DANGER DES PROSPERITES TEMPORELLES. 2T
Voilà le roiulenient des maximes eiïirayanies de Jësiis-Christ cuiilre les bcureux du siècle. I^laisqiie puis-je me (iniposer en vous exposant le danger de cel étal? Ce devroil èire sans doute de consoler ceux <]iie la Providence laisse ici-bas dans l'indigence et dans la misère; mais cette imiruciion seroit ici déplacée , et ces sortes de inaibeureiix n'habiteiU guère les cours des rois; c’est donc de taire sentir à ceux qu’on éloigne des grâces , qui se regardent couiiiie tnailieureux , qui se plaignent sans cesse de l'injustice de leurs maîtres, et qui voient , avec une douleur amère , leurs concurrents élevés et combU^ ; sorte <le meconteiils dont les cours ne manquent jamais; de leur faire, disje, sentir (pi'ils ne connoi>sent pas le don de Dieu, et les marrpies signalées de miaéricorde que sa bonté leur donne; et d’apprendre à ceux à qui tout réussit, et qui semblent n'a\oir plus rien ù desirer sur la terre, que si leur étal (laroU digne d’envie, selon le monde, il est terrible aux yeux de la toi : premièrement , |>arce que les chutes y sont presque inévitables ; secondement , parce que la pt*uiteiice y est presque impossible. Tout y aide les passions ; tout y éloigne les grâces : et la foi n’y di^onvre que des occasions de pedié , et des obstacles de conversiou. Développons ces deux vérités importantes, y/re, .yaria.