JUGEMENT
par leurs ehamies. Tel sera ravénetnent du Fils de i^Homtne le jour de sa révélation, raccomplissement de son r^^ < rentière rédemption de son corps mystique. Tel le jour de la manifestation des consciences , ce jour de calamité et de désespoir pour les uns; pour les autres, de paix, de consolation et d’allé^esse : Patiente des Justes, la terreur des méchants , le jour décisif de la destinée de tous les hommes.
C’est l'image toujours présente que les prédictions do Sauveur sur ce jour terrible en avoient laissée aux premiers fidèles , qui les rendoit patients dans les persécutions, joyeux dans les souffrances, glorieux dans les opprobres. C’est elle qui defMiis sotilint la foi des martyrs , anima la constance des viei^ , adoucit aux anachorètes les horreurs des déserts ; c’est elle qui encore aujourd’hui peuple ces solitudes religieuses que la piété de nos pères éleva contre la contagion du siècle.
Vous-mêmes , mes Frères , rappelant quelquefois Tappareil formidable de ce grand événement , n’avez pu refbser à ce souvenir des sentiments de componction et de crainte. Mais ce n’ont été là que des frayeurs passagères ; des idéfs plus douées et plus liantes les ont à l’instant effacées, et ont ramené votre premier calme. Hélas ! dans les temps heureux de PÈgiise, c’eût été renoncer à la foi, de ne pas desirer le jour du Seigneur. Toute la consolation de ces premiers disciples de la foi étoit de l’attendre; et il falloit même que les Apdtres modérassent là-dessus le saint empressement des fidèles; et aujourd'hui il faut que l’Église emploie toute la terreur de notre minislèrespour en rappeler le souvenir aux diréliens, et tout le fruit de DOS discours se borne à le foire craindre.
Je ne me propose pas cependant de vous étaler ici toute Phisloire de ce terrible avènement. Je veux me renfermer dans une de ces circonstances, qui m’a toujours paru la plus propre à foire impression sur les cœurs : c'est la manifestation des consciences.
Or void tout mon dessein. Ici-bas le pécheur ne se connoit jamais tel qu'il est, et n’est connu des hommes qu'à demi : il vit d’ordinaire inconnu à lui-même par son aveuglement; aux autres , par ses dissimulationset par ses artifices. Dans ce grand jour il se connoUra , et U sera connu. Le pécheur montré à lui-même; le pécheur montré à toutes les créatures : voilà sur quoi j’ai résolu de foire qtielques réflexions simples etcdifianles.Implorons, etc. Ave , Maria.
PUEMIÉIUi PARTIE.
« Tout 8C réserve pour l’avenir, dit le Sage , et