SUB LE SERHU.X SUIVANT
On fronvera an troisième dimanche de carême un antre sermon sur la Rechute, intitule ; De rjuconstance dans les rotes du saint. Celui-ci a été oomfMvé le premier. HasrilloD, jugeant eosuile qu'il n'aioit pssduuoé a» Z d'étendue aux vérités reorcrmées dois la sec.;nde partie, y travailla de nouveau ; et des trois su! di; isiuiis qu'elle contient , il en fonna les trois poiuts qui compovetii le scriiion fV r/rirniisfeurc dans tes raies du salut. Nous n'atoiisiMMirlanl pts mi deroir supprimer celui-ci , pour iic pas |icrdrc !a première ;)arlie, où l'on trouve des veriiés très utiles, -et traitées avec cetlc onction que la pinmede Masallon savoit répandre sur tout ce qu'il écrlvoîL
SERMOM
POl'R LE UEnCREDI DE LA PRERlbRE SEU.tINB DE CARÈRE.
SDR LA RECHUTE.
Et fiuntnorUsima hominit illiut prjora prIoHbus.
RI le dcrufcr éUt de ect homme devient pire que le pre> micr. (Matth., XII . 43.)
Quelle peintnre effrayante notre Evangile noos trace-t-il de la reeiiule, mes trèa cliers F rères; de ce péché si commun , qui n’alarine plus les conaciences , et avec lequel presque tout le monde t’est |iUlBUarisé,paroequ'il parait êlredcveiiu l’elal
MEKCREDl DE E,V PREMIÈRE SEMAINE.
ordinaire des chrëliens? noos n’imaginons rien de plus horrible que le sort d’un Itomine pcntiédë da démon , livré à la discrétion et à Ionie la fureur de cet ennemi du genre humain; et n’étant plus, à propremeiu parler, que rinstrunienl infbrtnné de sa malice et de sa comtplion. Ah! s’il faut en croire notre divin Maître , le sort d’une ame infidèle, qui , après être .sortie de ses premiers égarements, après avoir gofité le don céleste, se laisse rentmlner dans les voies de péché qu’elle avoit quittées, et reloume à son vomissement, est tout autrement déf^rable : ce n’est plus d’un seul démon dont elle est possédée; elle est livrée à sept autres démons plus médiants que le premier, qui s’en emparent, et qui la regardant comme leur conquête, en font leur demeure, et s’y établissent pour n’en plus sortir : Ft inirantts habitant (Matth., XII, 45.)
C’est celle dernière ciromstance qui doit nous faire trembler, mes très diers Frères, et qui fait dire à noire divin Sauveur que le dernier état de cet homme devient pire que le premier : Fltoif tiorisstma Aominû HUhs pejora prioribus: car elle nous fait entendre que la recliule est comme un signe et un préjugt> de notre réprobation; et qu’il est bien rare que noos reveni<ms A Dieu , lorsqii’après l’avoir qtiilté, nous sommes retournés A la créature.
Et si vous me demandez , Chrétiens , qu’a donc la rechute de si liorrtble, et pourquoi il est si difficile de se relever après élre retombé; en voici les raisons : écoulez-les, vous dont la fidélité envers Dieu jnsqn'td ne s’«<t point démentie, afin qu’elles vous serv'ent de préservatif contre un si grand malheur. Et vous, dmit les mœurs n’oot peut-être roulé jusqu’à présent que sur ces alternatives de réconciliation et de crime ; qui faites tant de démarclies de conversion, et toujours autant de pas en arrière; et qui loin d’être effrayés sur votre état , vous rassurez sur ces retours passagers vers Dieu ; écoulez-les aussi ces raistms , et voyez si l’affreuse tranquillité dans laquelle vous vivez est bien fondée.
Je dis que le péché de rechute imprime en nous comme im caractère de réprobation, et que rarement on s’en relève; pourquoi ? parce que c’est un de ces vices que rien n’excuse, et duquel on a tout A craindre. En premier lieu, rien n’excuse un pécheur de rechute , parce que son péclié n’eii plus ni surprise, ni foiblesse, ni ignorance, mais l’ingratitude la plus odieuse, la perfidie la lus noire , le mépris le plus affecté. En second eu on a tout a craindre du péclié de rediule; parce que d’iHtltiisire il conduitA l’impénitencc et
A un état fixe et tranquille de crime. Deux motifs dont je vais me servir aujourd’hui pour vous faire trembler sur l’état du pécheur qui retombe ; l’énormtté du péché de rechute, le danger du péché de rechute. C’est le moins excusable et le plus dangereux de tous les crimes. Implorons, etc.
Are, Maria.