PRÉFACE. XI
désemhrtr^ emùgrir^ gramUfier^ magnifier^ biendisance^ hénéfkemce^ comterviuurs^ aoresmite^ mcompU»i$aM^ îmeffhi^abte^ inéùmmaUe^ im» SMteeptiUe^ etc., etc. On troayen toos ces mots et d'antres semblables à leur place alphabétique : par leur présence dans les écrits de Malheriïe, les nns nous montrent qu'an moment où 3 s'en servait, le triage du lieax vocahniairet poussé plus tard trop loin, je le crains, n'était pas encore entièrement achevé; et les autres, une grande partie de ceux des deux dernières catégories, que la faculté de dériver et de composer était plus grande encore et plus libre qu'elle ne l'est devenue depuis, qnmque déjà l'état de la langue, demeurée si vivante et si féconde pour le style, ne se prêtât plus cpi'impariaîtement, en bien des cas, à tirer d'elle-même des formes nouvelles au mojende la fusion des motsavec des suffixes et des préixes ou entre eux. Si la rencontre de ces termes ou «nrann^ ou forgés par notre auteur, et aujourd'hui hors d'usage, était très-firé» quente, eDe donnerait certainement à sa langue un caractère trèsmanpié d'archaïsme; mais, je le répète, cette rencontre est rare : ils sont, pour la plupart, des exceptions, des ébcs; tlpi|(AfKi (dits une seule fois).
Port dair^-semé aussi est un antre signe de vieillesse, qui affwte les snbstanti£i et leurs dépendances, et qui, multiplié, serait également très-firappant : je veux dire les genres tombés en désn^ide. U latroduetkm gramnuaieale (p. xx) donne la liste des noms qm, pour nous, sont, à cet égard, irréguliers dans les vers ou dans la prose de Malherbe. Elle donne en outre (p. xxi et xxn) les eicmpies les plus remarquables de ce qui peut nous étonner daÉns l'emploi des nombres; et de même, autre ordre de Cûts, dans les formes verbales (p. xlvi).
Ce qui abonde et par snite tranche et différencie davantage, ce tant, dPnne part, certaines locutions et certaines alKancps de mots, des r^iimes, par exemple, joints par d'autres prépositions qu'aujourd'hui au mot régissant; de l'antre, des emplois, dont nous nous sommes dàhabîtués, de quelques petits mots, pronoms et particules adverlâales, prépositives, confonctives; d'un autre encore, des conatnictions dont particulièrement ces mêmes petits mots sont l'objet. Enfin noos pourrions indiquer en outre, comme caractères d'unantre Ige, des fiiiçons de parler métaphoriques et proverbiales qœ nous avons désapprises (voyes les articles BoongoB, Bossau, GoHnnacs, Socax, etc.) ; des changements et des nuances très-marqués de significatiott (voyes CâaiiOTi, CAmaornisa, etc.) ; des emplois, dans le style soutenu, d'expresaioas iamilîères ou triviales (voyes Cajolks, Gab- CftSK, etc.) ; dans les traductions, la substitution, pour nous fort étrange, destennes modernes aux termes antiques (voyez CoxcmcBaiB, Goa»> ^v>f tcOf etc.). Dans le présent Lexique^ comme dans ceux de Sévigné