‹ Œuvres de MalherbeChapitre 713 sur 740 · TRESSAILLIR · texte numérisé non relu

TRESSAILLIR

Qu'est-ce à dire : c ToDil lui tressaut de clairté? » (IV, ^\S,)

TREUVER. Voyez Taoursa.

TRIARLE, bon à trier :

Vous rencontrerez toujours {parmi les sentences des stoïciens) quelque trait qui vous semblera triable; si ce n'étoit que tous les Toyez en une troupe, tout tous plairoit également. (U, 390.)

TRIAGE, choix :

Ne me demandez.... point de triage : ce qui se trouve par endroit! chez les autres est partout chez les stoîques. (II, 390.)

TRIRUNAL, siège élevé d'un magistrat. (II, la.)

TRIRUTAIRE, au figuré :

.... Celui.... que sous une beauté Les feux d'un œil humain ont rendu tributaire^ etc. (I, 8, vers 94.)

TRIOMPHER, au propre et au figuré :

Minutius.... s*en alla triompher au mont Alban. (I, 438O N'est-ce pas triomphé hi^est'-ce pas un langage triomphant; il s* agit ttam passage de des Portes)? (IV, 358.)

TRISTESSE, chagrin, douleur :

Ne délibérons plas ; allons droit à la mort :

La tristesse m'appelle à ce dernier effort. (I, sS4> ▼ers a.)

TROMPER, décevoir :

Ainsi trompé de mon attente (dans mon attenté). Je me consume vainement. (I, 3o3, vers 17.) Je n'ai point été trompé de l'affaire {quant à l'affaire) de la pensioo. (ni, 53i.)

Tromper, déjouer :

A quoi sont employés tant de soins magnanimes...,

Qu à tromper les complots de nos séditieux? (I, 973, vers 7.)

TRONÇONNÉ, mutilé :

A quelle main entière du plus vaillant homme du monde ne préfèrerois-je celle de Mucius, toute tronçonnée et rôtie comme elle fut? (II, 5 34.)

TRÔNE (voyez le Lexique de Corneille) :

.... Jupiter en son trône remis. (I, 180, vers 83.) ....' Pour achever leurs journées.

Que les oracles ont bornées

TRO] DE MALHERBE. 65i

Dedans le trâne impérial.... (I, 83, Tera 2x7.) .... Man s*eit mit lui-même aa trône àe la France. (I, 960, vers i3.)

TROP, adverbe de quantité :

A la fin c'est trop de silence En si beau snjet de parler. (I, 107, yen i.) Le muletier est nu-pieds, et si ce n'est point qu'il ait trop de chand.

Je m'étois trop aTancé de me promettre que je pusse demeurer tout aujourd'hui sans bruit. (11, 617.)

On ne le peut trop aimer [le corpâ\ qu'à toute heure on ne loit traTaîllé de crainte. (II, 3ii.) Je ne sais que trop bien l'inconstance du sort. (I, 167, Ters 33«)

Taop (Le), substantivement :

Le peu qu'ils ont vécu leur fut grand avantage,

Et le trop que je vis ne me fait que dommage. (I, la, vers su.)

TROUBLE (d'esprit) :

Nous tenons ordinairement des gardes auprès de ceux qui pleurent une personne morte..., de peur qu'en la solitude il ne leur vienne quelque trouble qui les induise à se faire m&l. (II, 296.)

TROUBLER, rendre trouble, causer du trouble, affliger

.... Les yeux troublés de plaisir.,..

[Ne savent] Ni que laisser ni que choisir, (I, 118, vers 48.) Attachez bien ce monstre {PAmour\ ou le privez de vie. Vous n'aurez jamais rien qui vous pubse troubler, (I, x5o, vers 36.) La voudrois-tu remettre en un siècle effronté.

Qui plein d'une extrême licence, Ne feroit que troubler son extrême bonté ? (1, 270, v. 54 ; voy. I, x6o, v. 41 .)

TROUPE, troupeau :

Poussière émue par la course de quelque troupe de moutons. (Il, 3oS.)

Troupe, en parlant de choses inanimées :

Vous rencontrerez toujours {parmi les sentences des stoïciens) quelque trait qui vous semblera triable; si ce n'étoit que vous les voyez en une troupe f tout vous plairoit également. (II, 390.)

TROUPEAU, au propre :

N'est-ce pas lui (Dieu)..,, Qui peuple de troupeaux les bois et les montagnes? (I, a45, vers 16.)

TROUSSE (Chvval de), cheval qui porte les bagages. (III, 118.)

TROUSSEAU, faisceau :

Qu'y a-t-il de beau en une prétexte, en des trousseaux de verges, en un tribunal, ni en un chariot? (II, la.)

TROUSSER, replier, relever :

Son pavillon.... est pendu au haut du plancher, troussé àtms une enveloppe d'écarlate, comme l'on pend une lanterne. (III, 11 3.)

TROUVER, TREUVER, emplois divers :

Rien n'est sur en son rivage ;

65a LEXIQUE DE LA LANGUE [TRO

Ce qa*il ircupe^ Il le rmmge. (I, 89, Tert 46.) La fortnne en tous lieux à rhomme ett dangerenie : Quelque chemin qu'il tienne, il trowe des combats. (I, 3o5, Ten 34-) .... Qu*en leur âme trouve place Rien de si froid que Totre glace, Cela ne se peut nullement. (I, 97, Ters 16.) Pai mis arecque toi mes desseins en la tombe ;

Je les y veux laisser....

Je n*atteuds mon repos qu'en l'heureuse journée

On je t'irai trouver (retrouver). (I, 180, vers 60.) Pteaple, qui me veux mal» et m'imputes à rioe D'avoir été payé d'un fidèle senrice»

Où trouves'Xxx qu'il faille avoir semé son bien

Et ne recueillir rien? (I» 29, vers 27.) Ne craignez point que je ne vous en die librement {de votre livre) ce que j'en trouverai {ce que fen penserai). (II, 4>70

Dites-moi, je vous prie, qui trouve^^vom avoir été plus le sage, on de Dédains..., ou de ce Diogène ? (Il, 71 3.)

J'espère que vous ne me trouvère* pas mentir en ce que je tous ai témoigné. (IVy 1499 note 6.)

Que la fortune.... vous treupe mieux préparée à l'avenir. (IV, 194.) Je m'en Tais vous &ire part de oe que j'ai treuvé de bon aujourd'hui. (D, a74.)

Je n'aime que cette sorte de vie. Treuvons un tempérament à la nôtre.... Quelqu'un yeut-il treuper à redire en nous ? (II, 377 ; Toy . II, 368 ; IV, i S3.)

Sb nOUVBB, SB TBEUVBB :

Cest faussement qu'on estime Qu'il ne soit point de beautés Où ne se trouve le crime De se plaire aux nouTcantés. (I, 3o6, rers 3.) Les sages, ayant vu couler quelques veines de métaux fondus, en la superficie de la terre, par l'embrasement de quelque forêt, ont jugé que fouillant plus avant il s*ea trouverait davantage. (II, 71 3.)

Le sage s'est toujours contenté de peu de chose ; et encore au sîède où nous sommes, il n'est jamais plus à son aise que quand il ne je tromve pas beaucoup chargé. (II, 71 3.)

Épicure.... avoit de certains jours où il ne mangeoit pas son soûl.... Cela se trouve ainsi dans les lettres qu'il écrivoit. (II, 33i.)

Il se trouve assez de vaillants hommes être prêts à toutes occasioas d'épandre leur sang. (II, 47^0

Ceux qui sont les plus gorgés de contentements et de richesses ont le plus de trouble et d'agitation, et.... ils entrent en une confusion si grande qu'ils sont quelquefois bien empêchés de se trouver {Je manière à s*t tenir et à jouir d^ eux-mêmes), (II, i5o.) A peine en leur grand nombre une seule se treuve De qui la foi survive, et qui fasse la preuve

Que ta Carinice te fait. (I, $9, vers a8.)

TUy TB, vous, constroctioa :

Sors de mon âme et l'en va suivre

Ceux qui désirent de guérir. (I, 3o3, vers 39.)

Tous vous savent louer.... (I, a6i, vers la.) Quittez cette poursuite, et vous ressouvenez que, etc. (I, 99$, vers 40 Connoitsez le péril, et vous en retirez. (I, 295, vers 18.)

Tb, vous, poor à toi, à vous :

Ainsi toujours d'or et de soie

Ton Age dévide son cours ;

Ainsi te naissent tons les jours

Nouvelles matières de joie! (I, laS, vers 3a3.) Je 90US serai caution, puisque je vous l*ai promis. (Il, i3i.) Tout ce que je 9ous désire, c'est que vous soyez vôtre. (II, 388 ; voyex

D'où avez-vous eu.... le sang qui vous coule dans les veines...? d'où tant de saveurs exquises, qui vous provoquent le palais! (II, 96.)

C'est tout ce qnçj® sais ; car du supplice de Mngnac, cela vous est vieil. (III, 3085 voyez m, 78, 1. 19.)

Muciuf se r6tit la main ; c^est une chose bien cruelle que le feu, mais combien l'est-il davantage quand c'est vous-même qui vous êtes occaûou de le sentir? (II, 355.)

U vous est avis qu'on vous oblige quand on fait plaisir au premier venu.

(II» i340 À vous :

Ceux qui ne sont point venus au monde sont libres de n'y venir point, et demeurer cachés en l'obscurité; mais à vous, le temps n*est plus de le faire. (II, 334.)

Elle n'en voudra pas à vous {ne vous en voudra pas} si facilement.

Vous, pour 0/1, après notis :

Il y a des choses que.... nous lions en sorte qu'il n'est pas bien aisé de les délier si vous n'en savez le secret. (II, 148.)

Vous, dans un tour où nous l'omettons :

La Reine.... lui dit : c Monsieur de Sully , vous soyez le bienvenu; je suis bien aise de vous voir, s (III, 4^6; voyez III, 474i 47^0

Tu et TOUS, successivement, en parlant à la même personne :

Je vous suis obligé de ce que vous avez fait pour mon fils.... Il n'est pas à cette heure question si ce que tu as fait m'a profité. (II, 159.)

Tu, TOUS, sujets de plusieurs verbes :

Venras-fu concerter à ces âmes tragiques

Leurs funestes pratiques, Et ne tonneras point sur leur impiété? (I, 918, vers 6.)

yous lisez bien en mon visage

Ce que je souffre en ce voyage,

Et savez bien aussi, etc. (I, 174, vers 16 ; voyez I, 248, vers aS.)

TUER, au figuré :

On doute pour quelle raison

Les Destins si hors de saison

De ce monde l'ont appelée.

Mais leur prétexte le plus beau,

Cest que la terre étoit brûlée

S'ils rf eussent tué ce flambeau. (I, 171, vers 14.)

TUILE, proverbialement. (II, 3o3.)

TUMULTE, agiution, trouble, désordre :

Quand un esprit pur et net a laissé le monde, la cour et les affaires,

pour s^adonner à de ploB dignes occupations, il ne faut point douter que de bon cœur il n'aime ceux par qui ses méditations sont hors de trooiile et de tumulte, (II, 563; voyez II, 488, 5ia, 5i4; III, 69.) .... Le sort, qui détruit tout ce que je consulte, Me fait voir assez clair que jamais ce tumulte

N*aura paix qu*au tombeau. (I, 161, vers 71.) Cette vie est assez fertile de tumulte* et de muères. (Il, ao5.) Le vin fait les mêmes tumultes au cerveau qu'il fait en sa nouveauté dans les tonneaux. (II, 646.)

TUMULTUAIRE, fait avec précipitation :

L*homme n'est point une besogne tumultuatre et faite sans y penser. (H, 191.)

TURBAN (Là gkht qui porte le), les Tares. (I, 5o, vers 1 la.)

TYRAN, au figuré :

.... Que tu me fais bien apprendre

Quel tjrran c'est que le devoir! (I, 141» vers 6.)

TYRANNICIDE, meurtrier d'un tyran. (Il, 23 1.)

TYRANNIE, au figuré :

Qu'en ma seule mort soient finies

Mes peines et vos tyrannies {il parle à sa dame).

Cela se peut facilement. (I, 98, vers 38; voyez I, 1 19, vers 94O

UN, UNE, emplois et tours divers :

On peut bien donner à plusieurs une même chose, que ce ne sera pas.... avec démonstration d'uiM même volonté. (II, 23 ; voyez II, 48» L i3.)

L'élection m'étant défendue, je vous donne ii/te seule chose que j'ai, qui est moi-même. (II, 14.)

La pauvre République.... ne pourra pas tomber une seule fols (en urne seule fois, tout entière au mime coup), (II, 549.)

U y a du mal à refuser une reconnoissanoe, autant qu'à la demander*

(n, il.)

Une peur, 6 Seigneur (Jésus), m'a séparé de toi. (I, 16, vers 337.) Ses yeux [les yeux dusoleU) par un dépit en ce monde regardent. (I, i8,v.373.}

L épargne est une science de ne rien dépendre mal à propos, ou une industrie de ménager son bien. (II, 48.)

En tous les bienfaits d'importance, la preuve ne peut avoir de lieu..., sinon que nous voulions introduire une coutume de ne faire plus de plai« sir sans y appeler des témoins. (II, 60.)

.... Piper les esprits foibles par une imagination ridicule d'avoir des choses qui ne sont point. (II, is6; voyez II, 34» 1. aa.)

Nous.... leur aidons à l'être (ingrats) par une fausse opinion que nous avons, qull n'est point de grandis bienfaits que ceux qui sont hors de revanche. (II, 3i.)

.... De la continuation.... de ses bienfaits.... tirer tuu conséquence, qu'il faut qu'il donne par néoetnté. (II , 199 ; voyex I, 93o, vcn 3t.}

Une chose sais-je bien, que les mortels ne sanroient rien fiiire d*iinmortel. (II, 739.)

Si bien yoos faites quelque chose pour quelqu'un, tous la faites d'iin« sorte qu'elle a plutôt apparence de reranche que de bienfait. (II, i35.)

Ils les entrelacent à^une façon qu'il n'y a moyen d'y passer la main. (I, 4o3 ; Toyez IV, 149, 287.)

Si j'eusse youlu me faire yaloir, je derois.... mener ma besogne d'un ordre que le plus friand fût servi le dernier. (II, 3i4>)

La YÎe est un peu de chose. (II, 597 ; variante : c est peu de chose. > )

U s'en fit une troisième {effigie du feu Roi) par un Baudin (un certain Baud'm)^ d'Orléans. (III, 179.)

Un, umb, quelqu'un, quelqu'une :

Si je puis sauTer la yie à un qui le mérite, je le ferai aux dépens de la mienne. (II, 17.)

Je ne sais point de gré à un qui tient hôtellerie de m'avoir logé. Aussi ne fais-je à fin qui donnant à manger à toute une ville, m'a mis en un rang d*où il n'a excepté personne. (II, a a.)

Yoyejs deux autres exemples à la même page aa ; voyez encore tome I, p. 349 ; tome 11^ p. 17, 3o, 3a, 33, 6a, 117, 1 18; tome III, p. a8; tome IV, p. 47, etc.

Je n'en cherche point un qui me rende, j'en cherche un qui sache gré. (II, 100 ; voyez II, 8.)

.... Afin que pas un qui nous ait obligés n'ait occasion de se plaindre qu'il ne nous soit pas souvenu de lui. (II, 1 13. )

Un vicieux en une chose est vicieux en toutes. (II, i5a.)

Je ne me pique pas de ce que la volupté précède la vertu ; mais quelle apparence y a*t-il de l'associer avec une qui la méprise? (II, 9a.)

Un, unb, un seul, un même, etc. :

Celui qui l'a reçu (un plaisir) n'est pas tel que nous nous l'étions promis. Soyons toujours aune sorte, et nous gardons.de le ressembler. (II, a46.)

Le monde est et sera toujours d*une façon. (II, 16.)

Le souverain bien n'est susceptible ni d'accroissement, ni de diminution ; il demeure en un état. (II, 576.)

Les vices ne sont pas toujours en une place ; ils sont mobiles, et se font guerre perpétuelle pour s'entre-chasser. (II, 16.)

Tous les temps qui sont passés sont en un lieu {en latin : eodem looo) ; vous les voyez tout à la fois; ils sont tous en un monceau. (II, 439.)

Les chemins par où elle (la mort) vient sont divers, mab ils se viennent tous rendre en un carrefour. (II, 5 si.)

Par quelque chemin différent que la mort vienne, elle ne vient jamais que par un effort. (II, 545.)

nLa vertu] est toujours d'une taille. (Il, 548.)

Le jour qu'on lui refusa la préture, il {Caton) ne fit que jouer ; la nuit qu'il aevoit mourir, il ne fit que lire : il mit la vie et la préture tout en un rang. (II, 549; voyez I, a46, vers 99; II, 479} !• i^; 6i3, L ai.)

Un.... autab; un.... L'AUTas; l'un l'autre; l'un et l'autre; tm

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