‹ Œuvres de MalherbeChapitre 9 sur 740 · XII LEXIQUE DE MALHERBE · texte numérisé non relu

XII LEXIQUE DE MALHERBE

et de GorneiUe, qui ont dû lui servir de modèles, on a placé aux articles oà ils se rapportent les faits dignes d'être notés en ces divers genres, et de plus, à Y Introduction, on a rapproché les uns des autres, en ajoutant soit des citations de teite, soit des renvois aux articles, les faits de nature semblable ou analogue ou affectant une même partie du discours, une même espèce de mots.

A la fin de X Introduction, on a réuni, dans les sections de T^rcord, du Régime, de Y Ellipse, de la Syllepse, etc., un bon nombre d'exemples, intéressants ou curieux, quelques-uns même étranges, dont une très-grande partie ne doit pas être considérée comme nous montrant les habitudes de Malherbe ou de ses contemporains et comme distinguant de notre usage le sien ou celui d'alors, mais plutôt comme nous offrant des hardiesses, des négligences, des fantaisies du m(Mnent, dont plus d'une était aussi peu légitime de son temps que du nôtre.

Notre Lexique forme un bien gros volume. On en excusera, je pense, la longueur, en songeant à l'importance, que nous venons d'établir, de cette époque de transition dont Malherbe est, quant à la langue, le principal et plus sûr témoin. Ceux qui sérieusement s'intéressent à l'histoire de notre idiome (nos Lexiques ne sont pas faits pour d'autres) nous reprocheront plutôt, je le crains, le trop peu que le trop, et remarqueront peut-être, en lisant les quatre volumes des Œuvres, plus d'un mot et plus d'un tour qu'on eût pu joindre à ceux qui ont été relevés. Chez les écrivains vraiment originaux, ou d'un caractère très-personnel, ayant bien leur manière à eux, rien n'est indifférent, ni les sens et les nuances diverses des mots, ni leurs alliances, ni leur place dans les phrases : ils marquent tout de leur cachet; pour les caractériser , il faudrait tout prendre. Mais les bornes qui nous étaient imposées nous obligeaient à choisir, à omettre. Par suite de la disposition typographique adoptée pour les Lexiques de la collection, et de l'habitude prise de ne pas renvoyer simplement par des chiffres, comme on a fait pour plus d'un index des auteurs grecs et latins, aux divers endroits où les mots se trouvent, mais d'accompagner les mots cités de la partie du contexte nécessaire pour en déterminer la valeur et l'emploi, ces recueils sont devenus lisibles pour eux-mêmes, et autre chose et mieux que des répertoires de renvois ; mais, d'un autre côté, on se trouve à l'étroit et obligé de renoncer à être aussi complet que les plus exigeants le voudraient. Par compensation, il est vrai, il pourra paraître à d'autres qu'on l'a été déjà plus qu'il ne faut. L'auteur voudrait bien pouvoir se rendre le témoignage qu'il a su garder le juste et vrai milieu.

Fauriel avait eu l'idée de publier les Poésies de Malherbe. Il

PREFACE. xiii

s*ëtait servi, pour préparer son édition, d'un double exemplaire de ceOe de 1800, in-ia*, colle sur des feuillets de papier blanc in-4^ cpd Cormaient de grandes marges pour écrire ses notes. Les seules qa îl adt rédigées soot celles qui se rapportent aux treize premiers podnes du recueil de 1800. M. Giusin, qui prenait grand intérêt à notre ooUecâcQ, a^ait bien voulu nous communiquer les feuillets qui portent ces notes. Comme elles s'appliquent, pour la plï^Kirt, aux mots et aux tours employés par^notre poète, eues auraient pu trouver place dans notre Lexique^ si elles eussent été originales. Mais nous avons bientôt reconnu qu'elles étaient extraites presque toutes du ooounentaire de Ménage, et que, par conséquent, les reproduire ne pouvait ni bonorer la mémoire de l'illustre philologue et critique, ni ajouter, puisqu'il était fadle de les lire ailleurs, aucun prix à notre édition.

Ad. RsGiruui.

Le Lexique est, oxnme le dit le titre, l'œuvre de mon fils aine. Pour la Préface^ je l'ai remplacé, parce que, au moment de l'écrire, iJ est tombé sérieusement malade, et que nous n'avons cru pouvoir, pour adiever le volume depuis longtemps promis, attendre sa guérison. Depuis ces pages écrites, dont l'impression a tardé plus qu'on De devait s'y attendre. Dieu l'a heureusement accordée à nos vœux.

I. Cette édition in- 19 de 1800 (an VHI), publiée k Paris par Didot raloé et Firmin Didot, est stéréotype. C*est le n<> Sg de notre Notice bi^ Umgr^kifme. Elle reproduit la magnifique édition in-4* de 1797, notre B* 38. Voyes tome I, p. cir et cr.

ADDITIONS ET COIŒŒCTIONS

(a àJOVTBM A CELLES DU TOMB IV, F. T-Xt).

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