TROISIÈME PARTIE
Toutes les autres dispositions dont nons venons de parler ne sont que les préparations extérieures de la pénitence ; la douleur en est l’ame el la vérité. La vertu du sacrement peut suppléer à la confession extérieure de nos fautes, lorsque des obstacles involontaires nous en ôtent le pouvoir ; mais elle ne peut suppléer au sentiment intérieur qui les déteste, parce que c’est lui qui forme le pénitent : tout le reste peut être remplacé par la douleur ; la douleur ne peut être remplacée que par ellemême.
Cependant rien de plus rare parmi les pécheurs , qui viennent s’avouer coupables au tribunal , que cette douleur de pénitence, à laquelle seule la rémission des péchés est promise; et c’est ici cette troisième sorte de malades, dont parle anjoiirdliui l'Evangéliste, qui ne refurenl pas de Jésus-Christ le bienfait inestimable de ta guérison ; aridorain, ceux qui avoieiit les membres secs; c’est-à-dire ceux qui portent au tribunal un cœur sec, une ame insensible; et qui, après avoir senti les impressions les plus vives et les plus extrêmes des passions, ne trouvent en eux aucun sentiment pour la pénitence.
Or, comme l’illusion est ici dangereuse, et que chacun se flatte de porter au trihunal cette douleur qui suffit pour la justilication du pécheur, U importe d’établir en quoi elle consiste.
Premièrement, cette douleur est un inoiive-