la traitons comme une marchandise. (II, 640

Ce n'est rien aujourd'hui de prendre du parfum.... Mais que direz- vous qu'ils s'en glorifient ? (II, 671.)

Scipion y fit (au sénat) de grandes remontrances, que c'étoit chose contre la dignité du peuple romain..., et ^u'il leur devoit sufiQre d'avoir vaincu Annihal. (I, JiS6.)

Le Roi a protesté au comte de Mansfeld.... que si le duc de Saxe ponvoit faire avec TEmpereur ^u^il lui quittât la possession de cet État, il étoit prêt de sa part de laisser la protection de ses compétiteurs. (III, i33.)

a* QuB, avec changement de toomure :

Considère combien tu as d'avantage sur le reste des animaux... , et.... tfu'il n'y a rien de mortel que tu ne sois capable de faire mourir. (H, 43.)

Ne voyez- vous pas en Homère ce prêtre, qui pour obtenir sa demande, comme il fit, leur allègue {aux Dieux) sa dévotion, et que toute sa vie il les a religieusement servis et adorés? (II, 167 ; voyez II, 84t 1- *•)

De là viennent les fausses impressions qu'ils prennent de leurs forces, et que se croyant être aussi grands comme on leur dit qu'ils sont, ils s'attirent des guerres périlleuses sur les bras. Çll, 199.)

La philosophie enseigne i connoitre Dieu, et que les choses fortnites arrivent par son commandement. (II, 708.)

Votre discours a encore plus de substance que de paroles. Cest un témoignage de quelque suffisance plus grande, et ^s'en votre âme il n'y a rien de superflu ni de bouffi. (Il, 4840

De quoi nous fâchons-nous tous les jours, que de la prospérité de ceux qui ne valent rien, et qu*k toute heure la grêle laisse les champs de toat

time de rendre du mal? (II, i5a.)

3* QuB, répété par pléonasme :

Me voudriez-vous bien faire croire que si je ne sais faire des interrogations captieuses, et des propositions véritables tirer une conclusion fausse pour Tapprobation d'un mensonge, que je ne pourrai connoitre ce que je dois fuir ou désirer? (II, 435.)

Je lui dis que quand il vous voudroit écrire, ^ii'il m'envoyât ses lettres et que je les ferois tenir. (III, 56; voyez IIl, 34^, 388, 443.)

4* Que, explicatif» précédé ou non d'an démonstratif (voyez 7*) :

Il est des choses de cette nature, que qui les bailleroit â ceux qui les demandent, elles seroient occasion de leur ruine. (II, 16.)

Qui a fait cette merveille inconnue, au'aux lieux où pour l'intemp^ ranoe du ciel toutes humidités sont épuisées, il se fait aux plus chauds jours de l'année de certains accroissements d'eaux ? (II, 95.)

Une chose sais-je bien, que les mortels ne sauroient rien faire d'immortel. (II, 799.)

QUE] DE MALHERBE. 5i3

Voici la seule injure que je puisse dire avoir reçue de vous, que pour la grandeur du bien que vous me faites, il faille que je rire et meure avec regret de ne m*en pouvoir jamais acquitter. (II, 39.)

Pourquoi le font-ils? Par une coutume vaine et fastueuse, qui s*est introduite, aii'un maître ne mangeroit pas k son aise, s*il n*avoit une douzaine de valets debout à ses côtés. (II, 4>d*)

n.... fait faire un édit, que leurs charges, qui étoient à vie, ne seroient plus qu'annuelles. (I, 897 ; voyez I, 456, 1. 3.)

U y en a beaucoup d'occasions [et ingratitude), La première, que nous faisons plaisir sans élection. (II, a.)

L'aide qu'il veut avoir, c'est que tu le conseilles. (I> 71, vers 46.) .... Sans atteindre au but où l'on ne peut atteindre. Ce m'est assez d'honneur que j'y voulois monter. (I, si, vers a4>) C*est Pallas que cette Marie. (I, a 16, vers 179.)

Que peut-ce être, Lucilius, que voulant aller d'un côté, nous sommes emportés de l'autre? (II, 45o.)

Quelle honte est-ce que ptœ faute de nous savoir conduire il n'y a point de différence entre faire du bien et vouloir du mal? (II, 98.)

Voyes tome I, p. 141, Tcrs 6 et 14; p. 14a, Ten 36; p. i65, tots 5g; p. aSi, varspg; p. 3oo,Ters 9; p. 317, Ten fo; tome II, p. i3, 1. demi^; p. 5a, 1. a4s <te. — Voyex anasi ao tome I, p. a6a, Tcn i. 5, 9, et p. 276, Ten z et 5, des eaemplot où Tordre est interverti et où le que précède le démomtradf.

Ce n'est plus comme auparavant.

Que si l'Aurore en se levant D'aventure nous voyoit rire. On se pouvoit bien assurer. . . .

Que le soir nous verroit pleurer. (I, aoi, vers i40 Avec ce tfu'ils en font le bout fort pointu (le houi des pienx), ils les entrelacent d une façon qu'il n'y a moyen d'y passer la main. (I, 4^3.)

Pour ce je me suis fait promener plus longtemps, avec ce que d'aillenrs j'y étois convié par le plaisir que je prenois de voir cette rive. (II, 4^1 » voyez I, 40a, 1. 19; n, 644) 1- 3o.)

Ce que (eeei^ à savoir que] les Canniens, Myndiens.... demeurèrent libres, il est très-certain que ce fut aux Rhodiens.... qu'ils en eurent l'obligation. |^, 4>5 ; voyez oi-dessus, p. 86, Cs qub.)

[Toi qui] Connois que c'est que du vrai bien. (I, m, vers 88.) Je ne saurois croire mi'Érasme sftt que c'est de civilité, non plus que Lîpse sait que c'est que ae police. (III, 343.)

Je vois bien que c est que de votre bouillon. (ELI, 345.)

5® Qub, après des noms ou après des adverbes de temps^ de liea» d*état, etc., après la plupart desquels nous emploierions aujourd'hui où^ doniy ou un relatif précédé d'une préposition :

An mèmetempsfiMVousrecevez, vous êtes quittes si vousvoulez. (11,44*} En ce pitoyable moment que je fiis séparé de vous, etc. (IV, 186.) L'année que la monnoie a été battue. (III, 3ix.) Ea Tâge où nous les trouvons sévères {nos parents) et que nous n'avons

pas le jugement de comprendre le bien que nous en recevons, nous leur

voulons mal. (II, i39.)

Cet âge grossier que les métiers étoient encore inconnus, etc. (II, 711 •) La lendemain que leur délibération fut cessée^ etc. (I, 4i*0

Naguère que j'oyois la tempête souffler.

Que je voyois la vague en montagne s'enfler,...

Eossé-je osé prétendre à l'heureuse merveille

D'en être garanti? (I, a4o, vers i3 et 14.)

5i4 LEXIQUE DE LA LANGUE [QUE

Un étourdi le ponm bien lerancher, et tortont à U nouTeaaté fu'oa lui aora fait plaisir. (Il, 6s3.)

Ce c d*aimer i est en lien que (cet infinitif d*aimer est dam un endnit ou) l*on ne sait s*il se rapporte à c la penr * on à c ne retire, i (IV, 3i6.)

Votre.... lettre me fut rendue an point qu*mk petit frisson de fièvre ne faisoit retirer en mon logis. (I, 355.)

Le sage ne change point d'avis tant que les choses demeurent en Tétat qu'elles étoient quand il l'a pris. (U, X36.)

Prenez le cas que pour arriver à quelque magistrat il m'ait (aUnjncheter dix prisonniers. (II, x8o ; Toyez II, 80.)

Plût à Dieu que la fortune tous eut laissé Tivre en la conditûm fs'cUe TOUS aroit fait nattre 1 (II, 3340

Les denrées seront à la halle an prix qu'elles ont accoutumé. (IV, S3.]

Au train aii'ils Tont, un terme de cinq on six siècles ne lenr fert point de mal. (IV, x8.)

n s'acquitte par l'action méme^tc'il s'est obligé. (II, i44*)

Acquittons-nous en mêmes espèces que nous sommes obli^. (Il, i5)')

Elles (Us paraboles) ne nous sont pas nécessaires pour le sujet fw le* poètes en usent, fil, 4^^*)

EXLe a TU les affaires aux formes les plus extravagantes f a'elles paincot être. (IV, SIS.)

.... De la même ardeur que je br&le poor elle. Elle brûle pour moi. (I, iSg, ren 11.) Jusqu'à la fin de ses exploits.

Que tout eut reconnu ses lois, etc. (I, iiS, rers ao6.)

S'il en rient là que de mendier quelque chose, il est à la diserélioo (k la fortune. (II, agS; Toyes II, 998, 1. 3.)

▼oycstome I, p. 36,Ten9; p. 70, Tengi; p. 8f , y. i56; p. i77fV. 74; P*'^* ▼. 119; p. 468, L 8; tome II, p. a, 1. 6; p. 3, 1. 3; p. 37, 1. 10 ; p. 39, 1. 14; p. 49* l.aa;p.67,l. i3; p. 214,1.9; p. 481,1. io;p.49a, 1. 6;toineIII,p. i56,l.a6;<tc.

6^ Que, après des mots comparatifs, souvent arec ellipse :

La guerre précédente, dont il n*aToit pas moins excité le commoioement ^«'il en aroit conduit le progrès. (I, 455.)

Us n'eurent non plus de nouTelles les uns des autres ^a'ils en sToieot eu le jour précédent. (I, 404 •)

On ne sauroit mieux faire connoitre le peu de volonté que Ton s ^ se ressentir de quelque obligation, ^ii«de s'en détourner les yeux. (Il, 53.)

J*aime mieux que tons ne me blessiez point, ^110 de me guérir. (Ù, 194) .«.. [Achille] ne put faire mieux Que soupirer neuf ans dans le fond d'une barque. (I, 3o5, Ters so.)

d'un juge.... que d'un arbitre. (II, 57.)

C'est.... nne afïaire où il y a quelque chose plus que de l'homBie. (1,353.)

La calamité de celui qui souffre n'est pas plus grande que de ceax qm considèrent qu'ils sont capables de souffrir. (II, 569.)

La reconnoissance que nous faisons d'un plaisir est plus k notre a^*B* tage que de celui qui le reçoit. (II, 617.}

Qnelle condition sauroit être plus misérable que de ceux qui perdeot les bienfiriu? (II, 698.)

Nous estimons plus le bien de demeurer an monde quand noof 7 sommes, que d'y Tenir quand nous n'y sommes point. (U, 81-)

QUE] DE MALHERBE. 5i5

Combien prend nn homme plus de plaifir qnand on Ini donne ce qfu'il n*a point que ce cpi'il a en abondance ; ce cp'il cherche il j a longtemps, que ce qne la pins chétire boutique de la Tille lui peut fournir I (II, ao.)

n y en a plus qui demandent la bourse que la -vie {qu*U iCy en a qui demandent la vie), (II, 3i40

Je le préfère k de bien plus honnêtes gens qi^k ses compétiteurs, (m, 7a.)

Les honmies étoient épars..., sans autre couTert que du creox d'un rocher on d*un arbre. (II, 711O

7® Que, dans le sens de tel que; Que, après ji, tellement; Qub, avec ellipse de si {tellement) '^ Que, pour tie telle façon que :

Je derois.... mener ma besogne d'un ordre ^110 le plus friand f&t serri le dernier. (H, 9i4; voyez Uv.)

n est des deniers d'une nature que le créander n*en peut faire de poui^ suite. ÇQ, X79.)

Si bien tous {Sûtes quelque chose pour quelqu'un, Tons la faites d'une sorte qu'elle a plut6t apparence de revanche que de bienfait. (Il, x35.)

« Agité 9 est mis d une façon ^ii'il semble se rapporter k l'Amour. (IV, 949 ; Toyez I, 4o3, 1. 5 ; IV, ^87, 1. 3.)

Le repos où nous sommes nous tient en un état que si l'on ne mande des choses de peu de conséquence, l'on n'a de quoi s'entretenir. (Œ, ax4>)

Il est des choses d'une certaine forme, que toute leur signification s'en Ta hors de nous. Je suis frère, mais c'est d'un autre. (II, 146.)

Serai-je ou si sale que de virre ayec un homme qui n'a rien de pur, ou si ingrat que de ne Ti-vre pas avec un homme par qui je vis? (II, 35.) Quoi donc, ma Ucheté sera si criminelle. Et les vœux que j'ai faits pourront si peu sur moi, Que je quitte ma dame...? (I, 3o4, vers 3.)

Après avoir tellement désiestimé la vie d'un sénateur que d'en faire le jugement capital en pantoufles, etc. (Il, aS.)

Il est si malappris, et puis il est si maigre que rien plus (que rien ne Pest davantage) ^ comme venant de dire deux cents lieues, (m, 475.)

Beau, réglé, ferme et constant en ses résolutions, que rien ne le peut être davantage. (I, 473*) Toyes cS-deasot, p. 414, Non PàS qm.

8® Que, si ce n'est, autre qne, autrement que :

Qui voyez-vous qui parle artificiensement, que quelqu'un qui veut donner du sujet qu'on se moque de lui? (II, 579.)

De quoi nous fàchons-nous tous les jours, que de la prospérité de ceux qui ne valent rien? (U, 4>0

Qui bailla le consulat an fils de Gcéron, que la mémoire de son père? (H, lai.)

U n'est point de grands bienftiits, que ceux qui sont hors de revanche* (H, 3i.)

Je ne pense pas qu'elle (la nature) ait donné cette mauvaise taille k Qaranus, que pour être un exemple que par la laideur du corps un esprit ne s'enlaioit point. (II, 5 10.)

Les soldats n'y sont pas reçus, qu'avec élection. (II, 419.)

Elle ne pouiroit pas sortir, qu*k la fin de janvier. (III, lax.)

Toute espérance d'avoir secours que de vous est perdue pour eux« (H, 436.) .

Je ne crois point qne ces tumultes aboutissent ^a'A la paix. (III, 406.) Toyes tome I, p. 6, vers 39; p. 198, ver* i8| p. 970, vers 55 1 p. 371, vert 7 1

5i6 LEXIQUE DE LA LANGUE [QUE

f). 378, vers a4; p. a8a, vers i3i ; p. 35a, 1. 33; tome II, p. aa4* l- a5; p* 5a8, . 10; p. 577,1. 19; p. 634, 1* ai > p. 654, 1.6; tome IV, p. 14a, 1. a; p. 190, 1. 11, etc.

9* Que kb, suivi d'an verbe à un mode personnel, pour 50115, suivi d'un infinitif, ou pour s€ms que^ suivi d*nn subjonctif :

Philippe demeura quelque temps yu'il ne savoit k quoi se résoudxe. (I, 4o5.)

On peut bien donner à plusieurs une même chose, que ce ne sera pas avec mêmes paroles, ni avec démonstration d'une même volonté. (II, aS .}

Je n*y pense jamais que je ne remercie la nature de les avoir 6utes {les femmes)» (IV, ag.)

Nous n'avons pas été longtemps malades, que nos cupidités ne a'émoussent. (II, 6o5.)

n t^en offre un à me faire plaisir, qui mérite bien que je lui sois obligé, mais il ne le peut faire ^u*il ne se fasse déplaisir. (II, 35.)

Ce n*est pas signe que nous ayons encore Tesprit ni bien ferme ni bleo réduit à soi quand nous dressons Toreille au en que nous oyons emmi la me. Cette curiosité n*est point qu^iï n*y ait de la sollicitude et de Tappréhension en Tintérienr. (II, 4^9-)

De combien de travaux ai-je acheté le peu qu'il m'a fait de bien? Qui pouvois-je servir que (sans que par ce service rendu à un autre) ma condition n'eût été meilleure? (II, 40.)

Yoyex tome I, p. 76, Ten a3 et a4; p. 94,Texs 188 et 189; p. «95, ven i5; p.3o4, vert II et ta; tome II, p. i53, 1. 16; p. 191, 1. 3; p. 3o4, 1. 18; p. 33a, 1. 6 et 7; p. 557, 1. 6; p. 578, 1. a3; p. 73a, 1. 5; tome IV, p. a, 1. 14, etc.

10** Qux, préeédé et suivi de ne, pour signifier ne pas.... avtuti que :

Ceux de la ville. ... ne s'en aperçurent que l'on ne fût au logis du général. (I, 399.)

Je. . . . le prie {Dieu) qne Leurs Majestés ne soient jamais lasses de vous continuer les effets de leur bienveillance, que je ne le sois de vous les souhaiter. (IV, 146.)

Je ne pensois répondre à votre première lettre, que le gentilhomme qui me l'avoit rendue ne s'en retournât en vos quartiers. (IV, i36 ; voyez 11, p. 106, 1. a8 et 99; p. 455, 1. 10 et 11; etc.)

II* Que, employé après un que relatif et devant un pronom de la troisième personne, pour remplacer la tournure latine du pronom relaùf suivi d'un infinitif :

Je ne prendrois pas ce que vous m'offrez, quand ce seroit pour le redonner aussit6t, parce qu'entre tant de choses, il y en a beaucoup que j 'anrois honte qu'elles vmssent de ma main. (Il, aa5.)

L'un d'eux.... fut pendu en effigie;... il y a un certain commis que l'on croit ^u'il le sera en propre personne. (III, 4^0 Voyez ci-eprës, p. 5a4, Qvi, quc, relatif, 8".

12? Qus, suivi d'un subjonctif devant lequel nous l'omettrions :

Que puisses-tu, grand soleil de nos jours,

Faire sans fin le même cours I (I, 196, vers 33.)

Que vive et meure qui voudra I (I, 187, vers 46.)

i3^ Que, omis devant le subjonctif:

Bien aimer soit votre vrai bien. (I, Soi, vers aS.) Chacun en fasse l'interprétation comme il lui plaira. (II, 8.)

QUE] DE MALHERBE. 5e7

Soit la fin de met jours contrainte ou naturelle, S'il platt k mes destins que je meure pour elle, Amour en soit loué, je ne veux un tombeau

Plus heureux ni plus beau. (I, 3i, vers $7 et $9.) Qui n'eût cru.... qu'avant qu'être à la f(^te

De si pénible conquête,

Les champs se fussent vêtus

Deux fois de robe nouvelle,

Et le fer eut en javelle

Deux fois les blés abattus? (I, 88, rers sg.)

Yoyeitome I, p. la, vers aa3; p. 3o, ver» 46; p. 116 et 117, vers a4a, 246 et a5o; p. aïo, vers 38; p. aa4, vers 14.

i4* QuB, emplois et tours divers :

Depuis que le soleil est dessus l'hémisphère,

Qu'il monte (soit quii mortte\ ou ^u'il descende, il ne me voit rien faire

Que plaindre et soupirer. (I, iSg, vers 36.) Comme la nuit arrive, et que par le silence....

L'esprit est relâché, etc. (I, 160, vers 3i.) .... Quana les Romains ne voudroient rien dire de son entrée en Asie. . . , k cette heure qu'il étoit passé en Europe avec ses armées de mer et de terre, que s'en falloit-il que ce ne fût leur déclarer la guerre ouTertement? (I, 448.)

A quelles dures lois m'a le ciel attaché, Que l'extrême regret ne m'ait point empêché De me laisser résoudre à cette départie r (I, 139, rers 3.)

.... Socrate, Chrysippus, Zénon^ et tous ces autres qui sans mentir ont été grands personnages, mais que peut-être on estimeroit moins, si ce n'est que Tenyie ne s'oppose pas à la gloire de ceux qui sont morts. (II, 3940 Que fais-tu, que d'une armée....

Tu ne mets {pourquoi avec une armée ne metP4upas) dans le tombeau Ces voisins, etc.r (I, 93, rers i45.) Quel astre d^ire et d'envie Quand vous naissiez marquoit votre ascendant.

Que Totre courage endurci.

Plus je le supplie, moins ait de merci? (I, 347t vers 5.) Mais que direz- vous ^ii'il y a {que éireZ'Vaut de ce qu'il f a, si Je vous dis qu*ilf a) des choses qui, pouroe qu'elles sont fort désirées, sont appelées bienfaits, et d'autres qui ne le semblent pas être, etc.? (Il, Sg; Toyez II, 671, 1. 17.)

Un présent sera quelquefois petit, que la conséquence en sera grande. (U. 635,)

Ceux qui mesurent leur vie au compas des roluptés yaines..,. ne sauroient tfu ils ne la treuvent courte. (II, 610.)

M. ae Vendôme a écrit au Roi et à la Reine de la fortification que fait de Blayet le baron de Camorre, et leur mande que ce qu'en fait ledit baron est que (parce que) le sieur de FouqueroUes.... lui avoit dit qu'il eût à prendre garde. (III, /iii,)

Ualberbe avait mis d'abord : « est tnivant ce que loi avait dit, » aa lieu de : «est que. »

Que tarde ma paresse ingrate.

Que déjà ton bruit nonpareil

Aux bords du Tage et de l'Euphrate

N'a vu l'un et l'autre soleil? (I, 107, vers 8.)

5i8 LEXIQUE DE LA LANGUE [QUE

U en est que s^ilt ont &it quelque ^iitr, ils ne se trouteront en compagnie où ÎM n'en fassent le conte. (U, 140; toyes EL, i3a, 1. dernière.)

Cette cérémonie se fera aux Tuileries, pour empêcher que tout le monde ne Tienne au LouTre, et aussi ^ii'il sera (parce qu*U iera) plus à propos que cela se fasse hors du lieu où est le nouTeau roi. (III, 178.)

Je ne me courroucerai jamais que je puisse (pour peu que je U puisse) ayee tous pour mon occasion. (Il, 76»)

L'importance n'est pas à donner on peu on beaucoup, mais à donner de bon oosur.... Et que cela soit, on le reoonnoît en ce que toujoun le bicnfiût est bon, et la chose faite ou donnée est indifférente. ÇII, la.)

Autant ^tt*il y a d'écriTains, autant chaque chose peut aToir ae noms, si bon leur semble. Et ^'il ne soit ainsi (et pour que vous ne doutiez pas qu^il en soit ainsi. Je vous dirai fii«),Thalie plus souTcnt que nulle autre est mise an nombre des Grâces par Hésiode, et Homère la fait passer pour une Muse. (II, 9.)

Je ne saurois penser qu'autres les aient inTcntées que ceux mêmes qui en font encore.... profession. Et quW ne soit Trai, n'ayons-nous pas tu sortir beaucoup de choses nouTelles en l'âge où nous sommes? (Il» 71 8-)

Lisez.... toujoun [les liTres] les plus approuTés, et si parfois U tous Tient eu fantaisie de tous diyertir à la lecture des autres, vous le pouTci faire, mais que [mais à condition que) vous reveniez toujoun aux premien. (II, s68; voyez ci-dessus, p. 870, Mais qub.)

Je TOUS euToie l'écrit tel que je l'ai reçu.... U n'a bougé de dessus ma table ^«e jusques i ce que je l'ai mis dans ce paquet. (III, 1 10.)

U n'y a donc point de doute que la plus belle.... chose du monde ne soit que de mourir en quelque entreprise Tcrtueuse. (II, 5a8.)

Lss éditions de 1645 et de 1648 portant : c ne soit de mourir. »

QUEL, Q17XLLB, interrogatif et exclamatif :

OctaTius étoit père d'Auguste.... Quel plaisir pensez-vous qu*eùt pris ce bon homme de Toir son fils.... présider.... à la paix universelle? (U, 8a.)

Quelle honte est-ce que par faute de nous saToir conduire, il n'y a point de différence entre faire du bien et Touloir du mal! (H, a8.)

Si Tityre a une si grande obligation à celui qui l'a mis en un repot où tout ce qu'il a de commodité c'est que ses bœufs ont de l'herbe..., qmatte dcTons-nous aToir à ceux qui nous en donnent un où, etc. ! (II, 566.) Dans réditioa de 1645 : ■ qaeÛe U devons-^ioiu avoir... ! »

QuXL QUB.

Qui qu'Usoitmt préféré par Malherbe à quel qu*il soit, (lY, 401.)

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